‹ Êléments de physiologie. v.2Chapitre 40 sur 136 · CARACTÈRES DE LA PULSATION ARTÉRIELLE · texte numérisé non relu

CARACTÈRES DE LA PULSATION ARTÉRIELLE

8 ne voulons parler dans ce paragraphe que des c ide graphique.

tard du pouls, — Quand on recueille simultanément la pulsation care et le pouls dans l'aorte, la curotide et la fémorale, on constate que les s des courbes sont placés sur des ordonnées différentes et échelonnées dans e de l'éloignement du vaisseau par rapport au cœur. Les courbes dé In

vélés par la

Fig, 31. — Retard du pouls. Courbes recuvillies simultanément sur un chien,

pulsation cardiaque; Pe, pulsation de la carotide; P/, pulsation de la fémoral res maturols ; s, instant du début de la puisotion cardiaque ; abe, repères urtillei int in correspondance de l'ondulation dicrote et du relñchement cardiaque.

7, recueillies sur un chien, établissent bien cette succession, sauf pour Pdont le pouls n'a pas été enregistré, La pulsation artérielle ne débute pasiu même instant duns tout le système artériel. Elle est en retard sur la Béteon retard va croissant du centre à la périphérie. Tel est le phôno-

qu'on nomme « le retard du pouls ».

[eSS

du sang poussé par le cœur, et le départ de cé liquide entrainé par l'éce ment périphérique. On conçoit donc que les caractères de la pulsatior modifient profondément selon la prédominance de l'un ou l'autre de deux facteurs. Il en résulte une divorsité fort grande qui doit être rechere d'abord et surlout, dans la forme dé la phase systo

Pour interpréter avec clarté les différentes variétés de la pulsation, nous tirons d'an type qu'on peut considérer comme complet, en ce sens qu'il re)

— Syrchronieme de l'ondulation dicrote dans lu pütsation artérielle et de l'on tion sigmoïdienne dans Ja syatole ventrientairn..

rbos des variations de la pression dans le ven ule gauche, sur un ehoval; 2,6 bes do ln pulsation ortique : 3, courbes de In pulsation de la fémoralez $', &7, ondul dicrote dans le poula de l'aorte ct de là fémorale; $, endulation sigmofdienne date la40 de la pression intra-ventrieulairé.

duit tous les éléments de la systole vontrieutaire, Co type:ôst réalisé pi pouls aortique du cheval tel qu'il a ôté recueilli, maintes fois, pur Chau et Marey (fig, 72). Mais nous lo retrouvons encore dans la eourbeL à figu

La phase systolique dé cette pulsation comprend : L'ascension # torni par unë ondulation 4 que nous considérons comme une ondulation d'élasi due à lu vibration de l'artère, quand elle est frappée par le flot ventriéul Un plateau De superposable au plateau ventriculaire et témoignant pa direction ascendante, de la prédominance dé l'ufflux cardiaque sur l'écouler périphérique, Une chute cv’ précédant l'ondulation dicrote 4 et que not pellerons la chute pré-dicrotique. Elle exprime le retrait de l'artère qua vaisseau est Libéré de lu poussée cardiaque, au moment du relâchement vel culaire. Elle constitue le préliminaire indispensablo du dicrotisme et fot elui-ei, une vibration double. La phase systolique de la pulsation est ion et la vibratiot

avec limitée par deux vibrations : la vibration de pénét: relacl

Le pouls de type aortique se retrouve dans Le pouls digital de l'homme © ü-dire dans le pouls total des artérioles du doigt. On verra plus bas com

ment

SIGNES EXTÉRIEURS DE LA CIRCULATION ARTÉRIELLE. a

is reeuaillons ce phénomène, et pourquoi il est légitime de le rapprochor du ils artériel proprement dit. La courbe qui l'exprime dans la figure 73 (1) a été ueïllie, le matin, sur un sujet à jeun et au repos. Dans cesconditions, l'écou-

ME: t4, — Variations de ls forme du pouls par l'ellet de la prédominance croissante ll de l'écoulement périphérique sur l'ofllux cardiaque.

Liposis digitét de l'homme roci

loane recueilli après le déjeune Künditions; Ÿ, pouls de la fémorale du et

Haha lefort {Vitesse moynane du eylindre d

Ni le matin sur le sujet à jeun: 13, TI, pouls digitai de 3 LV, pouls de la radiale de l'homme obtmau dans les m3 VI, pouls digital de l'homme rocueillé

Rénbdusang est difficile, et la courbe obtenue reproduit tous les caractères pouls aortique.

Lsriens la figure 73 est disposée de manière & montrer les modif lenbssives introduites dans Le forme type, par la prédominance croissante

* lécoulement, |

tions

ae DE LA CIRCULATION AUTÉHIELLE.

On voit que ces modifications affectent primitivement le plateun systolique qui devient descendant, s'incline de plus en plus et finit par se oo0fondre avec la chute pré-dicrotique. La courbe réalise alors une forme simple comportant seulement deux ondulations : l'ondulation ventriculaire et l'ondulation dicrote,

La chute pré-dicrotique devient de plus en plus profonde, par l'effet de Ja di minution dans ln tension des parois arlérielles dont toutes les vibrations on, alors, plus d'amplitude. Or, ki profondeur eroissante de la chute pré-dicrotiqui a pour efet de déplacer le dicrotisme qui s'éloigne de plus en plus du sommæmel pour se rapprocher de La base, et c'est là un des traits les plus suillants de a physionomie des courbes,

Tous ces caractères atteignent leur plénitude dans le pouls do l'effort (VI) =, par un mécanisme qui sera étu lus tard, lo débit cardinque et Ia presse. on artérielle sont réduits à leur mimimum. On réalise ainsi artificiellement es conditions identiques à celles qui sont réalisées spontanément dans certe ns états fébriles, comme la fièvre typhoïde.

La série des courbes de la figure 73, va nous permettre, incidemment, de donner sa vraie valeur à l'ondulation e que certains physiologistes allemands, comme Landois, s'obstinent à confondre avec l'ondulation dicrote, pour "e voir dans cotte dernière qu'une ondulation d'élasticité. Ur, il est de toute ei dence que l'ondulation € ost un incident systolique, puisqu'elle s'effaco poux à peu et finit par disparaître lorsque le plateau descendant se confond awec la chute pré-dicrotique, EL pendant cè temps, l'ondulation dicrote conserve sa placo chronologique et s& signification.

Quant à la phase diastolique de Aa pulsation elle s'exprime toujours gr une ligne descendante plus où mors inclinée et tombant uniformément vers l'abscisse. C'est surtout par Le

Fig, 74. — Pouls de la fémorale du chien, après la section double des nerfs vagues, La fréquence du rythme entrainé la disparition de La région dicrotique, (Vi- Lesse moyenne du cylindre de Marey).

courbes finit par disparaitre en surte que Le sphygmog e qui se place sur la ligne des ahscis

tions primaires de chaque pulsalion (voir la fi En rôsumé, et on ne tenant compte que des formes 15 plus dans notre série on pout distinguer trois types de tra a. Les pulsations complêtes (pouls aortique, pouls

j La caract teuu systolique ascendant où horizontal, le dic

dierotis

pouls digital de l'homme à jeun).

et près du sommet,

inégalités de sa durée qu'elle pèst sur la physionomié des sphygmæa © grammes. Quand le rythme du costa s'accélère, la phase diastoliques'ahr sé et toute la région sous-dicrotique Re mo so termine pax* A et alterne avec les onda L#

Llant, très batil

otisme peu s

b. Lex pulsations simples [pouls de la fémorale du chien, pouls de Veffonte

de la fièvre typhoïde, ele.,)

sont caractérisées par la disparition complèté dé

DES SIGNES EXTÉRIEURS DE LA CIRCULATION ARTÉRIELLE. Lil

"plateau systolique, la profondeur de la chute pré-dicrotique et le déplacement dé l'ondulation dicroté qui se rapproche de l'absciase. Ces pulsations sont for- “nées de deux ondulalions sueces- Sives simples: l'ondulation systo- Nlique (primaire) et l'ondulation dicrote (sccondairo).

. Les pulsations mixtes (radiale l'homme, pouls digital de mme après déjeuner, etc.

2 Fig. 35, — Pouls sénile de la radiale recueilli icrotique très accusée ot une sur un vieillard de T1 ans. (Axe lent du cylindre

kilation dierote bien marquée. enregistreur de Marey). 1 découle de ce qui précède que plateau est un élément normal du pouls et qu'il faut se déshabituer d'y voir garactère propre au pouls des vieillards. Le pouls sénile n'en a pas moins e physionomie très particulière caractérisée par la rigidité de ses lignes et horirontalité du plateau (fig. 75).

Amplitude du pouls. — L'amplitude du pouls se mesure à la hauteur du sommet au-dessus de l'abscisse passant par le début de La courbe. Nous avons tré plus haut que les mêmes lois dominent les variations de l'amplitude du ulset de la pression variable. Nous rappelons ici la proposition qui les résume. amplitude du pouls est en raison inverse du rythme cardiaque et de la ression artériollo. Elle est en raison directe de la puissanco des systoles, Il & bien difficile, sinon impossible, d'agir isolément sur l'un dé ces factours en montrer l'influence, Is sont à ce point solidaires, que toute modiion primitive de l'un entraine des modifications corrélatives dans les deux es. On ne peut pas agir sur la pression artérielle, par exemple, sans déter- + des changements dans Le rythme du cœur et l'énergie de ses battements, même toute modification primitive du rythme entraine des changements tables de la pression. Les trois facteurs de l'amplitude du pouls restent ne toujours associés, et les changements introduits duns le caractère de la tion artérielle résultent de La combinaison de leurs effets. On on jugora ir Vexamen de quelques faits particuliers.

Influence du rythme cnrdiaque, — Quand le rythme du cœur s'accélère, nplitude du pouls diminue, Pour obtenir l'accélération primitive du cœur, fit de pratiquer la section double des nerfs vagues. Los eflets sont imméet on obtient simultanément un accroissement de la pression constante “né diminution considérable dans l'amplitude des pulsations artérielles. té diminution résulte à la fois de l'accélération du rythme cardiaque et de eroissoment de la pression ; à l'influence primitive du rythme s'ajoute l'insecondaire de la pression artérielle.

ralentissement du rythme cardiaque produit des effets inverses qui appa= ent avec clarté dans la figuré 76. Par une excitation centrifuge de l'un des 8 sectionnés, on diminue la fréquence des battements du cœur. Aussitôt iplitude des pulsations subit un accroissement considérable, Lei encore le a deux causes. La première réside dans la grande durée relative de la diastolique qui permet aux ventricules de se remplir au maximum, La conde vst constituée pur l'abaissement secondaire de la pression qui leur Lavsanré, — Éléments de physiologie. 18

permet de se vider plus aisément, Ainsi l'ondée liquide poussée dans Le artères est plus volumineuse qu'à l'étal normal et sa pénétration est plus {selle La synthèse dés deux faits qui précèdent est réalisée naturellementachezle

Mig. 7

— Accroissement dé l'amplitude du ponls lié au ralentissement Ua rythene ENqu {lémorale du ehien],

ee. indication d'une excitation électrique portée sur le bout périphérique du nerf née gauche»

ehien, en raison des variutions périodiques du rythme cardiaque qui vsbliss spontanément dans cette espèce, Ces variations déterminent des chingtomt, inversés dans l'amplitude

L'inlluence du rythme n'utteint pas seulement l'amplitude, elle modifie és ment la forme du pouls én un sens qu'il est facile de saïsir par un simple cup d'œil jeté eur les figures qui précèdent, Au fur et à mesure que lerviboe s'accélère, la durée des pulsations s'abrège, mais l'abréviation porte notemmet, surla phase diastolique ; les courbes sont progressivement entarées de as te\ haut, aux dépens de la région sous-dicrotique qui init par disparaitre eomple tement. On obtient alors, quand le rythme ost très fréquent, des, comme celles de la figure 74. Elles répondent à ce que les Allemands sppelle le pouls anaerote. Cette forme a un très grand intérêt. La pulsation cstrédi comme on voit, à la phase systolique, sauf l'instant très court qui au relächement des ventricules et à la production du dicrolisme Learn que l'artère #0 remplit et se vide pendant la durée de la phase systolique el la réplétion et la déplétion ont la même durée.

Jnfluence de le pression artérielle, — À priori toute augmentation de la pression doit diminuer l'amplitude dés pulsations, st inversement 150 diminution primitive de la pression doit augmenter cette mémemplitnlenns

toujours prédomin C'est ainsi, par exemple, que la compression de l'aorte esteonstum d’un ralentissement du rythme cardiaque, et pur suite, dhunncoroissenet) l'amplitude du pouls. Dans ce cas particulier, le ralentissément di cœur pro de l'obstacle mécanique artificiellement opposé à son effort systolique Crete présence de faits de cet ordre que M. Maroy a pu formuler la 1obbien : “ le cœur bat d'autant plus fréquemment qu'il éprouvé noi de penone, vider.

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