DE LA DIGESTION HIICCALE
rement et très fugilivement, une voie exclusivement digestive, Le larynx ne s'ouvre plus dans sa cavité et n'est conséquemment pas menacé par les effets de la déglutition. Celle soustraction provisoire de l'orifice du larynx aux voies dont il fait normalement partie a été mise en évidence par Guinier dans l'expérience suivante : si on avale un bol coloré tel que du pain trempé dans l'encre, le bol ne laisse les traces de son passage que sur la face antérieure de l'épiglotte, la base de la langue, les goutlières laryngo-pharyagiennes et l’ouverture de l'œsophage. Mais la facu postérieure de l'épiglotte et l'entrée du larynx ont conservé leur coloration normale, Celte méthode n'est sans doute pas 25602 précise pour dessiner exactement les limiles du territoire préservé, mais elle suffit pourtant à fixer le point en litige, et elle apporte un nouveau témoignage en favour de l'épiglotte.
Occtusion de La glotte. — Pondant toute la durée du temps pharyngien, c'est-h-dire pendant une très courte durée, In respiration est forcément interrompué. En corrélalion de ce fait, la glolte se ferme. Le phénomène peut être aisément constaté sur Les animaux à l'aide d'une fenêtre pratiquée dans le cartilage cricoïde, at permellant de procéder à l'exploration, par le toucher des
cordes vocales, à l'instant du passage du bol. Or, on constate que ces deux organes se rapprochent et fermenthérmétiquement la glolie. Nous verrons, dans un instant, comment la méthode graphique vient aussi apporter son témoignage sur ce point.
IL est diflicile de dire pourquoi la glolte se ferme. Est-ce pour achever la protection dés voies respirutoires ? Mais nous venons de voir comment cette protection est déja assurée, dela manière la plus salisfaisante, parles déplacements combinés de la langue et du larynx, D'ailleurs, Longet a montré que l'ocelusion de la glolte n'est pas indispensable. Si, en effet, on insère un écarteur entre les cordes vocales de manière à empêcher leur rapprochement, la déglutition s'accomplit normalementet n'est suivie Fig. 16. — Graphiques dé- d'aucun accident.
montrant l'aspiration Lhe- L'ocelusion de la glotte a été considérée par Longet puique dans la dét- comme un effet mécanique de l'action du erico-pha-
ryngien (constricteur inférieur du pharynx), En fait Fimouvements duthoraxs ie ne ae per 1 e6 IDR ARE F, mouvements de l'abdo: Cle n'est pas empéchée pur lu section des nerfs récurmen; T, vaciations de ln rents qui entraine la paralysie des muscles propres pression de l'air dans la Qu larynx (Lougel), et c'est un motif péremploire de 1rachée ; D, mouvements du A A diaphragme; d, contraction Chercher hors du larynx lui-même le mécanisme de de np rare l'ocelusion de la glotte. Maïs on dehors de l'action du sur le tracé T au vidé tho- ï se St L racique (Arloing). crico-pharyngien dont l'intervention est ici malaisément saisissable, le rôle principal appartient uux puissances respiratoires dont il convient maintenant de dire un mot. De l'intervention des puissances respiratoires et de l'aspiration thoracique,— Pendant la durée du temps pharyngien dela déglutition, le diaphragme exécute une contraction rapide dont l'effot est d'entrafner ane chute brusqui
de la pression de l'air dans l'arbre trachéo-bronchique. Tel est le phénomène