‹ Êléments de physiologie. v.2Chapitre 131 sur 136 · PA É · texte numérisé non relu

PA É

ù plus qu

Pare sant de her ne à partir de emma, amp ture, indiquée par un thermomètre (1h), demeure invariable. La source a donc une telle intensité que, sousson influence, l'appareil a subiun échauffementt, Si kla placede Ja source F, dont l'intensité est L on avait disposé d'une source d'intonsité 21, l'échauitement définitif eül #6 double et égal à 20. En un mot, il existe un rapport conslant Re ADR en e S DECO OS

l'appareil, On a donc: = = constante. Il n'y a plus qu'à déterminer Ia valeur de

celte consianle, c'est-à-dire à étalonner lecalorimètre. L'opération donnee quantité de chaleur fournie dans l'unité de lemps, pour chaque unité d'échauffement. Pour

Jonner un calorimètre à rayonnement, on 4 recours à des sources e qu'une masse d'eau chaude onfermée dans un récipient matelassé {Richet}, un ecurant d'eau chaude cireulant dans un serpentin (Rubner!, une veilleuse (Kaufmann), une flamme d'hydrogène (Hirn). On préfère, en général, la chaleur fournie partn courant électrique dirigé sur un fil fin et très résistant. La quantité de chaleur fournie est

donnée pur la loi de Joule et par l'expression: Q

L'emploi des calorimètres à rayonnement a été inauguré par Him qui s'en est servi sur l'homme, dans ses recherches de thermodynamique, Son calorimètre eonsistaiton une guérite en sapin, pourvue d'un thermomètre, ctrépondantau Lypafondsmental qui nous a servi à schématiser la méthode. Mais, dans un calorimètre de celte forme simple, le rayonnement de l'animal n'atteint pas uniformément la sur face de l'enceinte et cette inégalilé pourrait être une cause d'erreur. Richet et d'Arsonval ont eu, en même temps, l'idée do Lotaliser les effets du rayonnement du la source par l'emploi des calorimètres à air.

Des ealorimètres à air. — Ces appareïls constituent de véritables Lhermomètres à air, dont le réservoir est disposé de manière à embrasser el contenir la source, Ils sont formés par une enceinte dont la paroi est double et enferme une masse d'air. Célle-&

Fig. 124. — Schéma du cnlorimétro compensiteur de d'Arsonval,

C, enceinte calorimétrique à double paroi; F, source de chaleur; T, calorimétre tämols. M, manomètre différentiel relié à l'espace annulaire de G etde T: 44 “es en FPLoigeMIL ASE lemerçure pour ramener l'appareil à La pression atmosphérique, au début de chaque expérieno==

se dilaté en s'échoufant et totulise, dans sa dilatation, les effets du rayonnement Ilæer reste plus qu'à utiliser cette dilatation pour produire des effèts mécaniques JUx£ deviennent l'expression thermique de l'appareil, Dans le calorimètre de Hichet, l'air chaoffé agit sur un vase pourvu d'un siphon, et détermine l'écoulement d'un volumes d'eau égal à celui désa dilatation. D'Arson it communiquer l'enceinte annulaire de son ealorlmètre avec un manomètre à eau, ot l'échauffement de l'appareil s'oxprime par une dénivellalion déee manomètre. Cette dernière disposition permetde.

le calorimètre do manière à neutraliser automatiquement les effets do la tempéralune.

est évidemment la restitution de l'énergie chimique dépensée au commence Bee En un mot, elle a sa mesure et sa source dans la dépense alimentaire.

- Or, nous avons montré, dans le chapitre consacré à la théorie de la respiration, que la combustion rend exactement compte de cette dépense, His) conséquent, elle constitue le procédé essentiel de la destruction des p LT on ER a 350). 11 faut en inférer que la combustion est la source de la chaleur animale.

Mais, la théorie de la combustion A la chaleur animale, soulève bien des objections. En même temps | sont brûlés, les principes immédiats sont mis en réserve et élaborés par tions de synthèse qui ne réclament pas le concours de l'oxygène. À côté des phénomènes aérobies se placent des phénomènes annérobics, sous forme de dédoublements, d'hydratations ou de déshydratations, et, parmi eux, l'en ost, comme ces dernières, qui, loin de produire de la chaleur, en de je réactions endothermiques se mélent aux réactions exolhermiques et chaleur animale apparait comme une résullante, dans laquelle la part An combustion reste indéterminde.

Si fortes que soient ces objections à priori, elles n'exeluent: pas cette question de fait : vériñier la théorie de la combustion. [l est toujours possible expérimentalement, et il est nécessaire de comparer la chaleur produite par un animal, à la chaleur qu'il devrait produire, dans l'hypothèse de la combustion ot à partir de ses combustions,

Tel est le problème expérimental qui se pose et le moment est venu de faire l'histoire des recherches auxquelles il a donné lieu,

Vérification expérimentale de la théorie de la combustion. — Bases du calcul de la chaleur théorique. — Période de Lavoisier, — Pour faire une comparaison utile et rigoureuse entre lu chaleur réellement émise par un animal et la chaleur calculée à partir des combustions de cet animal, il est nécescaire do disposer, d'une part, d'un bon calorimètra pour mesurer la chaleur réelle et, d'autre part, d'une base irréprochable de esleul) pour évaluer la chaleur théorique. Les essais de Lavoisier sur ces deux poinis doivent être rappelés, Lorsque Lavoisier sutdéterminé la nature de la respiration, il vit, en même temps, dans ce phénomène, les sources de la chaleur animale et il traduisit sa conception dans cette formule: « /{ y a une relation constante entre la chaleur de l'animal et la quantité d'air entrée où au moins convertie en air fixe dans les poumons. » Nous sommes lh, devant une des’ les plus explicites de Lavoisier, Ici, l'illustre créateur entre dans Les détails précise et 1 pose, en quelque sorte, l'équation de la chaleur animale, 11 veutdire. que le carbone brûlé par un animal rend compte de toute la chaleur produite par cet animal, Il a été facile, plus tard, de faire la critique d'une proposition aussi aventureuse et aussi risquée. Mais, au moment où Lavoisier la formts lait, elle constituait l'expression la plus simple, la plus exacte et la plus large, à la fois, de la nouvelle doctrine. Après tout, nous verrons qu'elle estseulement incomplète ct il nous sera facile de l'achever. Lavoisier ne s'est pas content d'affirmer, il a voulu prouver, Et, dans 08 recherches avec Luplaco, il a pots suivi la vérification de sa formule, dans une expérience qui, si manvnise qu'elle soit aux regards des contemporains, doit restér fameuse, laut pour les mérites de l'invention technique, que pour l'importance de la théorie qu'elle consscrnike

Période de Berthelot. — On peut donc dire que, dans cette première période, le problème expérimental de la chaleur animale à été mal abordé parce que des bases du calcul de In chalcur théorique étaient fousses, 1 fallait procéder, non pas de la chaleur de combustion des éléments composant Les principes immédiats alimentaires, mais bien de la chaleur de combustion de ces mêmes principes. C'est ce qu'on a fait dans une deuxième période, où les recherches ont pu s'inspirer des lois de la thermo-chimie telles qué dés a développées

mécanique chimique.

Il était déja possible de prévoir à priori que la chaleur de combustion des. principes immédiats de l'alimentation est différente de la chaleur de combustion des éléments qui composent ces principes.

Cotto différenco st régio par lo théorème suivant: « L'oxydation totale dus principe immédiat au moyen de l'oxygène libre, c'est-à-dire sa transformation |

intégrale en eau et en acide carbonique, dégage une quantité de à Si | à la différence entre les chaleurs de combustion de ses éléments et

chaleur de formation depuis les mémes éléments, » tn mique, 1.1, p.95.) Or, la chaleur de formation des principes immédiats estndgis tive, C'est-a-dire que leur formation consomme de la chaleur au dégager. La synthèse végétale qui rapproche les éléments inertes du pour constituer Les principesimmédiats, emprunte précisément es elle la déplace et l'emmagasine dans son œuvre chimique. Il moment de la combustion qui les détruit, les principes immédiats | ès toute l'énergie qu'ils avaient empruntée au soleil, en mémo temps ". gent la chaleur produite par la combustion de leurs éléments. principes immédiats, le théorème précité de Berthelot ne une différence mais une somme, et on peut le résumer en disants, combustion d'un principe immédiat est égale à la somme de la chaleurde con bustion de ses éléments ct de la chaleur consommée dans lour partir de ces mêmes éléments. On voit que c'est ce second térme qui méconnu par Lavoisier, par Dulong et par Despretz.

Mais il est nécessaire de prévoir le cas des oxydations imparfaites: Du manière générale, on peut dire que les hydrates de carbone et les graisse subissent, dans l'organisme, une combustion complète qui les résout en est, en acide carbonique. Mais il n'en est pas de mème des principes albuminotls, dont lu combustion s'arrête à un certain nombre de termes uzolés, penis quels le plus important est l'urée. Or, la mesure de la chaleur dégagée das” les oxydations imparfaites eët régie par le théorème dit de l'état initial et ue l'état final, L'expression générale de ca théorème tel que l'a formulé Bertbelotæls quelque peu complexe. Aussi, pour simplifier, nous nous bornerons à le théorème des oxydations incomplètes qui n'est qu'un cas partieulierd précédent : « L'oxydation incomplète d'un principe immédiat pa os | libre, dégage une quantité de chaleur égale à la différence entre Aa chaleur de combustion du principe et celle des produits actuels de sa transformation = (Berthelot, Mécanique chimique, À. 1, p, 96, 4780.) Appliqué à l'albumine/et théorème permet aisément de caleuler la chaleur abandonnée à l'organismepe ce principe immédiat, au moment de sa combustion jusqu'au termeueéeon sait que À gramme d'albumine produit 0,355 d'urée, ilvient done pour ete leur réellement livrée par l'albumine : 5,764 — (05,365 >< 2,623) —"4s1te

lerthelot et Stohmann adoptent ce dernier chiffre, maïs Kubnér considère que ‘arée n'est pas le seul terme de l'excrétion azotée et qu'il ne peut suflire à nesurer l'énergie retenue par les produits de la désassimilation des albumiloïdes. Aussi, ce physiologiste s'est-il proposé de déterminer directement la haleur réellement Livrée par la combustion organique de cos principes imméliats. Par exemple, pour évaluer la chaleur de combustion de Ja viande, fl ait eonsommer par un chien à jeun, une certaine quantité de cet aliment, et il létermine, au calorimètre, la chaleur de combustion de l'urine et des excrénents secs qui renferment précisément les produits de désassimilation de la dande ingérée par l'animal; il obtient ainsi, par différence, la chaleur réelle nent produite par la ration et il arrive au chiffre de 4#,047 comme mesure le la chaleur de combustion de la viande.

| Ces principes généraux et ces faits élant établis, il est possible de poser les ages du calcul de la chaleur que l'animal produirait dans l'hypothèse dé la tombustion. Ce ealeul peut être fait, soit & partir du combustible, les aliments féellement dépensés, soit à partir du comburant, l'oxygène consommé par animal, pendant son séjour dans le calorimètre. Évaluation de la chaleur théorique & partir des aliments dé] = Rubner a adopté la première de ces buses et il a poursuivi avec le plus grand succès la vérification de la théorie de la combustion. L'expérimentateur ilemand s'est servi d'un culorimètre à air disposé de manière à assurer la plus parfaite exactitude dans ses indications. La dépense alimentaire de l'animal en i est évaluée par l'analyse des excreta: azote total des urines et car Jone de La respiration. Rubner s'abstient de mesurer la consommation d'oxygène ans la crainte de commettre des erreurs. L'albumine, calculée à partir de l'azote, appelle an volume déterminé de CO? qui est défalqué de celui de la roson. Le CO? restant est attribué & la combustion de la graisse, | Les expériencus ont été faites en trois séries portant sur un chien soumis successivement à l'inanition, au régime de la graisse et à celui de la viande. Dhaque série a comporté quatre ou cinq séances d'une durée de vingt-quatre heures, au terme desquelles on procédait à la détermination des excreta. Nous résumons dans le tableau suivant les résultats obtenus par Rubner, dans ces conditions :

Ceschiffres fontressortir une égalité à peu près complète entre la chaleur réelle= Mentémise par l'animal et la chalour caleulée à partirde lacombustion do ses aliments; l'écart est toujours très faible et il se produit en un sens ou on l'autre. Il lest done, semble-L-il, tout 4 fait accidentel et on peut le négliger. Il parait

Lactast. — Éléments de physiologie. En

ainsi légitime de conclure que, dans les conditions où s'est placé Rubner et dans la limite de ses expériences, la chaleur produite par un animal, en un temps donné, est égale à la chaleur qui résulterait de la combustion des aliments désassimilés par cet animal, dans le même temps.

Évaluation de la chaleur théorique à partir de l'oxygéne consommé, — Dans l'ordre chronologique se placeraïent ici les travaux de Katfmann, mais nous avons plus d'avantages à en différer l'examen pour nous arrêter maintes nant sur la méthode que nous avons adoptée pour évaluer la chaleur théorique. Cette méthode repose sur co fait qu'il existe un rapport défini ct invariable entre la chaleur produite par la combustion des différents principes immédials, et l'oxygène employé dans cétte combustion.

C'est cé rapport que nous désignons sous le nom de pouvoir thérmogène de

l'oxygène et que nous avons déjà interprété et utilisé à propos de la statique chimique de la nutrition (p. 489). On à vu comment le pouvoir ein de l'oxygène n sensiblement la même valeur pour chaeun des diats etque, d'ailleurs, ilest exactement défini pour chacun d'eux, En umamol, Er pouvoir Lhermogène de l'oxygène dépend étroitement de l'alimentation et prend une valeur précise pour des régimes exclusifs.

Dans le cns du jeûne et du régime azoté, cette valeur est immédiatement donnée par le tableau de lu page 63 et on peut l'évaluer, en chiffres ronds, à 4,6. Dans le cas du régime hydrocarboné, la combustion #! surl'albumine entraînée par la rénovation de la matière vivante, et la part d'oxye gène réservée à cette combustion reste indéterminée, On sait seulement qu'elle est très faible. Contrairement à ce que nous avons admis dans un mémoire spécial( Archives de physiologie, 1808), ine nous paraît pas possible de L'évaluer, par le caleul, à partir du quotient respiratoire. Mais on la déterminorail avoels plus rigoureuse exactitude, si on connaissail la relation nutritive de Ja ralions

A défaut de ee document, on à au moins la certitude que les hydratés dé carbone ont, sur les albuminoïdes, une prépondérance considérable eton om mot une erreur négligeable en leur faisant une part cinq fois plus grande. Oët sur ces bases que nous avons déterminé la valeur théorique du pouvoirihers mogène de l'oxygène, dans le cas du régime hydrocarboné. Le caleul'est for, simple; il suffit d'évaluer : d'une part, la quantité de chaleur produite pari combustion de 5 grammes d'amidon et do 1 gramme d'albumine; d'autre part, la quantité d'oxygène employée à cette combustion, Ces dieux fermes él obtenus, on divise le premier par le second. Pour fixer les idées, mous de loppons ci-dessous les éléments de ce calcul,

Chaleur produite par { & gr. d'amidon —4641,129 x 5 =20m15,

la combustion de... } 4 gr. d'alburaine = 441,800 1 = 404,804 Total . = Daygène réclans & gr. d'amidon ON,A2N >< 5 == 41,140 la combustion de... } 1 gr. d'albumine = 1,908 >< 4 = 10 Total, Di =

Poavuir thermogéne de l'oxygène = TE 481,806

Comparaison de la éhaleur réelle à la chaleur caloulée & partir des combustions respiratoires, — Celle comparaison à été poursuisisurdes

Li DE LA CHALEUR ANIMALE.

En présence de tous ces faits, nous sommes autorisés à conclure : dans l'inanition et dans Les modes normaux de l'alimentation, quelle que soit lu durée des expériences et pour toutes les espèces animales, le rapport de là chaleur produite à l'oxygène consommé (pouvoir lhermogène de l'oxygène) prend une valeur sensiblement égale à celle que lui assigne la théorie de la combustion, dans les conditions alimentaires considérées.

Par corrélation, /& chaleur réellement produite par un animal soumês à un régime alimentaire déterminé, est précisément égale à la chaleur calculée à partir de l'oxygène consommé, dans le même temps, par rente

Neutralité des phénoménes anaérobies. — Les conclusions qui précèdent ne signifient pas, bien entendu, que la combustion est le seul mode de La trans formation des aliments. Elles veulent dire seulement que tout se passe comme si La combustion était la soule réaction intervenant dans cette transformation,

11 faut donc admettre que les phénomènes anaérobies qui président nécessairement à l'élaboration des principes immédiats, sont neutres aux points de vue thermique et respiratoire. Sous une autre forme, ils ne changent pas, ni la quantité de chaleur, ni la mesure des échanges gazeux attachés à La combustion directe des principes immédiats dépensés, C'est la un point de fait qui découle immédiatement de nos expériences, si on admet que ces expériences sont exactes. IL serait d'ailleurs facile de montrer que ce fit concorde avec les prévisions de La théorie. Il suffirait d'établir comparativement le bilan de la matière et de l'énergie engagées dans la dépense alimentaire, en se plaçant dans deux hypothèses : 1° celle de la combustion directe, el 2° celle de la combustion précédée des réactions anaérobies qui dégagent le combustible. Or Les deux pro cossus corrospondant à cos doux hypothèses donnent exactement les mêmes résultats et font ressortir des quantités égales de chaleur, d'oxygène et d'acide carbonique. Nous ne reproduirons pas ici les caleuls qui autorisent cette con= clusion et que nous avons développés dans notremémoire précité. Il nous sulires. d'affirmer qu'ils établissent la parfaite neutralité des réactions anaérobies que= l'on peut imaginer intervenir dans la préparation des réserves alimentaires et dont nous avons donné l'expression dans un chapitre antérieur (Vo p. 498 et suiv.).

Le moment est venu de rappeler les recherches de Kaufmann (Archives ce physiologie, 1896). Nous venons de voir que les phénomènes anaérobies som! comme s'ils n'étaient pas, Par li-même, les équations qui les expriment ou less équations analogues qui pourraient les exprimer, échappent à touts vérificæx» tion. Kaufmann à entrepris Le contrôle expérimental de toutes les équations adoptées par M. Chauveau, dans sa théorie générale de la nutrition, on les con: frontant avec les résultats fournis par la mesure de la chaleur produite, des échanges gazeux de la respiration et de l’excrélion azotée. Toutesiles formules se sont trouvées exactes ; mais il ne pouvait en être autrement, Si nous 16 nous abusons, Kaufmann n'a obtenu qu'une apparence de vérification, puisqui l'hypothèse de la combustion directe s'accorde tout aussi bien avec les résuliils

{1) 1 n'y a pas à tenir compte de la chaleur dégagée dans les capillaires du poumon, piill fixation de l'oxygène sur l'hémoglobine, et que les déterminations calorimétriques dé! eee Ahelot permettent d'évaluer à 13val,190 par molécule d'oxygène (4 ge). Cotte

mique est rigoureusement compensée par une réaction endothermique h dissociation de l'oxÿhémoglabine qui s'opère dans les capillaires de 1n eireulationr

et permet à l'oxygène devenu libre, de diffuser vers les tisaus.

qu'il a recueillis. Par là-même, et c’est l'intérêt considérable des recherches de Kaufmann, ces résultats établissent, une fois encore et par une autre voie, la neutralité des phénomènes anaérobies.

La théorie de la combustion, considérée comme la source exclusive de la

Contraction

Douches

réns

...CRO œTh C.RCO?

Réalimentation.

Fig.126. — Graphiques des valeurs prise: pas sommation de l'oxygène (CRO) ; 2° par le production de l'acide carbonique (CRCO:) ; 3° par la production de la chaleur (CTA).

chaleur animale, nous paraît maintenant hors de discussion. Elle se dégage des faits eux-mêmes, et nous sortirions des limites où nous voulons rester, si nous nous attachions à l'examen des critiques dont elle est encore l'objet, quelque autorité que ces critiques empruntent au nom de leurs auteurs (A. (Gautier, [a Chimie de la cellule vivante, et Berthelot, ftevue scientifique, 1897).

INTENSITÉ DE LA TÜERMOGENÉSE. Lin

De la thermogenése normale dans la série animale. — Los considérations qui précèdent, montrent toute l'importance qu'il y a à connaitro la valeur du coefficient thermique considéré comme une constante exprimant l'intensité de la vie normale, dans les différentes espèces animales. On ne saurait prétendre à son évaluation directe, pour tous les animaux, car l'emploi des méthodes physiques de cslorimétrie est rosté nécessairement circonscrit à un potit nombre d'espèces. Mais les résultats que nous avons réunis dans un précédent chapitre, démontrent avec la plus grande évidence, que la la chaleur animale prend sa source et trouve sa mesure exucte dans la com= bustion des principes immédiats dépensés. Ils établissent ausei, que la chaleur rayonnée par un animal, en un temps donné, peut être calculée à partir del'oxygène consommé, dans le mème temps, par cet animal, Pour et le da coefficient {hermique dans les différentes espèces, il suffit donc de partir de leur coefficient respiratoire et de multiplier ce chiffre par le pouvoir thermogène moyen de l'oxygène, soit 4,775. C'est sur ces bases de calorimérrie chémique que nous avons pu dresser le tableau suivant :

Intensité des combustions normales el de la thermogenése, RTE Goeficient thermique.

0206 (Vocrorit} 1422 0,687 (Plger.) sat 0,900 (Nobis.) +200 0500 — 2387 0,250 (Zuntz.) 1,108 À 0300 & 0,350 Gegmauit et nelset) 1.549 1,110 (Colasanti.) 5,201 dns — 45,288 6,710 LELYS 015041 « (Regnault et Reiset.) si 0,020 0,143 O0 à 0,078 DE ou = a

0,04 (Jolyet ot Hegnard.} LE Gr 023

F 4 — 0,180 oo Cognauit ot lot Meisol) 3287 2E Sao oi 2 et og DTA] 0,003 olyet ee Rogna:

0,060 v,3 Det - 0,104

els sont les chiffres où nous trouvons la mesure aussi exacte que possible du rayonnement calorifique, dans un certain nombre d'animaux. L'influence dé L'espèce et du rang zoologique s'y manifeste avec une telle évidence que nous pouvons nous dispenser de toule réflexion à ce sujet,

Nous n'avons pas besoin d'ajouter que, pour les espèces qui nous sont fami- Aières et dont l'alimentation est connue, le coefficient Chermique pourrait être aisément déterminé à partir de la ration quotidienne; mais La méthode ne si rail s'étendre à la plupurt des espèces qui Bgurent au tableau précédent et dont nous ignorons les dépenses alimentaires. L'intensité des combustions mesurée à la consommation de l'oxygène, constitue done une base plus large, plus utile et, nous ajoulons, aussi exacte,

57a DE LA CHALEUR ANINALE,

quadruplée, décuplée, sous l'influence du travail, si, sous la mème influence, les combustions s'accroïssent dans cette-mesure, D'ailleurs nous avons pu, dans des expériences déjà anciennes (Ziologie, 4892), constater que, sous l'influence du travail artificiellement provoqué par des excitations les courbes de l'oxygène consommé et de la chaleur produite s'élèvent et suivent la même marche. Mais il serait nécessaire de rechercher les effets du trarail spontané, et, sur ce point, les résultats acquis à la science par les travaux de Hirn et ceux de M. Chauvoau, ne sont encore ni assez nombreux, ni assoz variés,

A défaut de déterminations ealorimétriques il faut donc chercher dans Vexcès des combustions attachées au travail, la mesure de l'accroissement corrélatif de la hermogenèse,

Cet accroissement trouve, il est vrai, une expression indirecte dans les modifications de la température centrale liées à l'activité musculaire, et bien que les indications du thermomètre soient incapables de nous ren: en quoi que ce soit, sur les changements de la thermogenèse, il n'est pas inutile de s'arrêter sur ce point et d'exposer les faits classiques,

Davy a constaté que, sous l'influence de l'exercice normal, le mn axillaire s'élève de 16,6 à 37225 ct même à 37%. Mais l'hyperthermie s'exagère aprés un exercice violent. Un coureur observé par Wunderlich, avait, à la fin de l'épreuve, une température de 39°,5, Les chiens qui se débattent dans leurs liens, sur la table de vivisection, s’échauffent notablement etleur température peut s'élever jusqu'à 41° (Richet). Les excitalions électriques ont des effets bien plus puissants, En réglant, comme il convient, le rythme, l'intensité et la durée des contractions, on détermine infailliblement une élévation croissante dela température qui peut atteindre 44°, 44,5et mème 45* (Richel). Mais, en. général, les animaux succombent, dès que leur température centrale atteint En regard de l’hyperthermie provoquée par le tétanos électrique, doivent figurer les élévations de température qui se produisent nécessairement dans les maladies convulsivantes et pour la même raison, Telles sont l chorée, le tétanos. Dans une observation restée fameuse, Wanderlicta vil température d'un tétanique atteindre 44*,75,

Chez les animaux à sang froid, les phénomènes acquièrent une très g amplitude, en raison de la faible valeur de la température Lits RE a constaté une température de 37° dans une ruche d’abeîlles en pleine agitation A l'aide de très délicats explorateurs thermo-électriques, Girard à vu ltempé rature atteindre 32° et méme 37, dans les muscles moteurs dé l'aile, chez le sphinx du troëne, pendant Le vol. Dans les observations de Lecoq, la tem— pérature du même animal s’est élevée, sous la même infuence, jusqu'à 40 10e intéressant de constater que l'exploration thermique est ici dirigée. museles en activité et portée sur le foyer même de la calorification exception nellement exagérée par l'exercice. Partout ailleurs, dans 1 exemple, la température est beaucoup plus basse et reste inférieure de méme de 15°à celle de la masse des muscles moteurs de l'aile. De SE duns les muscles que la chalour est engendrée au moment st en raison de leurs contractions, ILest facile de s'en assurer sur les vertébrés. La première observe tion de ce geare appartient à Becquerel ét Breschet qui ont étudié le phénomne, sur le biceps de l'homme, à l'aide d'un appareil Lhermo-électrique dontiessots dures affcetaient la forme d'une aiguille, L'une d'elles étant eufoncée danse

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