FONCTIONS DE L'APPAREIL: THYHOIDIEN
particulier sur le crotaphite. Le plus communément, les troubles sont plus étendus etaffectentle caractère de convulsions générales, de contractions cloniques d'apparence choréique ou épileptiforme. Mais les contractions sont souvent
fr et donnent lieu à de véritables accès de tétanos qui immobilisenl le Lhorax et tueraient les malades par asphyxie bn mes ve © en pratiquant la respiration artificielle,
Parlois les convulsions sont déformuntes et imposent aux sujets les aitituis les plus étranges, Le corps des opérés est infléchi ou tordu de mûlle façonset jeté sur le sol avec violence. On les dirait alteints du vertige de Meynière, Les
vertigineux sont d’ailleurs très variés et éme |: dés mouvements en tonneau où en manège.
Ces diverses manifestations ne sauraient avoir ane grande durée als ue cèdent par accès qu'il est très facile de provoquer par dés excitations extb rieures. Dans l'intervalle des accès, les chiens se recueillent, fls recherchent les coins obscurs où ils resteraient blottis indéfiniment.
On pense bien que les grandes fonctions sont gravement altérées : les animaur ont très pou d'appétit, ils ne mangent presque pas ot maigrissont avec ne ris grande rapidité. La sécrétion rénale très ralentie fournit de fai d'urine, dent nous verrons bientôt les caractères. Enfin, la température centrale est toujours abaissée, sauf pendant les accès convulsifs qui thermie, Le plus communément, les animaux succombent dans cetts période et meurent du quatrième au neuvième jour; mais si les accès sont rarès et pô intenses, ils permettent aux malades de survivre quelque temps et on voitsot vrir une troisième période, période de cacherie caractérisée par l'amaigrists ment, le marasme et l'abaissement de ls température, Dans ce ban survient que du vingt-septième au trentième jour, +
Les observations de Schif suscitèrent un grand nombre der trôle. Golzi (1884), Sanguirico et Canalis, Albertoni et Tizzoni, Fubr, Rogowitel (4886), Fano et Zunda (1889) retrouvèrent facilement les résultats annoncé Pur Schiff et les étendirent À d'autres carnivores comme Le chat ot 1e renurd. Parmi toutes ces recherches, il convient de retenir avec une attention partie eulière celles de Horsley (1885), qui produisit le myxwdème expérimentalcher les singes par l'extirpation des glandes thyroïdes.
Dans la même période, la plupart des expérimentatours obtinrent ss ral tats négatifs sur le Iapin (Colzi, Tizroni, Ughetti et di Mattei, Rogowiteh, ARS sur l'agneau (Sanguirico et Orecchia), sur le poulet (Alara, 1885), sur le piston (J,-R. Ewald). Chez les ruminants, les solipèdes et le porc adultes, Ja thyrotééé) tomie est également sans effets (Horsley, Moussu).
Dualité clinique des effets de 1a thyroïdectomie, — Ce qui frappe dus les manifestations de la cachexie strumiprive opératoire ou expérimentale, cet la dissemblance des symplômesofferls par les opérés. Ils permettent nettement deux types éliniques qu'il ne suffit pas de distinguer en kypé aigutt entype chronique. Ces deux formes morbides sont caractérisées, deux groupes de symptômes toutà fait dissemblables et irréductibles: trophiques et les manifestations convulsives, Il est vrai que ces deux groupes d'expression pouvent coexister sur les malades. Beaucoup de chirurgiens oûl constaté des phénomènes de tétanie chez les myxædémateux, Les singes opÜnis, par Horsley ont offert aussi des désordres de cette nature, Mais, en somme, es
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EFFETS DES ALTÉRATIONS OÙ DE LA SUPPRESSION DE L'APPAREIL TUYROIDIEN, 445
accidents convulsifs sont rares et discrels dans le myxædéme, et, d'autre part, ilest impossible d'apercevoir des troubles trophiques mêlés aux accidents de la thyroïdectomie chez les carnivores. Les déchéances graves et pro-
fondes de la nutrition qu'on observe chez les chiens quand les accidents aigus sont tardifs, n'ont rien de commun avec le myxædème, Ê
Il faut retenir avec soin eette dualité clinique parce qu'elle appelléra bientôt idée d'une dualité fonetionnelle. Mais en attendant que ce point se précise dans nos développements ultérieurs, arrétons-nous sur une solution intermé. diaire.
Deuxième phase. —Premiére conception sur le rôle des parathyroïdes. — Théorie de la suppléance. — On a dû s'apercevoir que la découverte de Samstrôm faite en 4880 élait demeurée stérile. Mais en 1892, les deux parathy= rotdes superficielles furent rétrouvées par Gley qui en établit aussitôt la haute importancs fonctionnelle. On admettait jusque-là que le lapin supporte impunément l'extirpation des corps thyrotdes, M. Gloy démontra : 4° que la seule ftirpation des glandes thyroïdes laisse survivre les opérés; 2 qu'après l'extirpation des thyroïdes, les parathyroïdes s'hypertrophient ; 3° que l'extirpation isolée de ces derniers organes est également inoffensive; 4° que l'extirpation totale des Lhyroïdes et des parathyroïdes détermine les accidents convulsifs de laeachexie aiguë et la mort rapide des animaux.
On apprenait ainsi que les herbivores ne sont pas réfractaires aux suites de Is thyroïdeetomie comme on l'avait pensé jusque-là, ct que les porathyroïdes ont un rôle considérable. Ce rôle ne semblail pas douteux et les apparences Ahlorisaiont pleinement à affirmer que les parathyrotdes sont des organes viearants chargés de suppléer les corps thyroïdes. Telle fut la conclusion de Gleyet c'est vainement que Moussu s'efforça de la combaitre. D'une part, Les parathyrotdes s'hypertrophient après l'extirpation des thyroïdes et alors qu'on imagine n'enlever que Les thyroïdes. D'autre part, l'extirpation des parathyrides associée à colle des thyrotdes entraîne la mort. Ces laits ne pouvaient Etre interprétés que dans le sens d'une suppléance exercée par des parathyxoldes qu'on eroyait complètement connaître,
Lee résultats obtenus par Gley furent retrouvés par Cadéac et Guinard (1894), parhiouxeau (1895) et par Christiani qui dirigea ses recherches sur le rat avee lemémesuecès. D'autre part, Gley institua sur le chien des expériences analogues (coasistant a détacherles parathyroïdes adhérentes aux thyrotdes et à n'extirper Muécos dérnicrs organes. Les animaux survécurent et la Lhéorie de la suppléance Daraiseait définitivement acquise et acceptée par la généralité des physioloistes. De toutes Les objections de Moussu une seule avait à ce moment quelque Milétr; elle est fondée sur ce fait que les parathyroïdes hypertrophiées après Héxtirpation des thyraïdes conservent toujours leur structure propre et no Mibissont à aucun moment la spécialisation thyroïdienne. On pressent l'explica- Bon que va trouver bientôt ce fait embarrassant, constaté d'ailleurs par Gley lui-même et par Nicolas. Mais dans l'état de nos connaissances sur les parathy- Words, ce fait n'était point exclusif de La théorie de la suppléance et il ne poutaitpas utilement être relevé contre elle. Il en était de même des faits nouveaux
par Moussuet parlesquels celui-ci montraït que l'extirpation des seules run jeunes mammifères, comme des porcelels et des cherreaux Bla mamelle, détermine l'arrêt du développement et le crétinisme. Siintéressants
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