‹ Êléments de physiologie. v.2Chapitre 16 sur 136 · DK LA DIGESTION BUCCALE · texte numérisé non relu

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volumineux, est arrété dans sa progression; le péristaltisme commencé ne: poursuit pas moins au del de l'obstacle.

La contraction péristaltique de l'œsophage

tee ensibl

data de L'anop Has Let Le tira cts Rai plusudmet des fibres lisses dans su composition. M. Arloïng a n

gression du bol dans l'osophage du cheval. À cet effet,

mouvements du muscle, à l'aide de deux sondes qui explo

points distincts séparés par un intervalle connu. Le passag

tileen ces deux points produit deux courbes successives

et le temps mis par l'onde contractile à

trouvé, de cette façon, pour l'onde contractile de l'a 0*,200 dans la portion rouge de ce muscle et de 0,050 d

soit une vilesse moyenne de 0,125 par seconde, Le bol à dizaine de secondes à franchir le trajet æsophagien,

DES DÉGLUTITIONS ASSOCIES.

Premier et deuriéme temps. — Le temps buccal et le temps s'exécutent ici d'après le mécanisme précédemment décril pour les déglutiors associées; mais les puissances musculaires intéressées, obligées à des montés ments fréquemment répétés, n'entrent jamais au repos dans l'intervalle dedeux déglutitions, 11 en résulte que les déplacements de totalité comme coux du ph ryox, et surtout du larynx, ont une moindre amplitude. Ainsi après s'être élBt! une première fois pour la première déglulition de la série, Le larynx restesus pendu au-dessus de sa position de repos, et dans ses mouvements rythmés d'os eillation, il flotte autour d'une région moyenne relativement élevée.

Gependant lesdivers phénomènes qui accompagnent le péristallisme phaeyr gien continuent à se produire comme dans les déglutilions isolées. C'est ainsiqu l'entrée des voies respiratoires ost doublement protégée, et par le mouvement baseulé du larynx qui en porte l'extrémité supérieure sous la base renflée dei langue, et par l'occlusion de la glotte. C'est ainsi, enfin, que l'aspiration thoraei que se produit aussi à chaque déglulilion.

Euconséquence des faits qui précédent, lurespiration est sensiblementmodäfiél pendant l'ingestion dos boissons. Le passage de l'air est nécessairement inter rompu par l'occlusion des voies respiratoires qui intervient à chaque dégli

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ta, et la respiration prend une forme saccadée, C'est lo moins qui puisse ver, mais on constate parfois que l'animal, ayant très soif et buvant avec grande avidité, suspend complètement l'exécution des mouvements réspira- &s pendant toute la durée de son repas liquide, Dans tous les cus ln respibnrencontre un obstacle qui la limite et qui oppose un empéchement plus où ms grave aux échanges gazeux. Mais cet empéchement trouve bientôt une le compensation dans les grands mouvements respiratoires que produit mal dès qu'il a fini de boire,

lemps œsophagien, — Par uné disposition des choses tout à fait inatten- Let qui a été, pour la première fois, mise en évidence pur M. Arloing, le mus- &sophagien demeure absolument inerte pendant la déglutition des liquides ; Bransforme'en un simple tube chargé de conduire les ondes liquides, lancées llorce, pur les contractions du pharynx.

Winertie de l'œsophage se lire de l'expérience suivante instituée par lAloïng : on établit deux fistules æsophagiennes vers le milieu du cou, et Wpratique la ligature de la muqueuse entre les deux fistules. Celles-ci servent

“Fig 17: — Graphiques des ébronlements et des contractions de l'asophage dans les déglutilions associées (Arloingl.

Alintroduetion de deux ampoules exploratrices qui sont poussées, l'une Imtète, l'autre vers l'entrée de la poitrine. Lorsque tout est prêt on fait Panimal &ton obtient des graphiques comme celui de la fig. 17. Seule lé Cervicale est influencée par le passage des liquides et fournit, à ondée, l'expression de l'ébranlement môcanique qu'elle a subi (de A M Quant & la sonde de la région thoracique, elle n'est en aueune façon Bécnpuieque la plume qui lui correspond reste sur la ligne des aboisses (de |A} IL an sorait autrement, comme nous l'avons vu plus haut, si l'œsophage Hetractuit, lo péristallisme œsophagien étant, par nature, incoercible et poursuivant jusqu'a l'estomac, alors même que le bol est détourné au Mespañune fistule, ce qui est Le cus loi. Mais dès que l'animal a fini de boire, rocbde/t wine déglutition secondaire, isolée, faite pour entrainer le liquide dansiln bouche, ot cette déglulition réclame la participation active de péage Lepérisiallisme intervient comme de coutume et les courbes d 4’, possodent, cette fois, Lous les caractères graphiques d'une contraction,

Ho DE LA DIGESTION BUCCALE,

de l'estomac et lui substitue un estomac postiche fait d'une vessie reliée à l'æsophage, et remplio, au préalable, de matières alimentaires. Cotte fois, l'émétique administré à l'animal produit tous ses effets et le vomissement à lien.

Ces expériences démontrent l'intervention décisive du diaphragme et des| muscles de l'abdomen, en même temps qu’elles établissent la quusi-néutralité del l'estomue. Mais ces deux points peuvent ot doivent être précisés, Si on para. lyse le diaphragme par la section des nerfs phréniques, lo vomissement es! laborieux et difficile. Il en est de même lorsqu'on réalise la paralysie des puissances musculaires de l'abdomen par la section de la moëlle. Enfin le vomisse-| ment devient impossible si on pratique simultanément la section des nerfs phré.| niques et de la moelle.

En ce qui touche l'estomac, pour étre secondaire, son rôle n'est pas tout à fait nul. Magendie u bien fait vomir des chiens porteurs d'un estomac pas- Liche, mais le vomissement, chez ces animaux, est laborieux ct imparfait, {|| en est dé méme après li seetion des nerfs pneumo-gastriques, qui entraine la| paralysie de l'estomac (Schifl}, Colia déclare même avoir constaté, dans e cas, l'impossibilité du vomissement, L'estomuc participe donc, en quelque manière. au mécanisme de la réjéction, et on peut admettre avoc Schiff qu'il intervient| en aceommodant l'orifice du cardis.

Du vomissement chez les solipédes. — Les solipèdes ne vomissent pas, si ce n'est daus des circonstances tout à fait exceptionnelles. L'obstacle à la. réjection réside dans la disposition du curdia. Cot orifico demeure, en effet, absolument imperméable aux malières qui, sous la poussie des efforts du vomissement, tendraient à abandonner l'estomac et à rétrograder vers l'œsoplage. L'imperméabilité du cardia résiste à des épreuves décisives, On ne parvient pas à faire vomir les hovaux, même en leur administrant de fortes doses d'émétique. Ils font des efforts violents, réitérés mais inutiles. Tout le monde sait, d'autre part, qu'un estomac de cheval étant rempli d'air et fermé par la ligature du pylore, garde son contenu gazeux, quelque pression qu'on exerce sur lui, Il en est de même lorsqu'on emprisonne de l'eau dans ce viscère; les compressions les plus énergiques peuvent déterminer la ruplure de 80e parois, mais ne parviennent jamais à forcer son orifice œsophagien. Les expériences pratiquées sur le vivant ne sont pas moins démonstralives. Sur un cheval en pleine digestion et couché sur une table, Colin découvre l'estomac ct enserre le pylore dans une forte ligaturé, puis par dos pressions aussi énergiques que méthodiquement dirigées sur le viseère il sefforce, vainement d'ailleurs, d'en produire l'évacuation. Il ne parvient qu'exceptionnellement à forcer l’orifice œsophagien, qui, dans ce cas, offre à l'autopsie une distension plus ou moins considérable témoignant de la violence qui lui a été infligée.

Cette distension du eardia, qu'il est exceptionnellement possible d'obtenir par des pressions énormes, n'est pas due à la lassitude ou à la paralysie de l'estomac, car on ne l'oblient pas plus aisément aprés la section double des nerfs vagues (Colin), ct d'ailleurs, l'imperméabilité de l'orilice œsophagien n'est pas plus complète sur le vivant que sur le cadavre.

Les dispositions qui assurent cette imperméabilité sont on ne peut plus simples : c'est, d'une part, l'épaisseur croissante de la tunique blancheet charnue de l'æsophage qui alteinl son maximum au niveau de cardia, ct ne laisse subsister, à ce niveau, qu'une très étroite lumière. D'autre part, la muqueuse

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