UE LA REVOLUTION SANGUINE, — SA DURÉE
six secondes environ aprés l'injection, et comme la révolution sanguine 8, dans cette espèce, une duréetotale de vingt-quatre secondes, on en peut inférer approximativement que la capacité du système de la petite ciroulation équivaut au quart du système sanguin tout entier. Le caleul de Jolyet doit être asser juste, car, én fait, la pression dans l'artère pulmonaire est, environ, de 40 à 50 millimètres, c'est-à-dire quatre fois moins forte, à peu près, que la pression aortique. Ce fait domine toute la circulation pulmonaire. Il donne tout d'abord sa mesure aux efforts et au travail du cœur droit, Ces efforts et ce travail sont trois ou quatre fais moins intenses que ceux du cœur gauche et æette inéglité concorde {bien avec l'inégale épaisseur des parois dans les deux ventricules.
On ne voit pas ces différences dans le cœur du fœtus, où l'absence de la circulation pulmonaire et la présence du canal artériel ont pour effet de placer les deux ventricules dans les mêmes conditions mécaniques.
Un des traits les plus remarquables de la petite circulation réside dans le béné» fice exceptionnel qu'elle tire de l'aspiration thoracique, Le poumon plonge tout entier dans le vide pleural, qui couvre toute sa surface d’une sorte de ventouse enveloppante, Grâce à cette circonstance, les vaisseaux du réseau pulmonaire sont constamment béants, ce qui diminue singulièrement leur résistance. D'autre part, ils cèdent à l'accroissement du vide pleural pendant l'inspiration <t parviennent alors à leur dilatation maximum, De là un appel très énergique qui s'ajoute aux efforts du cœur droit ot accélère la marche du sang duns les vaisseaux pulmonaires, D'ailleurs, les expériences directes d'Heger ct de d'Arsonval ont pleinement démontré l'accroissement périodique du débit de l'uorté à chaque mouvement respiratoire.
La respiration artificielle produit des effets inverses, Le cours du sang se ralentit pendant l'insuflation du poumon, au point de s'arrêter, et il se rétablit quand le poumon se rétraete. De là l'indication de pratiquer, quand on le peut, da respiration artificielle, en agissant sur les parois du thorax,