‹ Eléments de physique expérimentale & de météorologieChapitre 168 sur 341 · LIVRE IV, ^ ACTIONS IfOLÊGULAIRES · texte numérisé non relu

LIVRE IV, ^ ACTIONS IfOLÊGULAIRES

bure de soufre qui sépare et limite le volume d*eau sur lequel on veut opérer. Le piézomètre ainsi ajusté , on adapte à son échelle un petit manomètre à air c, c*està-dire un tube cylindrique de 10 à 15 millimètres de diamètre, de 15 ft 30 centimètres de longueur, fermé en haut et ouvert en bas; on le porte dans le réservoir de compression préalablement rempli d*eau , en prenant toutes les précautions nécessaires pour qu*il n'éprouve aucun changement sensible de températurti car il ne faudrait peut-être qu'un demi-degré d'élévation pour repousser l'index dans rentonnoir , et un ou deux degrés d'abaissement tout au plua pour le faire tooiber dans le cylindre. Il reste k comprimer la grande masse d'eau du réservoir, afin qu'elle transmette sa pression au liquide contenu dans le piézomètre au moyen de l'ouverture de l'entonnoir { pour cela on visse la pompe sur la forte virole en métal • qsà lanulBa It réservoir en verre, et I'ob airr^ fartfiSBf ave* vne clef ^ pour inlOTcapler tous les Joints. On voit en g un tube, par lequel on verse de l'eau Jusqu'au piston h , et que l'on ferme ensuite ; pendant ee temps-*lft « l'air s'échappe par l'ouverture latérale t\ qui doit k son tour être fermée par le piston dès qu'il commence à descendre. Enfin , cela fait , il suffit de tourner la traverse k pour faire descendre dans son éerou la vis/, qui pousse le piston devant elle , et alors on observe en même temps le manomètre , pour avoir la mesure il^ la pression, et l'index du piézomètre pour avoir la dtroinution de volume correepondaite. Ce résultat direet

doit toutefois subir une correction pour être etict : M. Poisson a démontré {Mém, deVAcad. dêêSdencu, et Anm. de Phyê. et de Chim,, 1837 et 1838} qae ia capacité du piézomètre diminue pendant lacompresiioft et qu'elle devient :

sous là pression p^

/ étant la contraction qu'éprouverait dans a loaguetfr une tige de même substance que le piézomètre et rapportant à ses deux bouts seulefneni la même prsstioii p , rapportée à l^unilé de surface.

81 , au lieu de presser cette tige , on la (Irait dans sa longueur avec le même effort, on admet qu'elle prendnrii le mêae altangnMDl >; aisnl« d'après tes eipé^ riences de MM. Colladon eC Sturm, uw bapKllséi verre s'allongeant de 11 dix millionièmes lonqo'elfe est tirée avec un effoK égal à une atmosphère, c'eil-idire de 1^ par centimètre carré , it en résulte que e étant la capacité d'un piézomètre de verre sous la pression ordinaire, cette capacité devient c(l-0,0000lé5«), sous un nombre n d'atmosphères de plus. En sdoplast donc l'allongement du verfe observé par MM. (Mltadon et Sturm , bien qu'il puisse rester quelque doute sur la vraie valeur , et en corrigeant les observations directes d*après cette donnée , on obtient les résultats cooteDOi dans le tableau suivant :

TABLEAU DE LA COMPBESSIBILITÉ DES UQUIDES.

NOMS

des

SUBSTANCES

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