‹ Êléments de physiologie. v.2Chapitre 93 sur 136 · FONCTIONS DE L'APPAREIL THYROIDIEN · texte numérisé non relu

FONCTIONS DE L'APPAREIL THYROIDIEN

Les modifications physiologiques produites par l'extrait thyroïdien annoncées par Ewuld (1886), ont été méthodiquement étudiées chez les animaux et observées chez les myxadémateux soumis au traitement opothérapique, Ce traitement produit tout d'abord une diurèse plus ou moins uné accélération dans la circulation lymphatique (Slosse et Godart) et, une action vaso-dilatatrice très puissante, bien étudiée par Haskovec. Mais ce sont là des effets vulgaires, et il faut ep la médieation thyroïdienne tels qu'on peut les obtenir Jes animaux. Signalons en particulier : l'amaigrissement parfois l'uzoturie, eus du rythme cardiaque, Sp mA polyurie, Gris la polydipsie, parfois cosurie (Georgrewshil Vient ensuite une période un de dépression avec faiblesse vomissements, etre perte des réflexes, convulsions et mort. Tel eat l'ensemble des troubles qui dénoncent le 1hyroïdisme, c'est-h-dire l'intoxication thyroïdienne, et dont les manifestations doivent être surveillées avec le plu grand soïn, sur les malades. Tous ces signes ont en clinique une valeur patieulière et il serait bon de les reprendre à ce point de vue, si cette étude n'était pas hors de notre sujet. Nous retiendrons seulement quelques faits quitémol gnent d'une remarquable accélération dans le mouvement nutritif Signalons surtout l'azoturie avec son corlège accoutumé, l'amaigrissement. ct Ja polyp gie. Elle a ôtd observée par bion des auteurs (Treupel, Dinklor, Ord et surtout par Ver Ecke (1894-1897) qui a insisté d'une manière partieuliènesur les liens de la glande thyroïde avec la nutrition. En regard de tion dans le mouvement de désorganisation qui entraîne la matière ivanto, il convient de signaler l'accroissement parfois considérable des &changes respiratoires (Magnus Lévy). Tout cela prouve que la médication entralne une exagération manifeste de la nutrition considérée dans ses deux expressions essentielles. Et ce phénomène est d'autant plus signifieatifque, précisément, l'insuffisanco thyroïdienne telle qu'elle a liou dans le mysodème se caractérise, au contraire, par un ralentissement marqué de La

Substances spécifiques de la sécrétionthyroïdienne, —On parce qui précède, que les produits ‘de la sécrétion interne de la glandeliyroide manifestent leur influenco dans une expression physiologique très nelle. Un grand progrès serait réalisé si la chimie pouvait donner à ces produits leur forme réalle et les isoler à l'état d'espèces chimiques. F

Les recherches entreprises sur ce point ont eu un succès variable, awmoins en ce qui touche l'authenticité des produits isolés, Tels furent tout dlubordn 1hyroïdine de Vormehren (1895), la thyroprotoide et la thyréoïdine de Nothing: ét enfin la thyréoantitoxine de Frankel. L'avenir dira ce qu'il faut pensende Ja légitimité de ces déterminations. .

De l'iodothyrine. — Maïs on ne saurait conserver aucun doute sur impots tance de l'iodothyrine découverte par Baumann en 1896. On n'a poiniW d'autre combinaison lodée chez les animaux, et si, à l'exemple de Giéyyon fait une enquête sur la répartition de l'iode dans les divers tissus owliquiltés de l'organisme, on constate que ce métallorde est extrêmement rare purtoil, ailleurs que dans la glande thyroïde. Tout laisse penser que cot oreancieit, chargé de retenir l'iode apporté par les aliments et de Île fixer dans uné cons binaison albuminoïde. Aussi bien, les thyroïdes des nouveau-nés ne contiennent

MODE D'ACTION DE L'APPAREIL THYROIDIEN. #5 as trace d'iode et ce n'est que peu à peu qu'on voit ce corps s'installer

Le Fin ces glandes et y atteindre la proportion caractéristique de l'age adulte. Cette sécrétion iodée doit avoir une très grande importance, et les propriétés de l'iodothyrine justifient le rôle que la médecine attribuait h l'insuffisance l'iodé alimentaire dans le développement du goitre. Il importe donc de

(L rappeler sommairement les propriétés qu'il est actuellement permis d'attribuer A l'iodothyrine : à. La glande thyroïde ne fonctionne pas sans iode (Baumann, … Gley. — D. Quand la thyroïde est malade (goitre strumeux), elle ne contient d'iode ou en contient très peu (Baumann). Elle en contient, au contraire, J6 cas de goitre colloïdal qui d’ailleurs n'est pas suivi de cachexie strumi-

rire (Oswald, 1807).

Les propriétés de l'iodothyrine sont les mêmes que celles de l'extrait lhyrot-

|, Gley, 1897), Cette dernière constatation a la plus grande importance, car Aiodothyrine est le produit essentiel de la sécrétion thyroïdienne, on voit ne fois de plus que la thyrotde est étrangère aux accidents aigus qui accompal'extirpation des parathyrordes et que ces deux groupes de glandes ont fonctions très distinctes. Il est vrai qu'on attribue à la thyréoantitoxine de nkel le pouvoir d'arrêter provisoirement les convulsions caractéristiques FREE Nous verrons plus bas ce qu'il faut penser de cette

ÈS Le parallèle physiologique de l'iodothyrine et de l'extrait thyroïnous suffira de dire que celte substance exerce sur la nutrition une ce identique à celle que posséde l'extrait de la glande, Comme lui, elle it l'exagération des échanges nutritifs; elle détermine l'azoturie et augl'intensité des échanges respiratoires (Roos, Gluzinski et Lemborger, jt, Voit}.

d'action de ln sécrétion thyroïdlenne. — Le rûle des glandes oïdes vient de se préciser. Ces organes sont manifestement indispensables & l'équilibre de la nutrition, D'une part, lour altération ou leur insuffisance oidie) entraîne le myxædème chez l'homme, et leur extirpation chez les es animaux détermine un ensemble de troubles trophiques extrmement où dominent l’arrét du développement et le crétinisme, D'autre part, édication Ehyroïdienne guérit le myxædème, et, s'il nous Gtait permis lé sujet, nous verrions que ses bienfaits s'étendent à un grand

e de déchéances nutritives (obésité).

que le mode par lequel la cause produit ses effets. Pour le moment, on In aucune solution à ce problème et c'est tout au plus si on peut afürque la thyroïde agit directement et sans emprunter l'intermédiaire du nerveux.

ninterne des parathyroïdes.— Les caractères, la forme, laviolenee bles présentés par les animaux privés de leurs parathyroïdes éveillent lement l'idée d'une intoxication, d'un véritable auto-strychnisme, On done conduit à penser que les parathyroïdes ont pour fonction, soit de

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