‹ Eléments de physique expérimentale & de météorologieChapitre 194 sur 341 · LIVRE VL^OPTIQIIE · texte numérisé non relu

LIVRE VL^OPTIQIIE

ment de Z' ^. Ce qui est vrai pour ce rayon est vrai pour

fous les autres ; donc enfin tous les r^jron$ du fafseeau

, réfléchi rif^^ $oni dirigée comme $'il$ partuieni

du point f, qui est le point t^métriquo du point L

Supposons maintenant que Ton place Tcsil quelque part en o dans le faisceau réfléchi , et que r r* représente Pouverture de la pupille. Le petit pinceau de lumière qui tombe dans la pupille est exactement dirigé comme s*il venait du point f ; ainsi par ce pinceau Tmil ▼oit le point lumineux en V sans soupçonner que la lumière vient du point / et qu'elle a été brisée par la réflexion en / f .

Ce raisonnement s'appliquant à chacun dés points d^un corps lumineux quelconque , il en résulte que la flamme d*une boui^ie, par exemple, qui est située en ^ ^ (flg> 615 ), doit être vue en V ff , car le sommet s est vu en t^y le point b en V^ le point g en ^, etc. Les corps qui ne sont pas lumineux, mais simplement éclairés, présentent les mêmes phénomènes, parce que la lumière qui est irrégulièrement réfléchie sur chacun des points de leur surface se propage comme si elle était immédiatement produite par ces points.

Les images ne sont donc pas renterêécê, comme on le dit quelquefois, mais elles sont ^ymétriqueê des objets ; ce qui est très-différent.

Pour construire , en général, une image symétrique d'un corps par rapport à un plan , Il faut de tous les points de ce corps abaisser des perpendiculaires sur le plan, et prolonger chacune d'une quantité égale à ellemême ; Pensemble des extrémités de ces perpendiculaires prolongées forme l'image symétrique*

S'il existait des surfaces réfléchissantes parfaitement polies , rœil ne pourrait ni les distinguer „ ni même en soupçonner Texistence; car les corps ne sont perceptibles à distance que par les rayons Irrégulièrement réfléchis à leur surface, et tous les rayons régulièrement réfléchis font voir les points lumineux d'où ils sont sortis et non pas les réflecteurs sur lesquels ils tombent. Si le globe de la lune, par exemple, était poli comme la surface d'un globule de mercure , nous ne pourrions pas le voir en le regardant, mais nous verrions seulement l'image du soleil qui l'éclairé.

Dans le même milieu parfaitement homogène, la lumière peut se mouvoir indéfiniment sans éprouver la moindre réflexion régulière ; mais toutes les fois qu^elle se présente pour passer d'un milieu dans un autre , elle éprouve à la surface de séparation de ces milieux une réflexion régulière plus ou moins abondante.

Si la direction de la lumière réfléchie est déterminée avec une précision géométrique , il n'en est pas de même de son intensité. Sur ce point difficile dont noiis nous occuperons^ la fin de l'optique, on sait seulement :

V Que la quanUté de lumière régulièrement réfléchie va croissant avec l'angle d'incidence, sans toutefois être nulle quand cet angle est nul ;

2» Qu'elle dépend du milieu cfafis lequel la lumière se meut et du milieu sur lequel elle tombe,*

5« Qu'elle est Irès-diférente pour des corps d« ém» rente nature qui sont placés dans les mêmes cireoistances.

nous citeront quelques exemples k rkppui de m résultats généraux pour les faire mieux conpreoàt.

En regardant la flamme d'une bougie par réflexim sur un morceau de verre dépoli , on ne distinsne pu son inade quand llnglt d'incidence est très-petit, mtài on la distingue assex nettement quand cet angle est très-grand. On peut même alors la distinguer sur as morceau de bois , ou d'étoSîe, ou même sur un moreeu de papier noirci au noir de fumée. Ces expériencei prouvent en même temps que tons les corps réflédiisieat régulièrement une certaine proportion de la loaùèfe qu'ils reçoivent, et que cette proportion va croissaataTee l'obliquité des rayons.

870. Goniomètre de fToUoeion. — Les lois éebi réflexion de la lumière ont été appliquées à la nesiire des angles dièdres des C0rps polis et particidièfeaeil des cristaux. Les appareils dont on se sert pour cet objet se nomment des goniomètree; nous nous boncMi à décrire ici le goniomètre de Charles.

Cet appareil est représenté dans la figure 616 : il te compose d'un cercle de cuivre a , porté par tra pied à (rois vis calantes qui servent à le mettre horijootai6 ment; sur ce cercle se monte une alidaide b fortoMà vers le centre une capsulée, sur laquelle on disposesree de la cire molle le prisme on le cristal dont on nol mesurer les angles; la seule condition à remplir est qae l'arête qui ferme le sommet de l'angle dièdre dootoa cherche la mesure soit bien exactement verticale et par conséquent parallèle à l'axe de rotation de l*aliiisde sans avoir une trop grande excentricité; ponredsM se sert de la lunette fixe d^ au foyer de laquelle setroovent disposés des fils parallèles et verticaux; aTeeoeUe lunette on regarde une ligne vertteale éloignée, cenae un paratonnerre ou l'arête d'un édifice; puis, après avoir constaté la coïncidence de cette ligne avec rot des fils micrométriques de la lunette , on regarde ccUe même ligne par réflexion sur rune des fMcs de l*aagli dièdre , cl ensuite sur l'autre face du même angle; li ces deux Images réfléchies que l'on obtient successivement en faisant tourner l'alidade viennent l'une et l'autre tomber sous le même fil micrométrique, fl eit évident que les deox faces de l'angle dièdre sont l'aie et l'autre verticales au moment où elles réflêchiiseat limage de la ligne qui sert de mire : par cottséqdeai elles sont toujours verticales pendant le mooreflMOt de roution, et l'arête de l'angle dièdre est elle-aéSM verticale^ Il suffit de quelques tâtonnements pour arriver à cette coïncidence. Lorsqu'elle est bien coosulée, on met l'alidade au féro de la division du cerele •, et l'on f^it tourner ensemble le cercle et ralidade Jusqa^à ce que l'image réfléchie de U mire tombe sous le II micrométrique central ; alors on fixe le cercle par si vis de pression, et l'on Mt tourner l'alidade seule jusqu'à ce que l'image réfléchie sur l'autre fsce Yleflse

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