LIVRE VI. — OPTIQUE
•ont iMirallèles, le rt^on ordinaire du l«r crislal se réfracte tout entier ordinairement dans le S» , et que le rayon extraordinaire se réfracte aussi tout entier estraordinairement; 2^ que, si les sections principales sont perpendiculaires, le rayon ordinaire du premier oristal se réfracte tout entier extraordinairement dans le second , tandis que le rayon extraordinaire se réfracte tout entier ordinairement; 3« que, si les sections principales font entre elles un an^^le de 45», chacun des rayons ordinaire et extraordinaire du premier cristal se difise dans le second en deux faisceaux égaux; 4o que, dans les autres situations relatives des deux sections principales, chacun des faisceaux du premier cristal donne naissance à deux faisceaux inégaux dans le. second.
Dans toutes les expériences de cette espèce, on peut avec avantage substituer aux rhomboïdes des prismes de chaux carbonatéeou de cristal de roche, achromatisés avec du verre ; c*ett ce que nous appellerons des prismes biréfringente. Us doivent être travaillés de manière que Taxe optique soit parallèle ou perpendiculaire à rareté du sommet; alors, en donnant aux faces latérales des inclinaisons convenables, on obtient des séparations plus ou moins grandes entre les deux images , et rien n*est plus facile que d*observer et d*analyser chacune d'elles en particulier; mais l'on conçoit que jamais les danx Images pe peuvent être à la fois complètement achromatisées, puisqu'elles, proviennent de puissances réfractives différentes.
5» Expérience de réflection à la seconde surface des corps doublement réflringents, — Quand un faisceau de lumière se réfléchit à la seconde surface d*un corps doué de la double réfraction, il présente des phénomènes particuliers qui tiennent aux propriétés dont nous venons de parler. En arrivant à cette seconde surface, le faisceau est ordinaire ou* extraordinaire, puisqu'il vient de traverser un cristal, et, après la réflection , il 86 trouve dans le même cas qu'un faisceau ordinaire ou extraordinaire qui se présente pour pénétrer dans un second cristal. De là les différentes apparences des images réfléchies suivant les positions relatives de l*œii, du plan de réflection, et de la section principale du cristal. Tous ces efi^ts peuvent être facilement analysés au moyen du pHsme biréfringent.
446. Double réfraction du verre comprimé, — Après avoir exposé les principaux phénomènes de la double réfraction dans les cristaux , nous devons donner une idée des causes accidentelles qui peuvent agir sur la plupart des corps diaphanes pour les rendre aussi doublement réfringents. Ces indications n'auront pas seulement pour objet de nous faire connaître des faits nouveaux ; elles serviront encore à nous montrer d*une manière évidente que la division des rayons dans les corps doublement réfringents est produite par Tinégale élasticité que possède Péther dans les différentes directions, et que cette inégale élasticité résulte ellemême de la forme des molécules , de leur distance rela-
tive et de leur arrangement partietilier. Voici râpérience que Fresnel a imaginée pour démmUcr cette vérité importante.
Quatre prismes rectangulaires de verre a , ( , e , ^ , parfaitement égaux entre eux, sont posés il cetera de l'autre sur un plan horizontal , par leur face ky^ ténuseO^. 771). D'un c6té et de l'autre, oaspplifie contre les quatre bouts des bandes de carton, et nr elles des bandes très-rigides d'acier; pois on Utcoa* prime très-fortement dans un étau convenable, de Mie sorte que la compression s'exerce dans le sessderœ des prismes pour en diminuer la longueur. Pendat que le verre est ainsi maintenu dans un étatft)reè,8B ajuste trois autres prismes rectangulaires e,/,^ et deux prismes A , it , de 45** , pour compléter m pirallélipipède allongé dont les faces extrèoei «l'iM parallèles; les faces latérales de tous ces prismes sont collées aux faces latérales des | avec du mastic en larmes, afin d'éviter les réfleeliois partielles.
Ce système, ainsi composé, est doué de Udoable réfraction. Une petite mire, placée à 1 mètre docile de la face sf par exemple, est vue double par l'œil fù regarde contre la face a, et Técart des deox inaseï peut être de 1 millimètre ou même davantage. Oopoil du reste s'assurer que chacun des deux faisceaux JobR bien de tous les caractères des faisceaux douUeneii réfractés. Or, il est bien évident que, dans ce cas, b double réfracUon est produite par l'inégale élastidiéie l'éther, dans le verre comprimé et dans eehii qëie l'est pas.
Nous verrons à la fin de la polarisation heaieoey de phénomènes très-curieux qui résultent 'd'uae véri- (able double réfraction dans un grand noflilire k corps diaphanes non cristallisés ; mais , si cette dMble réfraction est assez forte pour produire de Tivei couleurs , elle est trop faible pour être observée dir»tement.
Pour compléter l'exposition des principaux phét»* mènes qui appartiennent exclusivement k la dorik réfraction , nous indiquerons encore ici comiiKBl le principe de la division des rayons peut être atileneil appliqué à la mesure des petits angles : c'est locbio qui a réalisé le premier cette ingénieuse applioUoi, en 1777, dans un instrument que l'on appelle iijourd'hui micromètre à double image ou liM^^ Rochon.
Micromètre à double image. — Conceveas deo prismes de cristal de roche {fig. 773), l'axe de prenier, asb, étant perpendiculaire à la face a ^ , et raze dote cond étant, au contraire, parallèle aux foces lalénief as^ tb s^ iiab\ supposons que leurs angles réfrisseiU abs et b€^9f soient égaux , et qu'on les ait réoois par la face a b , avec du mastic en larmes , de telle soH€ qi^ composent un seul système dont les focesos'ets&soiesi exactement parallèles.
Un faisceau de lumière, tombant perpeBdicoiair^