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DES SÉCRÉTIONS INTERNES

le la vipère ou par la glande homologue, dans les deux dernières L \insi, le même organe ést tantôt une glande à sécrétion à la fois externe et nterne, tantôtune glande à sécrétion unilatérale et interne, si elle est dépourvue l'appareil excréteur.

On était autorisé à présumer que les glandes à sécrétion interne restent imprégnées des principes qu'elles produisent et que dans les affections caracbérisées par leur insuffisance fonctionnelle, on pourrait suppléer à cette insulfisanceen administrant aux malades, soit Le tissu frais de ces glandes prélevées sur des animaux sains, soit leur extrait obtenu par dissolution aqueuse, De la sst née l'idée de l'organothérapie, ou, pour employer l'expression introduite par Landouzy, de l'opothérapie (oxoë, suc), c'est-à-dire une thérapeutique fondée sur l'emploi des glandes à sécrétion interne, ou des sucs qu'on peul en Htraire par une macération convenable.

Brown-Séquard a été un des plus ardents promoteurs de la méthode; mais un peut penser que son initiative fut prématurée et malheureuse. Sa première communication (1889) eut le retentissement qu'elle méritait bien, IL annonçait Qui avait rotrouvé la jounosse en se mettant sous la poau quelques centimètres æubes de suc testiculaire de cobaye. Brown-Séquard avait été conduit à son eulreprise el à ses espérances par la considération très juste des effets de la twiration et de la corrélation évidente qui existe entre le développement des Ælindes sexuelles ot les facultés du corps et de l'esprit. Mais justement ce n'est qu'une corrélation et il n'est pas prouvé le moins du monde qu’elle s'exerce pur l'intermédiaire d'une sécrétion interne.

En fait, l'emploi de l'extrait tcsticulaire dans le traitement de la vieillesse et desnombreuses affections contre lesquelles on l'a dirigé, parait avoir produit ses Plus grands effets sur l'imagination des médecins et sur celle de leurs elients,

L'opothérapie a heureusement d'autres ressources, mais il ne nous appartient Bis d'étudier la méthode ni de la juger. La question est du domaine de la amédocine et de la compétence des médecins (1). Pour nous, notre tâche doit Se horner à l'étude physiologique des sécrétions internes, sauf à emprunter à Iopothérapie les éclaireissements qu'elle peut fournir à la physiologie.

Les glandes à sécrétion interne ont des fonctions extrêmement diverses et

Migissent pas toutes de la même manière.

Les unes opôrent la synthèse d'un principe chimique nettement défini, comme Teglycose ou l'urée élaborés par le foie.

D'autres, telles que la rate etle pancréas, versent dans le sang de véritables

qui vont agir à distance sur certains organes ou certains lissus.

Certaines glandes vasculaires sanguines produisent des substances indétermi-

Mées dont la réalité s'annonce par le rôle antitoxique qu'elles remplissent en Mermanence. Telles sont les parathyroïdes et les capsules surrénales. Lutte diversité d'action servirait de base à notre étude si nous avions à retenir dans ee chapitre toutes les sécrétions internes; mais il convient de reproduire til distinction introduite dans lo chapitre précédent entre los sécrétions qui Diraissent indépendantes et peuvent être considérées en dehors de tout autre pEseseni ne valent que par leur intervention dans une fonction définie, Nous n'étudierons ici que les sécrétions du premier groupe. Î

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de médecine Lavrank, — Éléments de physiologie. 20

EFFETS DES ALTÉHATIONS OU DE LA SUPPRESSION DE L'APPAREIL TUVROIDIEN. 443

donner notre exposé à cette histoire qui, on va le voir, comporte trois phases Première phase, avant {a découverte des parathyroïdes, — Données de la clinique. — On a longtemps ignoré la fonction des corps thyroïdes et on les tenait pour des organes énigmatiques que le temps ct l'évolution avaient de toute influence. LS remplissent pourtant un rôle essentiel et,

dès 4859, Schiffannoncait que l'extirpation des corps thyroïdes, chez le chien, détermine les troubles nerveux les plus graves et entraine fatalement la mort. Mais la découverte de Schif, noyée dans un travail sur la glycogénie, passa

inaperçue.

L'attention ful de nouveau appelée sur le corps thyroïde par les deux chirur= giens Reverdin (1882) et par Kocher 4883), qui signalèrent l'apparition de tronbles trophiques et intellectuels extrêmement graves chez un grand nombre de malades atteints de goitre et traités par l'extirpation forale des corps thyroïdes. Les troubles offerts par les opérés se caractérisent par de La faiblesse, de la fatigue, des douleurs musculaires, des sensations de froid. La peau devient pâle, sèche et dure, les cheveux tombent, les plis cutanés s'effacent et le tissu conjonctif sous-cutané est envahi par un œdème dur et abondant qui augmente le volume du corps. Les malades sont tristes et taciturnés, leur

est affaiblie, leur parole hésitante; ils ont des vertiges, des synwopes, des suffocations, parfois des convulsions ; ils finissent par tomber dans Hemarasme qui les conduit à la mort, Tel est l'ensemble morbide désigné par Revordin sous le nom de myxœdème post-opératoire et do cachexie strumiprive par Kocher. Les troubles qui le caractérisent étaient attribués par ces chirurgiens à la suppression totale des glandes (hyroïdes et ils apportaient l'indication d'intervenir avec réserve dans l'opération du goitre et de se borner à né extirpation partielle des lobes envahis.

D'autre part, on connaissail une forme spontanée de myxædème sur laquelle des” cliniciens avaient déja réuni un grand nombre d'observations (Gull, Morvan, Charcot, Fournier, Hamilton, Virchow, etc.), et l'intérét de cette nouelle affection se tirait de su liaison, souvent constetée, avec l'atrophie des corps thyroïdes.

Ces enseignements nouveaux apportés pur la elinique étaient fails pour frapper l'attention des physiologistes et susciter un mouvement de recherches expérimentales. Schiff s'empressa de rappeler ses expériences oubliées ot il on “pporta de nouvelles. Lés chiens privés de leurs corps lhyroïdes succombent après avoir présenté des accidents aigus où dominent les phénomènes con- “rulsifs. Sur soixante chiens opérés par Schiff, cinquante-neuf succombèrent et le dénouement apparaissait comme k peu prés fatal. Les troubles consécutifs à Mathyroïdectomie double doivent être exposésen détail. Nousles avons observés sundix chiens qui ont succombé aux suites de l'opération.

“Symptômes consécutifs à la thyroïdectomie double chez le chien. = Ces symptômes puraissent se partager en trois périodes : la période prodromique eommence dès le deuxième jour. Elle est caractérisée par la tristesse et Vabsttement des malades. La démarche est raide et succadée; La respiration est

“liffieile, comme en témoignent la polypnée et l'essoufflement. Dans la période état, remplie par des accidents convulsifs, Les opérés offrent une prodigieuse Mariété de manifestations, Tantôt colies-ci sont discrètes et partielles pour s& borner à des tremblements convulsifs localisés sur quelques museles et en

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