‹ Eléments de physique expérimentale & de météorologieChapitre 117 sur 341 · SECTION II — ÉLECTRICITÉ. — CHAR V · texte numérisé non relu

SECTION II — ÉLECTRICITÉ. — CHAR V

«léme (rè«-faible« sont $uttanteg pour la faire pas»er du •ommet de la première colonne au lommel de la seconde. le$ couleurs de la lumière électrique sont très-chançranlei, et les cbangemenf s qu^elle présente sont dépendants de la force de rélincelle et de la pression du gaiqtt*elle traverse; eependant, pour la même force et la même pression , il y a des gai et des vapeurs qui semblent donner de préférence les teintes rougeàtres , tandis que d*autres donnent les teintes jaunes , bleues ou violacées.

910. Cautu lie lu lumière électrique, >- Quelques aolears ont pensé que le fluide électrique , en s*ouvrant de fSorce un passage au travers des corpi , les comprimait au point de les rendre lumineux; ainsi, d*après celte hypothèse , les vapeurs de mercure dans le vide barométrique seraient elles-mêmes comprimées et reféuléea avec tant de violence qu*elles dégageraient de la chaleur et de la lumière. Il n'y a point de faits positifs pour démontrer la fausseté de cette opinion , ni même %on iof uttsance.

Cependant il y a une autre supposition qui est aujourd'hui plus généralement admise et qui nous semble plus vraisemblable ; elle parait avoir été faite pour la première fois par Ritter, et elle a été depuis développée par an grand nombre de savants, surtout par MM. Davy, CErsIed et Benélius. Elle consiste à regarder tous les atomet de la matière pondérable comme les éléments entre lesquels s'accomplissent toutes les décompositions ettoutet les recompositions électriques. Les atomes posaideraient primitivementrun des fluides : les uns que Ton appelle étoc/n^-po«iV</^y posséderaient primitivement le fluide positif ou vitré ; les autres , que Ton appelle élecironigaiift, posséderaient primitivement le fluide néiS^tif ou résineux ; les premiers , enveloppés de fluide neutre, auraient attiré du fluide négatif, tandis que les derniers, au contraire , auraient attiré du fluide positif de telle sorte qu'ils seraient Tun et Tautre à l'état naiorel. Cela posé, imaginons une seule file d'atomes électro-positifs ou électro négatifs , et l'un des fluides qui se présente pour la parcourir , il est évident qu'il se manifestera subitement autant de petites étincelles qH'U y a d'atomes , à peu près comme il arrive à la chaîne des grains de métal dont nous avons parlé ; pour plusieurs fils d'atomes le phénomène serait le même, et dans le vide du double baromètre, les atones dispersés de la vapeur de mercure seraient la vraie cause de la lumière qu'on observe ; enfin , dans le vide atoota, on ne sait ce qui arriverait, car, le fluide neutre étant homogène et sans solutions de continuité, sa m peut rien dire des effets qu'il éprouve , puisqu'on m sait rien sur le mode d'agrégation des deux fluides qni le constituent.

Bien que cette hypothèse semble appuyée par tous

les fàils connus , Il est bon cependant de la mettre à de

nenvelles épreuves et de la regarder plutôt comme un

mofem de chercher U vérité que comne la vérité

dk-weUm*

91 1 . Cause du mouvemeni des corpê non cendue* Uur$ élecMUê,-^ W ne parait pas qu'il existe aucune attraction à distance , ni même aucune affinité enlre le fluide électrique et la substance des corps non conducteurs , car tous ces corps perdent leur électricité dans le vide. D'après cela , si nous considérons deux balles de gomme laque, par exemple , chargées Tune et l'autre d'une même électricité et mises en présence, la seule force qui les sollicite est la répulsion de toutes les molécules du fluide donl elles sont revêtues ; l'effsC immédiat de cette force serait donc d^carler ces molécules , et de les disperser de toutes parts , si elles pouvaient se mouvoir librement : par exemple , si les deux balles étaient dans le vide , eHes resteraient immobiles , tandis que leur électricité, obéissant à sa répulsion propre , se disséminerait jusqu'aux limites de l'espace ; mais , suspendues au milieu de l'air qui est un mauvais conducteur, le fluide qui les couvre esl arrêté dans tous les sens , ou plutôt , il trouve une résistance à vaincre. Celles de ces molécules qui s'appuient sur l'air ne peuvent se mouvoir sans pousser l'air devant elles , et celles qui s'appuient sur la substance des balles de gomme laque ne peuvent se mouvoir non plus sans les pousser comme un obstacle qui s'oppose à leur marche. C'est par ce double effet que les balles sont mises en mouvement et écartées l'une de l'autre.

Pour rendre le phénomène plus sensible , on pourrait concevoir que les balles de gomme laque, après avoir été électrisées, ont eu leur surface recouverte d'une couche de substance imperméable à l'électricité, de telle sorte que le fluide qui les charge soit comme emprisonné enlre ces deux matières non conductrices. Alors il est évident que toutes les actions répulsives qui s'exercent entre les molécules électriques se transmettent immédiatement aux molécules pondérables par le fait seul de la résistance passive qu'elles opposent. La couche d'air qu| enveloppe les corps ftiit précisément l'of* fice de cette couche imperméable & l'électricité.

On prouve, de la même manière, que des balles chargées de fluides contraires doivent être entraînées et attirées par l'effort que f6ut les molécules de ces fluides pour les rctioindre.

Le même raisonnement s'applique à tous les corps non conducteurs , quelle que soit leur f6rme ; et il est visible que si un corps non conducteur , pris dans son état naturel, n'est Jamais attiré ni repoussé par un corps éleclrisé, c'est simplement parce que, ses fluides n'étant point décomposés par influence et séparés l'un de Tautre , il éprouve loiûours deux actions contraires , l'une attractive, et l'autre répulsive, qui sont sans cesse égales et qui se détruisent.

919. Mouvemeni deê cerps eanductturs ilecfriêéê^ — Nou3 avons d^à vu que , dans son état d'équilibre sur un corps conducteur, l'électricité ferme une couche d'une certaine épaiueur, ayant deux surfaces, l'ane qui s^appuie sur l'air environnant , et l'autre qui est

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