‹ Eléments de physique expérimentale & de météorologieChapitre 248 sur 341 · LIVRE ^1. — OPTIQUE · texte numérisé non relu

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obierve aussi quatre systèmes de bandes hyperboliques parfaHemeDt régulières {fig, 805)j mais pour cela il faut, après avoir mis les deux prismes dans la pince à tourmaline, approcher Tosil lrès»près, car, aussitôt que Too regarde à une distance un peu grande, les hyperboles dégénèrent en bandes parallèles {fig, 804).

Les lames obliques à Taxe présentent aussi par leur croisement des bandes analogues : ainsi , quand on a trafaillé une lame d< cristal de roche de qualre ou cinq millimètres d^épaisseur, de manière que %u faces soient bien parallèles entre elles, et parallèles à Tune des foces de la pyramide qui termine ordinairement les cristaux naturels , et qu*ensuite on coupe cette lame pour en superposer les deux moitiés en croisant la ligne de aeclion, le système qui en résulte donne aussi, dans la pince A tourmaline, des bandes parallèles très-vives. SI ces bandes sont dans le plan de polarisation de la lumière qui a traversé la première tourmaline, elles présentent au milieu une bande noire entre deux blancbes et se colorent ensuite de chaque côté {fig. 804 h) i c'est le contraire quand elles sont perpendiculaires au plan primitif de polarisation, car on observe alors une bande blanche entre des noires, et toutes les couleurs précédentes renversées [fig. 804 b),

G*est sur ce phénomène qu*est fèndé le polariscope de M. Savart : cet appareil, qui est extrêmement sensible pour découvrir les moindres traces de lumière polarisée, se compose des deux quarts obliques et croisés dont nous venons de parler sur lesquels on ajuste une tourmaline, dont Taxe divise en deux parties égales Tangle dM sections principales des deux quartx. En plaçant la tfHirmaline devant rœil, et en regardant au travers de ce système, on distingue des bandes dès que la lumière Incidente contient quelques portions polarisées. Il suAt alors de voir la direction de la bande, lorsqu'elle est le mieux marquée, pour avoir la direction du plan de polarisation. J'ai remarqué qu'une peau de baudruche, tramêluoidêf mise devant les quarti, rend les bandes beaucoup plus apparentes.

Cet appareil est très-commode pour observer la polarisation de la lumière atmosphérique.

Les lames taillées perpendiculairement à l'axe donnent aussi des franges analogues lorsqu'elles sont disposées, comme dans l'appareil de la figure 794, pour être inclinées à volonté sur le rayon polarisé.

464. Polariêation circulaire. --fftzïitX a donné le nom de polarisation circulaire à un phénomène qui avait été observé d*abord par M. Arago, dans des plaques de cristal de roche taillées perpendiculairement A l'axe, et qui plus tard étudié par M. Biot, a reçu de lui une extension Hes plus importantes pour la science.

Le phénomène dontil s'agit peut s'observer de la manière suivante t

Sur le support v de l'appareil décrit {figure 779), on pose une plaque de cristal de roche perpendiculaire à Taxe, ayant une épaisseur comprise entre 1 et 90 ou SO mllUmètras, et l'on observe, avec le prisme biréfringent,

le rayon polarisé qui la traverse. On observe alors écu images vivement colorées et de couleurs compléoMotaires {figure 795), puis, en faisant tourner le prime, les couleurs changent en marchant vers Tune ou Taotre, extrémité du spectre, sans cesser d'être coroplémestaires. Si la plaque donne le vert, par exemple, quand la section principale du prisme est dans le plan primitif de la polarisation, on la verra passer du vert au bien, à l'indigo, etc., tournant le prisme vers la droite (/Ig. 805) : tandis que, pour une autre plaque verte, il faudra au contraire tourner le prisme vers la gauche pour obtenir les mêmes résultats.

Si, au lieu d'agir avec la lumière blanche on agit avec la lumière homogène, on reconnaît, au moyen du prisiae analyseur ou au moyen d'une tourmaline, qu'après avoir traversé la plaque le rayon est encore polarisé; mais son plan de polarisation est déplacé, il a louroé d'un certain nombre de degrés vers la droite ou vers la gauche. Ainsi, sous l'incidence perpendiculaire, le cristal de roche perpendiculaire à l'axe a la propriété de faire tourner le plan de polarisation ; certains écbaotiljons le faisant tourner à droite, et d'autres le faiiast tourner à gauche.

Cette même propriété se manifeste aussi avec la lomière solaire blanche ou homogène : pour le démontrer , il suffit d'exposer les plaques en avant de la première lentille dans l'appareil décrit {fig, 783).

En étudiant ces phénomènes , M. Biot a été cooduit aux lois suivantes :

1. Pour toutes les plaques tirées d'un même cristal, la rotation du plan de polarisation est proportlonDelie à répaisseur ;

2. Soit qu'un cristal tourne à droite ou à gauche, la même épaisseur donne à peu près la même rotaUon ;

5. Dans les diverses couleurs , la rotation augmente avec la réfraogibililé ; pour une plaque de un millimètre , les angles de rotation sont les suivants :

Rouge extrême \T W

Limite de l'orangé SO* SfK

— du Jaune J» W

— du vert «•40'

— du bleu sa* r

— de l'indigo W Vt

— du violet 57» 5^

Violet extrèoM. 44* ^

Ainsi , quand on va regarder le faisceau à Tcail du, il parait blanc; mais, dès qu'on vient le regarder a?ec un analyseur quelconque, les plans de polarisation des diverses lumières simples étant très-différents, il faut bien qu'elles se partagent inégalement entre les deux images , et que ces images offrent par conséquent des couleurs vives et exactement complémentaires {fig. 805).

M. Hersohell a remarqué que , dans la variété 4i

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