‹ Êléments de physiologie. v.2Chapitre 98 sur 136 · PRODUCTION DES POISONS · texte numérisé non relu

PRODUCTION DES POISONS

propionique, ete.); de l'ammoniaque et des ammonfaques composées ; des corps de la série aromatique et des dérivés albuminoïdes parmi lesquels il faut retenir surtout les plomaines, c'est-à-diro los alcaloïdes provenant des phénomènes de dédoublement et d'hydratation atiachés à la vie anaërobie des ferments figurés, Ces derniers principes ont élé l'objet dé nombreux travaux qui ont permis d'en discerner les différentes æspèces el d'en établir les caractères essentiel

Los alcaloïdes de la putréfaction, découverts en 1860 par Zulzor ot Sonnenstein, ont été étudiés par Selmi (1871), À. Gautier (1872), Brouardel et Boutmy (1880). Ils conéourent évidemment, et pour une part difficile à déterminer, à la toxicité d'aillours Arès grande des matières putrides prises on masse. Dès 182%, Gaspard démantrait expérimentalement celle toxieilé par la méthode des injections intraveineuses. Les animaux à qui on administre, par cette voie, les matières provenant de la putréfaction de la viande ou du sang, succombent après avoir présenté Lous les signes d'une véri- Aable intoxication : abaltement, diarrhée, vomissements, congestion et rougeur des muqueuses, ele. Ces résullals ont Eté confirmés par Panum, Borgmann, Billroth, et ls prochdent, sans aucun doute, d'un empolsonnement direct dans lequel l'infection microbienne n'a aucune part, puisqu'ils conservent les mêmes caractères après la stérilisation préalable des liquides injectés (Panum).

Cela étant, on devine la part considérable qui doit être faite aux effets de la putréfaelion intestinale dans l'élaboration des poisons qui pénètrent l'organisme. M. Bouchard a d'ailleurs établi la présence des alcaloïdes de la putréfaction dans les matières fécales (1852), et on savait, par les expériences de Sich (1853), que ces matières sont Hoxiques. Leue toxicité est même très énergique, car l'extrail alcoolique de 17 grammes dé matières n suffi à déterminer In mort de un kilogramme dé lapin en provoquant de randes convulsions.

… Les sécrétions des glandes à ferments sont toxiques, mais il faut bien considérer

que ces ferments n'exercent leur action qu'à la surface de l'organisme, c'est-à-dire dans

ÿ , et il n'y a pas sans doute à tenir compte de leur toxicité. Parmi les produits

ÿ laîres, la bile lient le premier rang par sa toxieilé et nous l'étudions plus bas à ce de vue.

Quant aux substances toxiques issues du mouvement même de la nutrition, elles se rattachent désnssimilation des matières albuminoïdes. Leur produetion dépend de tee fait primitif que la molécule d'albumine, avec sa fragilité essentielle, s'altère très ent ét devient aisément toxique. Une déchéance même superficielle lui lô toxicité, comme en témoignent les peptones qui pourtant n'ont pas une

très éloignés de celle de l'albumine.

- On conçoit done qu'en dehors des leucomaïnes mises en évidence par M. A. , le processus général de la désussimilation donne naissance à des Loxal- Pümines ou à dex diastases qui, pour rester indéterminées en ant qu'espèces chi- Imiques, se révèlent par les propriétés physiologiques qu'elles confèrent au sang et faux issus, comme nous allons le voir dans un instant. « En résumé, les poisons intraorganiques ont des origines Lrés diverses : l'alimenta- Bs'qul apporte surtout dés toxiques de nature minérale: les sécrétions qui apportant ferments où dos produits complexes comme la bile; la nutrition avec ses albuminoïdes, et enfin ln putréfaction intestinale qui est sans doule Le foyer le plus intense et le plus menaçant.

… DIFFUSION DES SUBSTANCES TOXIQUES. — TOXICITÉ DU SANG NORMAL d ET DES TISSUS.

leur formation, les divers polsons que nous venons de voir sont nécessairement par la circulation ot dirigée sur les différentes voies de sortie, sur les émoncloires qui en débarrassent l'organisme et parmi lesquels l'émonc

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