‹ Eléments de physique expérimentale & de météorologieChapitre 312 sur 341 · LIVRE Vm.-- MÉTÉOROLOGIE · texte numérisé non relu

LIVRE Vm.-- MÉTÉOROLOGIE

passant par te soleil et formant une bande assez vivement éclairée , dont la hauteur est égale au diamètre de Tastre ; il n'accompagne pas toujours le halo. M. Babinet regarde le cercle parbéllque comme formé par la réflecUon que la lumière solaire éprouve sur les faces verticales des aiguilles de glace disposées dans tous les sew : on comprend en effet que , si Von prend la verticale de Tobservateur comme axe d^un cône droit , ayant pour génératrice la ligne qui joint l'œil de Tobservateur au centre du soleil , il sera toujours possible de mener par la génératrice primitive et par un point quelconque delà base du cône, supposés dans la région des aiguilles flottantes de glace , un plan perpendiculaire à une petite facette verticale, passant par ce point de la base du cône et convenablement orientée , pour que ce plan contienne les angles dMncidence et de réflection , et pour que ces angles soient égaux/Cependant, il reste à discuter en détail , les diverses apparences du cercle parhélique dans ses différents points , et malheureusement Ton n'a que de très-rares occasions de Tobserver.

Le cercle parhélique , lorsqu'il est complet , pénètre dans l'intérieur des halos et les coupe en deux parties égales; en même temps, l'on observe encore quelquefois une bande blanche qui coupe les halos verticalement, fbrmant ainsi avec le cercle parhélique une croix plus ou moins bien définie dans l'intérieur du halo de ^S"" , le soleil formant par conséquent le centre de cette croix. Quand le phénomène est complet , on observe enfin un peu au dehors du halo de ^Z"^ et sur les bras de la croix , des images très-vives et colorées du soleil; puis l'on en voit encore une autre que l'on nomme anthéUe ou faux soleil , parce qu'elle se trouve sur le cercle parhélique au point diamétralement opposé au vrai soleil. M. Babinet a essayé d'expliquer toutes ces apparences , mais il n'a pas publié le détail de ses recherches sur ce sujet (Comptes rendus 1857).

531 . Les couronnes ont à la première vue l'apparence des halos , mais elles en diffèrent essentiellement, en ce que le rouge est en dehors et le violet en dedans y et en ce que le demi-angle visuel de la première couronne parait toujours être compris entre 1* et 3* ; et, en prenant ce demi-angle pour unité , ceux des autres couronnes suivent la série des nombres 3, 5, 4, etc., comme M. Delezenne l'a démontré par plusieurs observations. Ce phénomène parait être analogue à celui des couronnes que l'on observe en regardant le soleil ou une bougie avec un verre couvert de lycopode. L'explication théorique de ces apparences me semble laisser encore beaucoup à désirer : cependant , on verra avec intérêt l'énoncé du théorème sur lequel M. Babinet fait reposer l'explication qu'il en donne ( Comptes rendus, 1837). C'est en s'appuyant sur le même principe que M. Babinet explique aussi le phénomène des ombres argentées, observées par M. Necker, de Genève ; les couleurs des fils d'araignée , et celles des objets très-dé-

liés exposés aux rayons solaires sons cerfalnet eonfi. tlons.

532. Les étoiles filantes ont dans ces derniers temps attiré l'attention d'une foule d'observateurs : on a constaté quelles sont en général hors des dernières llmitei de l'atmosphère , et que leur distance s'élève souvent i plus de deux cents lieues , que leur vitesse varie de six a dix lieues par seconde ; qu'il y a peu de nnits où m observateur , s'attachant à explorer seulement uoqoaft du ciel , n'en observe au moins six ou huit par henre; qu'à certaines époques de l'année et surtout dn 11 an 13 novembre et du 10 au 12 août , le nombre des étoiles filantes est beaucoup plus considérable, et qu'elles prennent alors une direction déterminée. Ces réraltats conduisent à supposer que les étoiles filantes tout de petits corps célestes dispersés en plus grande abondaDce dans certaines régions du ciel , où ils se meuvent aitc rapidité , et qu'ils deviennent visibles pour nous, lorsque la terre , par son mouvement de rotation aattaréi soleil, se rapproche des régions où semblent se coocatrer les orbites de ces espèces de corps. On peut comolter sur ce sujet le mémoire très-intéressant de M. Qoeteirt ( Catalogue des principales apparitionsd'Étoila filantes, 1839).

533. Les aérolithes, dont la chute a été constatéepr tant d'observations authentiques, ne paraissent pas (tu sans analogie avec les étoiles filantes*

Depuis le commencement du siècle on peut ettiie à une centaine environ le nombre des aérolithes fi sont tombés en Europe seulement et dont la chute a ai bien constatée. On peut regarder comme un fait général , qu'une fois arrivés près de la terre ces oétéom se présentent sous l'apparence d'un globe de tm pis ou moins volumineux , animé d'une grande Titeise, laissant sa route, quelquefois sinueuse, marquée fe une traînée de lumière qui persiste pendant qœlqoes secondes on même pendant quelques minutes; ce globe éclate , soit dans l'atmosphère , soit au moment de m contact avec la terre , et les fragments en sont éiipeN ses à diverses distances. Tous les fragments quioetété recueillis , sont recouverts en tout ou en partie ffw couche d'apparence vitreuse , et 4'analyse cfainiqoe i constaté que leur composition diffère de celle de tov les minerais connus , que le fér en fait esseotieUiao^ partie, et le nickel très-souvent.

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