‹ Eléments de physique expérimentale & de météorologieChapitre 17 sur 341 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

De la ebote des corps et des lois de la pestntear.

87. Lorsqu'on laisse tomber de la même hauteur une feille de plomb et Un petit disque de papier , on est

fk-appé de la différence de leurs vitesses. La balle f très-vite , et le papier très-lontemeitt ; eo peut remarquer que le premier de ces corps tombe d*aploab, et suivant la verticale , tandis que le deuxième, plus otf moins dévié de sa route , parcourt toi^ours une ligne sinueuse. G*est Pair qui produit cet effet. Les corps ne peuvent pas tomber sans le déplacer et par cooséqaenl sans partager avec lui leur mouvement , et, dans ee par* tage, le papier perd plus que le plomb. On obtiendrai! des effets analogues et encore plus marqués si Toa faisait tomber différents corps dans un tube pl^ d^eao ; parce que la résistance de Teau est plus grande que celle de Pair.

Pour trouver le vrai mouvement des corps pesaots , il faudrait donc les faire tomber dans le vide (3), c'està-dire dans un es|uice où il n*y eût ni air , ni eau , ni aucune autre matière capable d'offrir de la résistance et de combattre Faction de la pesanteur. Un td espace s'obtient au moyen de la machfne pneumatique , qui fait le vide en aspirant l'air , comme nous le verrons plut loin. Au moyen de cette machine « on fait rexpérieaee de la chute des corps de la manière suivante.

On prend un tube de verre de huit ou dix pieds de long, fermé par un bout, et muni à Tautre bout d'un robinet de ferme ordinaire, capable de tenir k vide; par l'ouverture du robinet, on fait passer dans le tulie des morceaux de plomb, du papier, des plumes, etc { on fait le vide avec beaucoup de soin , et on ferme le robinet. Alors, en tournant promptement le tube , pour le mettre dans la verticale, on voit tous ces corps tombant librement dans son intérieur venir au même Instant frapper le fond.

On peut modifier celte expérience de manière à rendre sensible le progrès du phénomène : on entr'ouvre oa peu le robinet et on le ferme presque aussitdl; alors un peu d'air est rentré, car on en a entendu le sHflement; et , en retournant le tube comme la première fois , oa observe un peu de différence dans le tem|)s de la chute; la plume et le papier sont en retard sur le plomb. Un peu plus d'air rend le relard un peu phis long, et alnai progressivement : tant qu'à la fin , l'air étant complètement rentré , la chute se Mi dans le tube comme elle ae feit à l'air libre.

Ainsi , quand la pesanteur agit seule, quand elle n'est combattue par aucune résistance qui gène 9ei efifets, die sollicite tous les corps avec la même énergie et leur Imprime la même vitesse, quel que soit leur poids, et quelle que soit la substance qui les compose. Dans lé vide, une masse d'or de cent livres ne tomberait pat plus vite qu'une parcelle d'or en feuilles, ni plus vite qu'un morceau de papier ; une montagne ne tomberait pas plus vite qu'une plume.

58. Après avoir montré que, dans la réalité, tons les corps tombent avec la même vitesse, il faut chercher quelle est cette vitesse commune qui règle la chute de toute espèce de matière , et , en général , quel rapport il existe entre l'espace que parcourt ua corps pesant et

DE LA PESANTEUR. — CHAP. U

MifliffVdB :

\t. twf ■ 4|B*il emploie à le pareourir. Ce rapport sera b loi 4e la pesanteur, c^esl-à-dire la loi du moiiyement qae Im pesanteur imprime à la matière.

GcUe i|aeslion ne peut pas être résolue d'une manière

Ar«cU , parée que la Titesse des corps qui tombent

^ aeeélération si rapide qu*au bout de très-peu

I U n*est plus possible de noter les espaces qu*ils

Mais , ce qui ne peut pas être obtenu par

ations directes « s'obtient par divers moyens

: le plus simple est le plan incliné de GolUée,

\ le plus rigoureux est la machine d'Atwood.

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