SOS
de la lame fait un angle de 45* avec le plan primllif de polarisalion , et quand en même temps la section principale du rbomtM>ï(le est parallèle à ce plan. C*eit , en effet, ce qui est confirmé par Texpérience.
6* Le pian définitif de polarisation peut être aisé^ nent déterminé d*une manière générale dans l*une et Tautre image.
Si la différence des chemins parcourus est égale à 0* ou à un nombre pair de demi-ondulations , on a :
e—e'ac
%nd
ou
• = ii.
fi pouvant recevoir toutes les valeurs entières, 0, 1, 9, etc., on a :
sin. *ir
sin. • n ir :
Ainsi, pour ^:s=0, Timage extraordinaire s'évanouit, tandis que Timage ordinaire devient égale à 1, et celle-ci est alors à son émergence polarisée complètement dans le plan primitif de polarisation.
Si la différence des chemins parcourus est égale à un nombre impair de demi-ondulations, on a t
a ain.*T
Ainsi, pour ^ =:3 a, Timage extraordinaire disparait encore, tandis que l'image ordinaire devient égale à 1 ; et celle-ci se trouve alors à son émergence , complètement polarisée dans Tazimulh S a ou dans la section principale du rhomboïde.
SI la différence des chemins parcourus n*esl ni un nombre pair ni un nombre impair de demi-ondulatlons, if n*]r a plus d'images qui puissent disparaître, et les faisceaux émergents sont alors polarisés dans différents sens.
Tous les résultats des formules sont en effet conformes à rexpérience.
Ces notions sont sufRsantes pour faire comprendre les principes à la fois simples et féconds sur lesquels Fresnel a fondé sa belle théorie des couleurs des lames cristallisées. Noos n'entreprendrons pas d'appliquer ces mêmes principes aux cas beaucoup plus compliqués que nous devons encore examiner ; mais il est important de décrire la véritable cause de ces phénomènes , et de faire voir que Tinégale vitesse des rayons ordinaire détermines des avances ou des retards entre les
diverses ondulations , et par conséquent des Intetf é« renées qui développent les couleurs.
C'est pour plus de simplicité que nous avons supposé le cristal à un axe, car, dans les cristaux à deux axes, les phénomènes se passent de la même manière i seule* ment, la ligne /f {flg. 780) doit être alors Vaxêprin^ cipal, c'est-à-dire la ligne qui paHage en deux paKies égales rangle aigu des deux axes ; et là ligne mm' doit être Vase êêcondaire, ou la ligne qui partage leur angle obtus. La ligne perpendiculaire k l'axe principal et a l'axe secondaire se nomme aussi Va»e tertiaire ; nous aurons à en tenir compte un peu plus loin. Nous ajouterons seulement ici que la chaux sulfatée , qui a ses deux axes dans le plan des lames , qui se divise si facilement en minces feuillets et donne d'éclatantes couleurs , est l'un des cristaux les plus commodes pour étudier les phénomènes dont il s'agit.
Nous ajouterons que pour observer ces phénomènes avec la lumière solaire, en projetant les images sur un Ubieau, il suffit d'adapter au volet de la chambre noire, l'appareil représenté dans la figure 7M, qui ressemble au microscope solaire , car, il se compose comme lui d'une glace réfléchissante a, d'une lentille fr, de Si centimètres de foyer, et aussi quelquefois d'une troisième lentille c, d'un toytr beaucoup plus court* La lumière est en général suffisamment polarisée par la réflexion »ur la glace a; la lame montée sur un diaphragme la reçoit avant son incidence sur la lentille 6, et la lentille o, mise à une distance a peu près égale à la somme àt$ distances focales principales de fr et de o, proijetle l'image sur un tableau; il suffit alors de mettre en <f un prisme biréfringent et de le tourner convenabiement pour observer sur le tableau tous les phénomènes que nous avons décrits.
461. Jnneuus coioiéê dans tes eriêtau» à un a»: ^ Lorsqu'on place entre deux tourmalines une plaqtie de spath d'Islande, perpendiculaire à l'axe, ayant de 1 à 90 ou 50 millimètres d'épaisseur, et qu'on la regarde contre le ciel en plaçant rœil derrière la seconde tourmaline, on observe brillants les phénomènes représentés dans les figures 796, 797 et 798 : si les tourmalines sont croisées, on voit la croix noire {flg, 796) et une belle série d'anneaux vivement colorés; si les tourmaUnes sont parallèles , on voit la croix blanche (fi§. 798) et des anneaux complémentaires des précédents; enia, si les tourmalines sont seulement obliques, on voit (fig, 797) la croix noire qui s*altère, les anneaux qui se déplacent, et le renversement qui s'accomplit peti ^ pau pour passer de la figure 796 à la figure 798 on 9ieê têfsâ, suivant que l'on passe du crotsewent an parallélisme, ou du parallélisme au croisement. Quant i la position de la plaque elle-même, elle est tout à fait indifférente : sa rotation ne modifie en ancnae aorte lea phén<Mnènes, à moins qu'elle n'offre de$ pointa é'nne cristallisation irrégulière.
Lorsqu'on éclaire les tourmalines avec les diveraea conteurs du spectre, ou lorsqu'on place devant l'eail 4ea