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CHAPITRE PREMIER

De la ca(optri<|ue on de la réflexion de la lumière.

560* De la réflexion de la lumière $ur une iurface plane. ^ Lorsqu^on fail tomber dans la chambre noire UB laitceau de lumière solaire / 1 (fig, 613), sur un miroir poli de métal m m', on observe en général deux phénomènes remarquables : 1» on distingue dans une direction déterminée un faisceau r r^ qui semble partir du miroir el qui trace sur les corps quMI rencontre une Image brillante du soleil ; tous les rayons de ce faisceau sont des rayons régulièrement réfléchis , ils ont d'autant plus d'éclat que le miroir est mieux poli ; T des divers points de la chambre noire on distingue la portion du miroir sur laquelle tombe la lumière ; les rayons «</, id^^ id'\ etc., qui sont ainsi dispersés dans tous les sent , sont des rayons irrégulièrement réfléchis; ils ont d'autant plus d'éclat que le miroir est moins poli.

L^angle lip qu'un rayon incident /t fait avec la nornale ip au point d'incidence i se nomme angle d'ineidence.

L'angle rip qu'un rayon réfléchi rt fait avec la Bormale p au point d'incidence se nomme angle de ré- /lésion.

Le plan formé par l'angle d'incidence se nomme plan d'imeidence.

Le plan formé par l'angle de réflexion se nommeplan de réflexion.

Ces définitions s'appliquent à tous les rayons incideots et réfléchis \ mais nous ne devons nous occuper en ce moment que de \9i réflexion régulière, et voici les lois suivant lesquelles elle s'accomplit.

1* Jje plan de réflexion coïncide avec le plan dHneidence.

S« L'angle de réflexion e$t égal à l'angle d'incidence et êitué de Vautre côté de la normale.

Cet deux vérités fondamentales peuvent être démon- Iréet par une seule expérience que les astronomes ont

occasion de répéter souvent et avec des instruments d'une grande précision.

Autour du centre c d'un grand cercle vertical v t/ (/I^. 613), se meut une lunette / avec laquelle on ob* serve les étoiles. D'abord on fait une observation par la lumière directe e d^ ensuite on en fait une autre par la lumière e^ i r qui est réfléchie sur la surface tranquille d'un vase plein de mercure , et l'on trouve constamment que l'angle dcpeii égala l'angle p c &. Or, les verticales pcti ip' étant parallèles , ainsi que les rayons edtie^ t qui viennent d*une même étoile, il est évident que les angles dcp eipc& sont respectivement égaux aux angles e' i p' eip' i r, et que par conséquent ceux-ci sont égaux entre eux ; et il est évident en outre que le plan d'incidence ef ip^ coïncide avec le plan de réflexion i?' i r.

11 n'est pas nécessaire de prouver directement que le rayon i r provient de e' t, jusqu'au point i il ne peut tomber qu'un rayon parallèle ked.

Ces deux lois de la réflexion sont tout-à-fait générales et ne soufiFrent aucune exception ; elles sont vraies pour la lumière naturelle qui nous vient des astres et pour la lumière artificielle que nous pouvons produire parla com« bustion , par les actions chimiques, la phosphorescence, l'électricité, etc.

Au moyen de ces principes il est facile de démontrer que les miroirs plans doivent nous faire voir des imagée ^ des objets , et que ces images sont iouionntof^nétriquei des objets par rapport au plan du miroir.

En efl^et, soit m m' un miroir plan ( flg. 614 ) , et / un point lumineux ; du point / abaissons sur la surface! du miroir ou sur son prolongement une perpendiculaire Ik que nous prolongerons d'une quantité égale à ellemême ; le point /' qui la termine est ^jrmétrique du point L Mais , si nous menons une ligne Ifir en un point quelconque du miroir et une ligne / i au même point , les angles / s I; et /' i h étant égaux , les angles lip et f t j/ le seront aussi; donc r t'p, opposé par lo sommet à /' i j/^ sera égal ^ lip\ aussi le rayon qui tombe suivant / 1 doit se réfléchir suivant le prolonge-

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