‹ Eléments de physique expérimentale & de météorologieChapitre 127 sur 341 · SECTION III — GALVANISME. — CHAP. II · texte numérisé non relu

SECTION III — GALVANISME. — CHAP. II

taiceà 4et boappet toyeutes floUanles, semblables à ét$ iMtM de loîle d^araignée.

Le platine eo éponge , e( tous les métaux en feuilles I OH en limailles offrent quelques particularités I, dépendantes de leur nature , de leur fusl- Uité , et de leur affinité pour Toxygène.

Une des expériences les plus curieuses , sur les effets de luiière et de chaleur produits par la pile , est celle ^ Pm doit à sir. H. Dary , et dont nous aurons occasisadt parler encore dans rélectro-magnéUsme. Elle pcit se disposer de la manière suivante : dans une irasde elocbe ou dans un ballon de 10 à 13 pouces de éaaètre on adapte deux boites à cuir, opposées Tune UaUrt , par lesquelles on fait passer deux fortes tiçes ^ ptrcBt s'approcher jusqu*au contact, ou s'éloigner i filoalé; à Textrémité de chaque tige on attache un petit ctee de charbon fortement calciné et éteint dans IcMrcvt , mais il fout que le charbon touche le métal

pv m irsade surftice. Alors , on fait le vide dans

rappsRit, «I avance les tiges de manière que les

poiatei 4tt ctaes se trouvent à une petite distance , et Toi éUàU la communication entre les deux pôles d'une forte pile; bientôt le courant franchit l'espace qui lépare les charbons , échauffé leurs pointes et les rend ^Usainaates de lumière : Hen n'est comparable à l'éditqa^dJcs prennent. Dès cet instant , l'on peut écarter io littt graduellement , le courant ne cesse pas de traîner le vide qui les sépare , et , de cette manière , «1 prodoit on faisceau élincelant qui remplit tout l'aprveO. Le phénomène ne se montre pas avec moins fédst diBS de Pair raréfié à quelques centimètres de pmiMB, BMls alors le charbon se consume en partie.

9S8. Egèti chimiques de la pile. — Le premier et ^ phis remarquable des effets chimiques de la pile fut 'éeoiferl an commencement de ce siècle (le 50 avril IBM) par Mil. Carliste et Nicholson. Ces deux physiôest, pour répéter les expériences de Yolta, avaient cMitmit à la bâte one pile à colonne avec des pièces ^ MaBaie , des plaques de zinc et des rondelles ^ cartSB. Après quelques essais , l'odeur particulière ^l'hydrogène s'étanl fait sentir, Micholson eut Theu- Rve idée de faire passer le courant dans un tube plein 'eaa, par le moyen de deux fils de métal qui s'approckaieatà une petite distance. Bientôt l'hydrogène parut a petites balles tout autour du fil négatifs et le fil PMi^saxydait visiblement. Ainsi , les deux éléments ^Teai forent enfin séparés; car Cavendish avait bien picsaposer de l'eau avec de l'oxygène et de l'hydro- S^ Bais jttsque-U tous les efforts avaient été impuis- »*U psor la décomposer.

L'appareil qui nous sert maintenant pour la sépara- ^ des éléments de l'eau est représenté dans la %tR W; il se compose d'un verre à pied dont le fond eu Irarersé par deux fils de platine f, f ^ui ne doivent F^ tt loocher ; les cloches o et A, renversées et pleines de ^Bide, coBvrent chacun des fils. Aussitôt qu'on établit b eoaaumicatloa avec les pôles de la pile , les bulles

de gaz se dégagent en abondance ; l'oxygène pur monte toujours dans la cloche qui couvre le fil positif , et l'hydrogène pur toujours dans celle qui couvre le fil négatif. Il est évident que les deux cloches doivent communiquer entre elles par le liquide intermédiaire , car le courant ne peut pas traverser le verre.

L'eau distillée et parfaitement pure se décompose lentement ; mais , dès qu'on y met une goutte d'un acide quelconque , ou quelques atomes de sel , ou quelques parcelles d'une substance qui augmente sa conductibilité, les bulles de gaz se dégagent vivement, et il ne faut que i ou 3 minutes pour voir 1 centimètre cube d'oxygène dans la cloche positive, et 3 centimètres cubes d'hydrogène dans la cloche négative.

Deux atomes d'hydrogène à l'un des pôles et un atome d'oxygène à l'autre , voilà un phénomène bien surprenant et qui a longtemps exercé la sagacité des physiciens; car dans les décompositions ordinaires, les éléments se désunissent et ne s'éloignent pas l'un de l'autre , tandis qu'ici il y a tout à la fois séparation et transport des éléments séparables. On a fait des tentatives sans nombre pour saisir la molécule d'eau qui se décompose , ou pour arrêter en chemin les atomes gazeux avant qu'ils fussent arrivés aux fils de métal d'où l'électricité passe dans le liquide ; mais , rien n'a réussi. Par exemple , quand on met de l'eau dans deux vases , que l'on fait plonger le fil positif dans l'un , le fil négatif dans l'autre , et qu'ensuite on établit la communication entre les vases par un corps conducteur pour que la circulation électrique puisse s'établir , on observe des phénomènes singuliers : si le conducteur intermédiaire est un métal , l'eau est encore décomposée comme à l'ordinaire , mais dans chaque vase séparément ; s'il est un corps humide , quelquefois encore il la décompose comme un métal , mais le plus souvent la décomposition se fait on ne sait où ; l'oxygène parait seul dans l'un des vases , dans le positif, et l'hydrogène seul dans l'autre ; c'est ce qui arrive , par exemple , quand on établit la communication en plongeant un doigt dans chaque vase. Alors , on semble en droit de conclure que l'un des éléments gazeux a dû traverser le corps pour se rendre au pôle où il se dégage* De même, quand on établit la communication avec un morceau de glace, il semble nécessaire que l'un ou l'autre des gaz passe au travers de la glace , puisque chacun d'eux ne se dégage qu'à l'un des fils métal* liques..

M. Grotthuss a donné, de ces phénomènes et de toutes les autres décpmpositions chimiques que produit le courant , une explication qui a été admise par tous les physiciens, non-seulement parce qu'elle est ingénieuse, mais aussi parce qu'elle semble tout à fait conforme à la vérité. Concevons un fil de molécules d'eau , 1 , i , 5 , 4 , etc. Ifig. S51), formant une espèce de chaîne droite ou courbe qui joint le fil positif f au fil négatif r '• l'électricité positive de f agira par influence sur la molécide 1 et la tournera pour attirer l'oxygène qui est

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