LIVRE m. -^MAGNÉTISME ET ÉLECTRICITÉ
UQ rubMi eOQUiiii , depuis a Juiqu'ft m ; tnsuite , on en- Hve avec une pointe toutes les perliet de ces bandet 4|ui «e trouvent sur les contours du dessin que Ton veut rendre visible. Chacune de ces solutions de Gonliii|iité est marquée par une étincelle lorsqu*on fait passer le Quide de la macbine de « en a ; ou de a en s. On peut de celle manière représenter avec asseï de vérité des figures de toute espèce : c'était le graud amusement des électriciens du siècle dernier.
Le carreau magique est autrement disposé : Tune de ses faces est recouverte d'une feuille d*élain et Tautre d'une espèce de vernis contenant beaucoup ^^avêtUurinai Pélectricité s*accumule par dissimula*^ tion; et 9 quand Tétincelle part, on voit sur la face aventurinée des traits de feu qui serpentent dans tous les sens.
Cest aussi dans Tobscurité qu'il faut étudier les phé* nomènes des pointes : alors , quand on les met en communication avec les conducteurs d'une forte machine , on aperçoit de brillantes aigrettes, comme celle qui est représentée dans la 6gure 305 j à l'extrémité de la pointe , on ne dislingue qu'un seul trait de feu « qui se divise à une petite dislance et se ramifie en une foule de petits filets élincelanls.
L'électricité résineuse ne donne Jamais des aigrettes aussi divergentes et aussi allongées que l'électricilé vitrée; ce phénomène singulier est bien digne d'allen* tion , puisqu'il semble ofiPrir un caractère distinctif entre les deux fluides électriques.
Les pointes qui sont en communication avec le sol donnent aussi des aigrettes , même quand elles se trouvent à plusieurs pieds de distance des corps élec^ Irisés*
En tirant des étincelles un peu fortes sur un morceau de drap ou de soie couvert de poussière métallique ou frotté avec des feuilles minces d'or ou d'argent, on observe des efiFéls analogues à ceux du carreau magique. La lumière parait en mille endroits à la fois , et se ramifie dans tous les sens sur retendue de sa surface.
Pes pointes de corps conducteurs encore plus fines et plus rapprochées donnent une espèce de phosphorescence continue : par exemple, les lames d'or très* minces, collées sur du verre, du cuir ou du bois, paraissent illuminées pendant tout le temps que l'électricité les traverse, et, sur certains corps mauvais conducteurs , la phosphorescence se prolonge pendant plusioirs minutes après le passage du fluide.
Ces apparences lumineuses que nous offre l'électricité des machines sont une imitation Irès-faible , et ce* pendant très-exacte de plusieurs phénomènes qu'on observe daqs le ciel et sur la terre au moment des orages. Elles nous serviront de principes pour expliquer, dans la Météorologie, toutes les formes de la lumière électrique , telles que l'éclair , les langues de feu qui paraissent au sommet des mÂls des vaisseaux ou sur les flèches des tours élevées , et une foule d*autres météores
qui étalent, pour las anciens, nu sujet d^efrai «t dt superstition.
5KK^. lumière éleetrique éane le vide, damêke vapeure ei dans iee ga» raréfiée. — Va tube de huit ou dix pieds de longueur, dans lequel on a f^ le vide, étant mis par l'une de ses extrémités en oanoittnieaikMi avec une machine ordinaire, et par Tautre ea eoaMiv* nieation avec le sol , on aperçoit tout son istérleiir éclairé d'une vive lumière. L'électricité , ne troorant plus qu'une faible résistance dans Tair qui reste, se dissipe au large dans toute la capacité du tulie, et s^ coule en marquant partout son passage par des IraMs de féu. Quand les communications sont bien établies, la lumière parait fixe et uniforme; mais, ai à l'exté» rieur du tube on approche un corps eonducteor, elIt se portf vers lui et en même temps elle prend plus d*éclat. 11 arrive presque toujours qu'un tube qui a a«rfi à cas expériences donne encore des espèces d'édalrs long* temps après~avoir été séparé de la machine.
Pour observer les diverses apparences de la Isoilère éleelrique suivant les différents degrés de raréfiaction de l'air, on emploie l'appareil qui est représenté dans la figure 304; c'est un vase en verre de forme ellipsoïde que l'on appelait autrefois Vemfphiheaphifwes à l'une de ses extrémités , il perle un tube à reirioet , et à Tautre une lige à bouton passant daBS une boUe à cuir. Quand le vide est fait aussi parfaileaeat qv*il soit possible , réleclricité passe librement en remplissant de lumière toute la capacité du vase ; quand od UiMe rentrer un peu d'air, la tnaaière devient moins diUkise, elle se resserre et forme entre les deux boulons bti¥ des arcs de couleur pourpre; une quantité d'air un peu plus grande donne encore moins de difltision à la lumière , et ainsi de suite jusqu'au moment où le fluide ne peut plus s'écouler qu'en jaillissant d'un bootea à l'autre sous formes d'étincelles.
Comme avec les meilleurs machines nous ne poovons faire le vide qu'à deux millimètres, il reste encore , dans les expériences précédentes , uae quantité d'air qui peut avoir une grande influence et sur la formation de la lumière et sur sa couleur. Le vide barométrique étant le plus parfait que nous puissions obtenir, il est curieux de voir si le passage de l*électiv cité au travers des vapeurs si rares du mercure produirait encore des phénomènes lumineux. Dès Tan 1060 , Picard avait remarqué qu'un baromètre devient lumineux lorsqu'on l'agite dans les ténèbres ; plus tard, on a constaté que ce phénomène est dû à l'électricité qui se développe par le frottement du mercure contre les parois intérieures du tube ; enfin Cavendish imagina de faire un double barotnèire, de manière que rélectricilé donnée à l'une des cuvettes fût obligée de traverser le vide pour aller sortir par l'autre cuvette et s'écouler dans le sol {ftg. 306). Dans ce vide , plus parfait que les précédents , la matière électrique offre encore les mêmes phénomènes : elle remplit de lumière tout Tespace qu^elle traverse, et l'on recannalt ^oe destcasieas