LIVRE IV. --ACTIONS KOLÉCULAmES
Tcau par une de lei extrémilés a ; le liquide la remplit liienlôt, el lorsqu^on la courbe pourabaitser son autre extrémilé b au'dessouê du niveau n, ou voit le liquide qui coule goulCe à gouKe comme dans un siphon irèsélroit ; mais dès qu*on relève un peu ce((e extrémité pour la remelire au niveau n, les gouttes cessent ûe$e former et le liquide ne peut plus sortir.
Pour expliquer les phénomètus d*eadosmose , il faut donc recourir ù une force différente de la capillarité ordinaire, ou au moins à quelque nouvelle modification de celte force. C*esl ce que M. Poisson a fait , en s*appnyanl sur des considérations que nous regrettons de ne pouvoir développer ici. ( Voyez la nourelie théorie de l'action capillaire de M. Poisson ^ page 296.)
511. Indications théoriques. La théorie des phénomènes capillaires appartenant essentiellement à Fanalyse mathématique , nous devons nous borner à faire cûimailre les principes physiques sur lesquels les géomètres ont établi leurs calculs. Ces principes se réduisent en dernier résultat : l*" ù admettre dans chaque liquide une force de cohésion particulière , c'est-à-dire une force attractive entre les molécules voisines, et S^à admettre entre les solides et les liquides une force d'adftééion, c*esl-à-dire une autre force attractive qui agit entre leurs diverses molécules. Mais ces deux espèces de forces attractives ne pouvant être caractérisées que par leur intensité relative pourvue même distance, et par la loi suivant laquelle elles décroissent à mesure <,uc la distauce augmente , on conçoit que , faute de données sur ce [K)int, ou est condamné à choisir entre une foule d'hypothèses également probables, ou du moins également possibles , elquePexplication à laquelle on arrive dépend de Thypothèse qu*on adopte! C*est ainsi qu*on a vu paraître d'abord les théories de Jurin, Clairaut , Segner, et dernièrement celle de M. de Laplace et celle du docteur Young. Jurin attribue Télévation de Peau dans les tubes capillaires à Tattraction de la partie annulaire du tube à laquelle le sommet de la colonne est conligu ; Segner elle docteur Toung considèrent les ménisques qui terminent les colonnes soulevées ou déprimées, comme des surfaces élastiques agissant par leurs tensions ; Clairaut, sans entrer dans Texplication détaillée des phénomènes, s*élève en quelque sorte au-dessus de toutes les hypothèses par la fécondité de son analyse, et démontre ce résultat remarquable, savoir : que si la loi d'attraction de la matière du tube sur le fluide ne diffère que par son intensité de la loi de Tattraction du fluide sur lui-même , le fluide s^élèvera au-dessus du niveau, tant que Tintensité de la première de ces attractions surpassera la moitié de la seconde. Si elle en est exactement la moitié , il est facile de s'assurer que le fluide aura dans le tube une surface horizontale, et qu'il ne s'élèvera pas au-dessus du niveau. Si les deux intensités sont égales, la surface du fluide dans le tube sera concave, de la forme d*une demi-sphère , et il y aura élévaiion du fluide. Si l'intensité de ratiraction du tube est nulle ou insensible, la surface du fluide dans le tube
sera convexe, de la tormt d^ne dmai-sphlre^etlty aura dépression du fluide. Entre tes dMxlimilis, la surface du fluide sera celle d'un tegaeat spbériqat,«t elle sera concave ou convexe , MilTant qàt Vkeimslié de l'attraction de la matière du tube sur le fluide sera plus grande ou plus petite que la moitié de celle defittraetion du fluide sur lui-même.
M. de Laplace admet que les forces atlradives fA produisent les phénomènes eapillairet décroissent avee une telle rapidité , qu*elles sont nulles à des distaBCci sensibles ] et quand un liquide s*élève dans un loin, M suppose qu*une couche infiniment mince de ee liqaiée s'attache d^abord aux parois du tube , et forme wi UAe intérieur qui agit seul par son attraction pour sealeier la colonue et pour la maintenir à une hautear iëstminée qui dépend de la cohésion du liquide el de sadeasite. C*est en parlant de ces principes qu'il ezpli^ Tensemble des phénomènes capillaires (AféoaitfflM céleste, Supplément au X« livre). Enfin M. PeisiMâ introduit 'dans les équations générales les variatiOM rapides de densité que les liquides éprouveot flis de leurs surfaces libres ou près des parois qui les limilsil, et cette considération importante lui a servi à élatilir une théorie nouvelle qui se trouve à l'abri des dijeclions que le docteur Young avait élevées contre la désria de M* de Laplace.
CHAPlXaE II.
Slnijclure det Corps.
SIS. On peut étudier la structure d/es corps sois dus points de vue :
l"" En considérant seulement leura formes extéricwtt pour en déduire quelques lois générales sur letir fermalion , ou plutôt sur les différents modes suivant les* quels leur volume a dû prendre des accroisseoMBU successif! et toujours réguliers ; fi» en observant lei propriétés physiques , souvent très-diverses, que bms présente une même substance pour en déduire qatlques données sur l'arrangement intérieur de ses m^ cules.
L'étude des formes régulières et variées que prmnent les minéraux constitue à elle seule une scince importante que Ton appelle cristalk>grsiphU;tÊ»s comme il nous serait impoMibie , sans nous écarisr de notre plan , de donner les premières notions de ceU« science, nous renverrons le lecteur au Traité de Isifi au Traité plus récent et plus complet de M. Beudsat, et aux beaux Mémoires que M. Mitscherlidi apoMi*^ sur ce sujet dans les Jnnales de Chimie, depuis 1114*
Ainsi, nous nous bornerons ft examiner les propHéléi
CHAMTftE It. ~ STBUCTURE DES CORPS.
pfcyhfim des corpt^ et Ici indications qo^cHes peuvent nous lUraner eur l'arrangement moléculaire; il n*y a •nr ce point aucune théorie, ou pour mieux dire, aucun fait complètement expliqué ; nous serons donc réduits à présenter une simple énumération des phénomènes , en oQus effèrçant de rapprocher ceux qui paraissent dépendre des mêmes causes.
S15. Les fluides, en général, soit à I*étal gazeux , soit à rélat liquide, nous offrent dans toutes leurs parties une mobilité si grande qu'elle semble exclure toute idée d'arrangement déterminé. Dans une masse fTeau , par exemple, il ne faut qu'une très-petite farce pour que la molécule qui est au centre se déplace et Tieime à la superficie, ou pour qu'une molécule superficielle s'enfonce au contraire, et sillonne toute la nasse, suivant une route plus ou moins sinueuse. Un léger mouvement, un changement de température presque insensible, sont toujours des causes suffisantes pour produire ces déplacements et pour bouleverser toutes les positions relatives des molécules. Ce phénomène, que nous pouvons observer en petit dans des vases transparents où flottent des poussières visibles , est un phénomène général qui se répète plus en grand dans toutes les masses fluides que nous offre la nature. Ainsi, dans le lac le plus tranquille en apparence, il y a tant de causes sans cesse changeantes qui sollicitent les molécules liquides, que l'on peut bien assurer aussi qu*elles sout à tout moment déplacées ; de même, dans l*atmosphère pendant le calme le plus absolu , on peut ùlrt bien assuré que les molécules n'ont point de repos ; et si la masse d'air parait immobile dans son ensemble , elle n*en est pas moins agitée de mille manières dans toutes ses parties. Celte circulation perpétuelle des fluides semble indiquer une parfaite homogéoéité de structure^ cependant , dans l'ignorance où nous sommes sur les derniers éléments de la matière, nous ne pouvons rien affirmer sur l'état d'agrégation des molécules elles-mêmes : il est possible, par exemple, qa*une molécule d'eau , qui est si mobile par rapport aux molécules qui l'environnent, soit un composé de plusieurs molécules élémentaires , assemblées par des forces permanentes , et retenues à dislance dans des positions parfaitement fixes ; car la fixité dans la structure des molécules secondaires n'empêcherait pas leur mobilité relative. Mais, pour ne pas se faire une fausse idée de l'état d'agrégation des liquides et des gaz, il ne faut admettre implicitement ni qu'ils sont composés de molécules simples ou isolées, roulant ou glissant l'une sur l'autre avec la plus grande facilité , ni qu'ils sont composés de molécules secondaires, ou d'atomes plus ou moins nombreux, groupés d'une manière fixe, et se déptaçant tout d'une pièce, sans qu'il y ait de changement dans les positions respectives de leurs éléments { car, Jusqu'à présent , il n'y a dans la science aucune donnée certaine pour lever nos incertitudes sur ce point.
Les corps solidos^ offrent plus de prise à nos obser-
vations, parce qu'ils peuvent, pour ta plupart, prendre naissance , se former et s'accroître sous nos yeux, et parce qu'ils ont en général des propriétés qui sont en rapport avec leur structure intime. Ce sont ces pror priélés que nous allons étudier, en distinguant celles qui peuvent être imprimées aux corps postérieurement à leur formation , et celles qui dépendent essenUellemeut de leur origine , c'est-à-dire des circonstances dans lesquelles ils ont pris leur solidité.
S 14. Des changementi de structure que peuvent prendre les corps solides sans perdre leur solidité.
Changement de forme des cristaux. M. Mitschcrlich , en étudiant les propriétés optiques de la chaux sulfatée , a reconnu que dans les lames cristallisées de cette substance, la structure intérieure change avec la température, sans qu'on puisse apercevoir à l'extérieur aucune modification sensible, ni sur les c6tés, ni sur les faces polies de ces lames. D'autres substances cristallisées lui ont ensuite présenté le même phénomène.
Le sulfate de nickel, en cristaux prismatiques, ayant été exposé, en été , à la lumière solaire, dans un vase fermé , les particules ont changé de position dans la masse solide, sans que l'état fluide ait eu lieu ; et lorsqu'au bout de quelques Jours on a brisé les cristaux dont la forme extérieure n'était point changée , on les a trouvés composés d'octaèdres à bases carrées, offrant parfois un volume de quelques lignes. (Ann. de Chim., t. 87, page 905.)
Le séiéniate de zinc à forme prismatique , exposé au soleil sur une feuille de papier, se transforme aussi en peu d'instants en cristaux octaèdres à base carrée.
Des cristaux de sulfate de magnésie et de sulfate de zinc, chauffés graduellcmenl dans l'alcool Jusqu'au point d'ébullition de ce liquide, perdent peu à peu leur transparence ; et lorsqu'on les brise, on les trouve composés d'un grand nombre de nouveaux cristaux trèspetits, qui sont , pour la fOrme , entièrement différents de ceux qu'on avait employés.
Ces faits remarquables, et bien constatés par un habile observateur, démontrent Jusqu'à l'évidence que , même dans les corps solides , les molécules constituantes n'ont pas des positions relatives invariables, mais qu'elles peuvent encore changer de place, s'ar- >anger et passer successivement par des états d'agrégation complètement différents.
De la trempe et du recuit. L'arrangement des molécules ne se montre pas toujours par des facettes cristallines : par exemple, dans les propriétés qui résultent de la trempe, quelque tranchées qu'elles soient, il nous est à peu près impossible de démêler les diverses structures qui correspondent dans un même corps aux divers degrés de trempe ; mais comme on ne voit rien en lui qui puisse varier, excepté l'arrangement de ses molécules, on est bien porté à conclure que c'est là la cause qui lui donne les qualités si singulières et si diverses que nous observons et dont nous allons essayer de prendre une idée.
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UVRI IV. •-• A(mOin IIOUtoDUIMM,
n B*y a i|— tr|t>^ë» édiyyil totfirt mmo$ptik\m de rtôefolff 1« Iftnpt t Vêriêf est in ■OMbra , aoU qH*il a4t M obUpo ii«liii«(^0fii«iil| M par $ém$niëiiQn, ou par ^Nt/oii. Pour trampar l'aelar, il luttt die la poriar à una luuta laaipéraiura ai de la refrakllr bruaqua» iftaat. Laa divan degréa da tranpa dépandast al ûê Té* léTatian da la Umpéralura at da la rapidilé du raflHii*
En parUnt du roMffê^biano , la rafroidiaaaMaui tubil daM la mareura, dam le plomb ou daoa quelque adde, donne la tr$mp9lmplH» dur9f le rerrolditaeanent dana Teau doone une trempe un peu moine dure, et le refroidiMement dans lea eorpt graa, comme Tbuile ou le tulf« donne dea (rempet encore un peu moini durea.
Bn parlant du rai»^a*ra«#, du rouge-pif, du roN^ etriêê, ou du romç0^brun , on a dea irempea touJouN déeroiiaaiiti^a, e*eat«A<^ira loujoura moine duraa, at d*aulan( moins que le corpa rerroidiatant eat noini actif $ ainsi, pour ebacune de ces températures, lliuile parait donner une trempe moins dure que Tenu, et Peau une trempe moins dure que le mercure*
L*acier qui a reçu la plue forte trempe est plus caa* sent que le verra i il errive aaseï souvent que les coins qui servent à fNpper les monnaiea et les médailles se brisent naturellement aana recevoir de cboes ni de pressions, même dans dea iieuK oà la température varie peu.
Les insirumenls qui doivent avoir une trempe tris* dure ne doivent Pavoir en ^éral que dans une petite partie de leur volume ; aussi se 8erde*t«on de lea irem* lier en entier t lea burins, par exemple, ne sont trempés que dans une petite pariie de leur longueur, et c*est ainsi qu*ils peuvent être trè^niurs à la pointa , et ca« pendant asseï solides et assas réaiatania dana leur en* semble.
Les ouvriers qui travaillent Pacier savent donner à abaque insirument le degré de trempa qui lui conviant suivant i^usage auquel il est deetiné ; mais on confit qu'il serait bien diftciie de saisir ce point avec préciaioo, si IHm n*avait pour guida que la nuance du rouge à laquelle it Aiut plonger Pacier dans le mercure ou dana Peau pour lui faire prendre (ouïes les qualités quV>n sa propose de lui donner; aussi est-il bien rare que Ton suive cette métboda. On a un autre moyen de varier la trempe avec certitude , et pour ainsi dire A volonté ( ce moyen est le nenitf il repose sur la propriété que possède l'acier trempé dur, de se détremper peu à peu suivant le degré de cbaleur auquel on i*eK« po«e. On commence donc par donner une trempe trop dure , et on la réduit graduellemenl. La taule diAcullé est d*avoir une série de caractérea auAquala on puisse reconnaître les divers degrés de cbaleur par leequela on passe. Or, cas eeraeières se préaenteni d'eus-mémea dans Pacier t lorsqu*il a été trempé ai qu*on PexpoN pour le recuire sur des charbons allumés ou seulement sur du poussier de charbon , aa aurface prend des couleurs (rèK-marqiiées qui changent avec la température.
(kê aoulaura aont lea anifantea i Jaune pilllatri«|i pourpre* bleu violât, bleu, bleu clair couleur d'sia, Il parait qu'en partant d'une trempe dure , il ftui, peur avoir la trempe des canifs et des rasoirs, arrêter Is recuit au Jaune paille, Parréter au pourpre peur avsir celle des couteaux et dea ciaeaux, au bleu pour cdls iki ressorts de monlre , et seulement h la températare da rouge naissant pour avoir celle ^ ressorts de voUok. il est bien rare que des pièces d*acier bien draaiési ae sa déforment pas par la trempe , et souvent la rscsil qu*elles doivent éprouver n*est pas asaea grand pov qu*on puisse les redresser au marteau i c'est, par eisc* pie, ce qui arrive aux aiguilles magnétiques, car 11 est bon de ne pas les recuire jusqu'au bleu. Dans cecaioa cbauflîB les pièces dans un tube ou dans un nanchaads fér, afin qu'elles prennent plus sûrement une (empérsture uniforme dans toute leur étendue, et ensuite oa ici laisse tomber veriicalement dans i*eau, d*uoe bantear un peu grande, afin que tous les points de la surfici soient saisis par le froid presque au même instant.
Le verre peut être trempé comme Pacier, et s'il «t impossible de lui donner par le recuit la sooplcaw et Pélasticlté des ressorts , il est possible au moiw éeéminuer beaucoup sa fragilité. Tout le monde mit esa^ ment se font les larmeê boiavigutê, et comaml elles se réduisent en poussière ^éê qu*on en briie la pointe. Puisqu'elles se ferment eu versant du verre fondu dans Peau froide, et puisqu'elles éclatent en adlle fragments lorsqu'on rompt en quelque point leur eon* tinuité, il est évident qu'elles sont tout à ftiit aoslogaet k Pacier fortement trempé j aussi, lorsqu'on fait recuire une larme batavique Jus(|u'à une température voitiae du rouge, elle devient comme du verre ordinaire et ae se brisé plus que dans les points qui reçoivent ieeboc. C'est pour cela que dans les verreries un prend çTsad soin de recuire les pièces qui sont soumises pènésBl leur fabrication à un refroidissement un peu rapide.
Nous verrons dans la polarisation de la lumière no procédé curieux pour observer l'arrangtiuent motécalaire des corps diaphanes , et nous reconnaîtrons par exemple que le verre est presque toigours trempé en plusieurs points de sa masse , à moins qu'il n'ait été refroidi avec beaucoup de précaulious.
Il y a une substance qui présente des phéuomèoei de trempe d'auianl plus sin^^uliers qu'ils sont etacteaieat opposés à ceux que présente l'acier : celle substance est l'alliage dus iuslruiueiits chinois que nous conuaitsooi sous le nom de tam-tam f elle se compose de qeaUt parties de cuivre pour une partie d'élaio. Quand Patliage des lam lami est lentement refroidi, 11 est fragile comme le verre } au conlraire, quand il est refroidi rspidement il devient malléable , il peut être travaillé au marieau, façonné en InslrumenU, et exécuter parsea élasticité ces vibralions mulUpliées qui produiseol des sons si graves et si pleins. C'esi même d'après celte observation curieuse que nous pouvons maintenant eu France exécuier tics laïu-tams , moins bons peul-élre
CH\WTR8 n,-STIlUCTBRE DES CORPS.
4M 00U1 dit CÉifiOi», BUiU MM lOaorei 60PMldM( pour eDtref daot poa oroheslret,
On a couiunM d^expliquer les pbépomèiifi dft U trempe du verre et de l'acier, en disant que le« rool4eii« les superficielles saisies par le froid se consolident brua* qiieaent en formant une espèeeda voûte qui enveloppe de Mmtet parts le noyau intérieur, tandis qu^il est en* eore Ms-dilaté par la ehalaur : si ce noyau se refroi-^ disfaii lUirement, il diminuerait de volume ; mais foreé I il Test d*oecuper en se reAroidissant le même ) qu'il occupait étant irès-ebaud , ses molécules épfouyeiit une grande tension et font un effort eonlinuel IMNir briser la voûte de dehors en dedans • et |a brisent eu effet avec explosion quand uneoause extérieure vient Civeriser leur action. Par cette espèce de comparaison, l'on explique tout au plus la facilité avec laquelle le irerM trempé se brise ou se réduit en poudre, maisl*on «"explique ni la dureté que prend i*acier, ni rélastieité, »i lea autres propriétés remarquables qui eorrespon* ëent aux divers degrés de trempe , et Ton n^explique pea à plus forte raison oe qui arrive à l'alliage des tam* fama. On a coutume de dire aussi que les autres corps B*ent pas la propriété de se tremper, mais oela signifie •eoleaeat qu'ils n'ont pas la propriété de devenir f^agilta par le refk^idissement, car il est bien probable que leiia les corps brusquement refN)idis différent des corps recuits par quelques propriétés physiques, comme ileen diffèrent par leur densité ou parla marche de leur dilatation.
De Vécrouiêsage» Lorsqu'un corps métallique peut être martelé à froid sans se rompre et sans se gercer , il devient ordinairement plus ferma, plus élastique, plut sonore , et l'on dit alors qu'il est éorm$U Le lal<^ Ion, Targent, le cuivre , l'étain et même le plomb présentent de grandes différences dans leurs propriétés lorsqu'ils ont été simplement fondus et refroidis ou leraquils ont reçu unécronissage convenable. Ce qui se produit par le marteau se produit encore è un degré plus ou moins marqué par l'action de la lime, par celle du burin et par les pressions qui s'exerceht dans les trous des filières ou entre les cylindres des laminoiN* Lorsqu'un métal a été trop fortement écroui par l'une ou l'autre de ces aclioqs mécaniques, il devient cassant au peint qu'il est impossible de le courber ou même de continuer lur lui le même travail sans le voir se rompre ou se gercer. Alors on le fait recuire comme l'acier qui a reçu une trempe trop dure , et l'on peut sans danger le reporter sens le marteau ou lui donner d'autres traits à la filière. Toutes ces propriétés méritent quelque at* teaUon de la part des physiciens , car elles peuvent avoir une influence sur beaucoup de phénomènes , tels que l'élasticité, la dilaUtion, la conductibilité pour la chaleur ou pour rélectrieité , et particulière* ment sur les irrégularités que présentent quelquefois les instruments de précision ; car il su^l , par evemplet qu'un cercle soit inégalement écroui dans les divers points de son contour ou de son épaisstfur
pour qu'il se tourmente ei ee gaiiobisea ifaa le le»pe.
S}5. im propriéféê guê pr^nnmê lu wtm # » m coH9Qii4iqn4 §pr49 isne fHêim çomi^h ou inopes* pièH,
Critumiêêtion de l'eau, Il y a peu d'obeervaiaurs qui niaient eu la curiosité d'eMminer la oongélatlon de l'eau, et de suivre raccroissemeot des fines aiguilles de glace qui se forment d*abord è sa superficie ou sur les solides qu^elle louche. P'un iustant à l'autre ces aiguilles se développent et se ramifient de mille manières par le progrès de la solidification, l\ est rare , à la vérité, qu'elles prennent des formes cristallines régulières comme celles que l'on observe dans le givre ou la neige ( voyei la méléorol^gie ) i mais leur aspect suAt cependant pour montrer comment les corps solides se constituent, et comment, dans un volume doiroé de glace, on peut concevoir une infinité de surfaces cour* bes, qui séparent ce qui a été solide dans un moment de ce qui a été solide dans i*înstant SMiyant. C'est au reste ce que nous allons mieu3( voir encore par d*Autres exemples.
Cri4lalU'êaiian 4h eaufre^ Vn cylindre de soufre parait è peu près bomogène à l'eiitérieur, malf lorsqu'on le brise on vpit autour de son axe une infinité de petites aiguilles transparentes qui se croisent sous tous les angles, Cette cristallisation régulière s*est opérée dans l'intérieur, parce que le refroidissement y a été plus lent qu'è l'extérieur* En effet, la grandeur des cristaux dépend de la masse «lui était en fusion et de la rapidité de son refroidissement. Sn feiaant fondre ensenubie 1(0 livres de soufre , M. M iteehorlieh a obtenu des cristaux d*un demi-pouce d'épaisseur qui avaient une grande régularité. Le bain était refroidi lentement pendant quatre ou cinq heures, et l'on perçait la croûte épaisse qui s*était formée au-dessus pour déeanHr le liquide intérieur. Ces cristaux, une fois formés , ee se seraient pas sans doute décomposés pendant la selldifioalion du liquide restant i Ils se seraient seulement enveloppés de nouvelles couches solides plus ou moine ré* gulières , et lorsqu'on aurait brisé la masse après une solidification complète, êan9 déoantaiion, la cassure , tout en présentant quelques facettes cristallines , n'aurait pu donner une juste idée de Tétat d'agrégation dte molécules,
Çriê$am$ai(9n du bUmnlh* Le bitoiutb très-pur est| parmi tous les métaux, celui qui cristallise avec la plus grande facilité ion le fait fondre dans un creuset, on le verse dans un test peu chauffé d'avance, et l'on attend que la croûte superficielle ait acquis une solidité convenable! alors on dé^nle, c'esMsiire que Ton prend le test comme pour verser ce qu'il contient; le liquide intérieur coule après avoir percé la croûte par son poids, et la calotte solide qui reste attachée au test présente des cristaux irisés de plusieurs lignes de surface , formant par leur arrangement mille reflets et mille accidents singuliers.
Celte expérience curieuse et la précédente sont bien
IJVRB IV. — ACTIONS MOLÉCCLAmfiS.
propret 1 Bom ftiire eoncevoir la tlrncture intérieure dee corps ; ce n*ett qa*en suspendant ainsi leur forma- Uoftt et en séparant à un instant donné ce qui est déjà solide de ce qui reste encore liquide, que l*on peut se faire une idée des groupements moléculaires qui constituent les masses. El comme les cristaux qu^on obtient par ce procédé dépendent, pour leur grandeur et leur arrangement, de la vitesse avec laquelle la masse se refroidit, on ne peut douter que toute la texture d*un corps solide quelconque ne dépende des circonstances sous lesquelles il s*est consolidé.
Cônsolidaiions $ou8 diverses pressions, La pression sous laquelle se trouve le liquide au moment où il se solidifie exerce aussi, pour l'ordinaire, une influence marquée sur Télat d*agréga(ion qui en résulte. Ainsi, lorsqu*on jette dans le moule une cloche de grandes dimensionSf les couches inférieures ne prennent pas exactement la même texture que les couches supérieures ; il en est de même pour les canons, et Ton sait qu*il n*est pas indifférent de les jeter dans un moule horizontal ou vertical, ni de les forer en plaçant Pâme à la partie supérieure ou inférieure du cylindre de coulée.
De la fonte et de ^ acier fondu, 11 y a des corps qui semblent changer de nature par àts fusions répétées , tels sont le laiton , la fonte et Tacier ; mais on peut remarquer en général que ces modifications ne se mon- (rent'que dans les corps composés qui peuvent éprouver quelque altération dans les proportions de leurs principes constituants , soit par la haute température à laquelle ils sont soumis, soit par Taciion des corps étrangers avec lesquels ils sont en contact. Ainsi, quand la fonte douce devient aigre par une seconde ou par une troisième fUsion, il est probable que cet effet singulier ne tient pas seulement à des étaU d'agrégation différents , mais bien à des proportions variables de charbon que Panalyse chimique ne peut assigner. Il en est sans doute de même pour l'acier fondu , car de trèspetites différences dans les proportions du charbon pourraient donner des états cristallins très-différenU à rcsil.
Du fer. Il parait que le fer du commerce le mieux purifié contient encore des traces de charbon, et comme dans cet état on éprouve déjà de grandes difficultés à le mettre en fusion, Ton peut conclure que du îtt absolument pur serait excessivement difficile à f6ndre, surtout à cause de la nécessité où Ton serait d*éviter le contact de toutes les matières charbonneuses. Ce n'est donc pas par une fusion complète que l'on obtient le fer dans les arts , mais seulement par une fusion pâteuse qui donne aux molécules assez de liberté pour qu'elles puissent s'arranger et même former divers systèmes cristallins , très- perceptibles dans la cassure. Ce métal nous donne donc une nouvelle preuve que , même à rétat solide et sans liquéfaction , les molécules peuvent se déplacer et s'agréger par leur affinité mutuelle, de manière à produire des cristaux plus ou moins volumineux. Car les martinets qui corroient le fer , et les
cylindres qui le compriment pour en duseer les seoriei liquides, peuvent bien lui donner de la ténacité ; ittis à coup sûr ces fOrces mécaniques sont peu propres à déterminer les crisUllisations régulières qu'on y observe souvent.
Du platine. Le platine en petites masses peotbiea être fOndu par Taclion de ia pile ou par celle d'un du* lumeau à gax oxygène , mais il est si réfradaire qie nos moyens les plus efficaces ne peuvent en fondre qae des parcelles. Cependant on sait à présent l'obtenir sa grande masse ; on le passe à la filière, on le landae, on le travaille au marteau pour en faire des fils, dei tubes, des creusets, des cornues, des siphons, dei chaudières et plusieurs autres instruments qui ioat d'une grande utilité dans la chimie et dans les trii. Toutes ces formes qu'il peut prendre supposent eotre ses molécules une affinité puissante et une oMbdité assez grande pour qu'elles puissent s'arranger saas qac la masse soit liquéfiée. Pour mieux faire coapraidie cette vérité, il suffit de rappeler en peu de mots la série des manipulations que reçoit le platine poiv être tiré du minerai et transformé en une masse solide.
D'abord on fait passer le minerai par une série 4e dissolutions qui ont pour objet de séparer le platatt des nombreux métaux auxquels 11 est allié , et Ton s^ rive enfin à une dissolution qui ne contient plus que de rhydrochlorate de platine et d^ammoniaque.
Ce sel double se précipite par l'évaporation ea aae poudre dont la couleur est un jaune orangé assez éclatant.
On l'expose à une haute température, et toatse ?!• porlse, excepté le platine qui reste en masse spongieiiie, plus friable que de la cendre agglomérée par le feo. C'est avec cette poussière infusible que l'on parvient à fahre une masse solide et homogène.
Il n'est sans doute pas nécessaire d*cntrer dans de plus longs développements sur les divers mpdes d'agrégation par lesquels peuvent pauer les corps solidei soa« mis à l'action du feu ; l'art de la verrerie, la fibricatiOB des porcelaines et des poteries , nous en offriraient en* core une f6ule d'exemples.
516. Des propriétés que prennent tes corps en se précipitant des dissolutions qui les contiennent. S'il y a, comme nous venons de le voir, un grand ooflibre de corps solides que l'on peut obtenir par la voie sèche ou par l'action du feu , il y en a beaucoup d'antres que l'on ne peut obtenir que par la voie kuwUdB, c'est-à-dire par des liquides qui les prennent en dissoliition et qui les laissent déposer par l'évaporation. Cest ainsi, par exemple, que le sel ordinaire se produit daai les marais salants par l'évaporation de Peau de mer, et que le sucre solide se tire du suc de cannes ou de betteraves convenablement évaporé. Les corps que l'oa obtient par cette voie peuvent prendre des structurel encore plus distinctes et plus variées dans leurs a ppirences que ceux que l'on obtient par le feu. Quand l'évaporation s'accomplit lentement dans un lieu traa-
CttAMtRÊlit.-ÈLAStlCItÉ.
qtnille» mAs variation» lettsibles de température, le corps solide qui se dépose s*arraD£;e en beaux cristaux parfaitement réguliers , transparents pour l*ordinaire , et terminés par de larges faces planes el polies ; mais quand l*évaporation est très-rapide , le corps solide se précipite en poudre opaque, qui n*offre aucune trace de r^olarité ni d*agrégation. Entre ces deux extrêmes, il estTrai de dire en général que le corps solide prend en se précipitant toutes les nuances de structure que Ton peol imaginer, depuis Tétat pulvérulent le plus informe Jusqu'à rétat cristallin le plus parfait. Ainsi la pierre à bâtir ordinaire ( carbonate de chaux ) et le beau marbre blanc de Carrare ou de Paros ne sont qu'une même •ubtlance qui a pris à son origine des états d'agrégation différents; lo marbre lui-même n'est encore qu'une eriêialHsation confuse , car elle est sans transparence, et il y a bien des degrés intermédiaires entre sa structure et celle des cristaux limpides du spath d'Islande. < Pareillement le cbarbon , la houille , le lignite , l'anthracite et le diamant ne sont qu'une seule et même substance diversement agrégée. Toutefois nous pou- Tons artificiellement produire des cristaux de chaux carfoonatée, tandis que, jusqu'à présent, l'on n'a fait pour produire le diamant que des essais malheureux.
Les substances qui se déposent en cristallisant dans les dissolutions aqueuses se combinent ordinairement avec une certaine quantité d'eau qu'elles conservent à rétat sec , et que l'on appelle Veau de cristallisation.
M. Haidinger avait observé , et M. Mitscherlich a confirmé par un grand nombre de faits cette vérité importante , qu'une même substance , en cristallisant à diverses températures, peut prendre des proportions variables d'eau de cristallisation et en même temps affecter des formes difiPërentes. Ainsi le sulfate de soude, qui est comme on sait plus solubleà S3« qu'à tout autre degré de chaleur moindre ou plus élevé , cristallise à cette température sans eau de cristallisation , tandis qu'à la température ordinaire il prend de l'eau et une tout autre forme.
Le séléniale de zinc peut prendre trois proportions d'eau et trois formes distinctes , suivant qu'on le fait cristalliser dans une dissolution chaude . dans une dissolution tempérée ou dans une dissolution convenablement refroidie.
Comme chaque forme primitive peut donner naissance à de nombreuses variété de formes secondaires , on conçoit toutes les différences caractéristiques qu'une même substance peut offrir dans sa structure lorsqu'elle est ainsi obtenue par la voie humide, et toutes les différences encore plus tranchées qu'elle offrirait si l'on tenait compte des cristallisations confuses.