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CHAPITRE y

Des TÎbratioDi de quelques iastrameDtâ de rnnûque.

849. Communication dés vibrations êonores entre des solides et des fluides. — Les liquides et les gaz ne reçoivent, en gi^néral, leur mouvement de vibration que par le choc direct des corps solides, ou au moins par Tinlermédiaire de ces corps comme dans \a sirène cl les tuyaux; mais, dès qu'ils ont reçu ce mouvement, ils pfuvent à leur tour le traiismeltre à tous les corps solides qu'ils rencontrent. C*est ainsi, par exemple, que Ton voit une corde d'instrument se mettre en vibration dès qu'elle entend le son qu'elle peut rendre ou Tun de ses hanuoniques, et que des carreaux de vitres 8*ébranlent ei vibrent fortement sous Tinfluence de certains sons de la voix, comme sons l'influence du bruit du canon. Ce pliénomène, qui se présente d'une manière frappante sur tous les corps solides très mobiles, se produit pareillement dans les corps plus inertes et moins élastiques, et il n'y a peut-être pas une cathédrale dont la grosse cloche ne fasse vibrer d'une manière sensible certains piliers ou certains massifs considérables. Il est permis de conclure ici de ce que l'on observe à ce que l'on n'observe pas, et puis(|u'une masse solide quelconque peut entrer

en vibration tous le cboe du mar(eaa et proMre m m déterminé, on peut conclure qu*elle entrera en vibnliaB plus ou moins marquée lorsque ee ton, en traversait l'eau ou l'air, viendra la hrapper. On peut eoadnre qu'ai général elle entrera en vibration pour tous les som possibles, car en général il n'y a pat de ton qu'elle aepoiiii rendre, toit comme ton fondamental, toit coflune harmonique* si elle était convenableiiieirt ébranlée; et fn conséquent il n'y a pas de ton qui, en la fhtppant, aeéi* termine en elle un certain mode de vibration. Si Foi conservait quelque doute sûr cette conchition géaénk, Il suffirait de remarquer que le ton produit daas n fluide est transmis avec plus ou moins de fMilité fn une masse solide quelconque, et que oertainemeot il le peut être transmit par elle tant TaToir féroéeivibifrâ l'unitton avec lui. Hais il terait curieux de Mvoirctament le mouvement te détermine suivant let diTenu obliquitét det turfacet par rappoK à la direcUoa et l'onde. 11 n'y a sur ce si^et qu'un trët-petit nombre «Tapériences : M. SavaK a conttaté, par exemple, qa'ue membrane tendue sur un cadre ne vibre pas delà laém manière quand on lui présente une plaque sonvre, per< pendiculairement ou parallèlement. Dant le premier en, ses vibrationt sont langentiellet, et dant le tecontf sHci tout normales comme celles de la plaque.

11 est probable que let liquidet août plut eflteaets qae let gaz pour déterminer ainti des vibrationt daat lestsiidet, et tant doute en ditpotant août Peau deteoipi^ dlfférentet formet Ton pourrait, avec le table, reotôaaltre des vibrationt que le même moyen ne rendrait pu tentiblet dant l'air.

850. Cot^municaiion des vilfraHonê dans les esrpt solides contigus. — Puitque let vibrationt te trtMmettent det fluidet aux tolidet, ellet doivent i piM fpHe raison se transmettre dant toute l'étendue d'un «yslêae tolide dont let divertet parUet tont juxta-potées et tellemenl cooligu«t qu'ellet ne laittent entre ellet ancaae toluiion de continuité. Un pareil ty tlème ne fonaepiw qu'un tout, qui, dèt qu'un point ett ébranlé, se païUfe comme un seul corps, en parties vibrantes téparées pir des lignes nodalet; chacune des piècet perd en qadfw torle ton individualité, ta liaiton avec let piècet voiiia« l'empêche de vibrer comme elle ferait ti eUe était seak; à peu prêt comme une portion de yiaqae prend ks modes de vibrationt difPërenit, tl elle ett détachée d ébranlée à part ou ti die retie unie à la plaque eatiire.

M. Savart a ftiit un grand nombre d'expériôices tarée sujet, il a varié let appareilt de mille manièret ptar montrer le tsïi général de la communication du ■oortment dans toutet let partiet d'un tyttême composé ée lames, de plaques, de dochet, de eordet, de. Panai lei rétultaU que nout pourriont puiter dant ton mémain sur ce tujet {Jnnal. de P/^s. ei de Chim., t. fSi^ nout cfaoitiront de préférence l'exemple tuivaot, qai< l'avantage de montrer l'influence de la direction da oitr veroent tur la formation det lignet nodalet. Une Itae de boit a (flg, 554,) ett fixée par une de tet exirMi^

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