‹ Eléments de physique expérimentale & de météorologieChapitre 314 sur 341 · LIVRE vriL — MÉTÉOROLOGIE · texte numérisé non relu

LIVRE vriL — MÉTÉOROLOGIE

eenclore ivec cerlUude que les corps électrisés S(* ri^ poussent quand ils ont la mène éleetricité , et qu'ils s'attirent quand ils ont des élecCrieités contraires. Ces •tlracUons et ces répulsions entrent sans doute pour quelque chose dans les nouTcments eitraordlnaires que Ton observe dans le ciel au moment des orales : le ▼enl n*est plus alors la seule puissance qui emporte les nuages ; son Influence est modiflée par les actions éleetriques qui s>iercent arec plus ou moins d'énergie suf ces amas considérables de vapeurs : aussi les voit-on s'approcher rapidement ou s'éloigner comme s'ils étnient poussés en sens contraire , ou tournoyer sur eux-mêmes comme si le vent qui les emporte n'était lui-même qu'un vaste tourbillon. C'est au milieu de cette agitation générale de l'atmosphère que l'on voit briller l'éclair et qu'on entend retentir les éclats du tonnerre. Essayons de rendre compte de ces deux phénomènes : de la lumière et du bruit.

On voit quelquefois Téclair fendre la nue et sillonner une grande étendue du ciel ; lorsque , du haut des montagnes , 00 observe ce phénomène à ses pieds , on peut mieux Juger encore de l'espace qu'il occupe , et tous les observateurs s'accordent à dire qu'ils ont vu des éclairs qui avaient certainement plus d'une lieue de longueur* On sait aussi que les mêmes nuages suspendus dans les mêmes réglons du ciel peuvent donner successivement plusieurs éclairs ; ainsi pour reprendre leur état naturel ils se eomporteni autrement que les corps conducteurs électrisés. Enfin , tout le monde sait que la trace de l'éclaiir est presque toujours une courbe en xigxag , dont les plis sont plus ou moins développés ou plus ou moins rapprochés. Ces trois phénomènes , de la forme de réclair , de ses apparitions répétées et de sa longueur , ne peuvent pas être complètement expliqués dans l'état actuel de la science.

La forme en xigxag est commune à l'éclair et à l'étincelle : il suffirait d'une seule explication pour les deux cas ; mais, J'avoue qu'à ma connaissance II n'y a rien de satisfoisant mr ce sujet.

Les amas de vapeur qui constituent les nuages ne soht pas des corps conducteurs comme des masses métalliques; et, sans savoir comment l'électricité se distribue et se met en équilibre sur ces conducteurs imparfiiits qui ont souvent plusieurs lieues de superficie, il est évident qu'il ne suffirait pas'de les mettre un instant en contact avec le sol pour les décharger complètement ; et il est impossible par conséquent qu'une seule élincelle les remette à l'état naturel. Ainsi, au sein du même nuage on verra nécessairement briller plusieurs éclairs.

La longueur de l'éclair parait être aussi une conséquence de l'imparfaite conducUbllilé des nuages et de la mobilité de leurs parties constituantes. Pour se rendre compte de ce phénomène , il ne fout pas comparer rélectrldté des nuages à celle d'une batterie électrique. Ici , lorsque les deux électricités dissimulées font effort pour se rc;ioiftdr«, eUes ne peuveat jamais fraschlr

qu'un très-petit espace : par exempta 4 la plus forte charge de la plus forte batterie ne part pas à trois ou quatre centimètres ( et il est foeiie d'en voir la ralaan : tant que les points qui se rapproeheot pour fermer le circuit entre l'intérieur et l'extérietfr de là baUerie restent un peu éloignés , les électricités ne s'y présealeat jamais qu'en Irès^faible partie, parce qu'dies sent rcie* nues dans l'intérieur des Jarres par leur attracUott nwtuelle au travers de l'épaisseur du verre, n tmA doue comparer l'électricité é»ê nuages aux éleclricitéa qal sont I0r$ê sur la surfoce des corps plus ou omUm eaaducteurs. Nos meilleures machines peuvent donner rétlncelle à un mètre an travers d'un air trèt-aee ; 1 si Ton met quelques poussières sur une étoffe d€ 1 on de sole, on pourra faire partir l'étinoelle à une dta» tance plus grande* SI nous avions à notre dlapoetCioa des machines assex puissantes pour qu'un léger bronllard autour de leurs conducteurs ne diminuât pas saasiblement leur tension , Il est évident que les prlkrtts conductrices suspendues dans l'air foraient le lêsna c^ foi que les parcelles métalliques dans l'expérieiiee précédente. 11 mt semble donc que, pour oxpIRpicr la longueur de l'édair, il fout concevoir que , aitr la f«Blc que réclair va prendre, les parcelles de vapeur «t peutêtre même les parcelles d'air se trouvent 4éjà ékcuisées par les Influences oontralres des électrieftlia qa tendent à se précipiter l'une vers Tautre ; ot ifut ■ Instant donné Téquilibre est à la fin rompu saiBsqpi'i! ait transport de fluide de l'un des nuages sur Itralit, mais seulement transport sueeessif on vibration auee» slve de couche en couche sur tonte l'étendue que parcourt l'édair.

Le bruit du tonnerre, dans tous ses éclata «iaear«a> lements formidables , n'est pas plus difficile à ii|ilh|Ufr que le craquement de la plus petite étioeelle : c*esi Is vibration de l'air ébranlé avec plus ou moina iTifa site. Quand la décharge d'une batterie passe un Imcts d^ine «Misse liquide , elle la refbule et la prc^fette ëam tous les sens; quand la décharge d'une eiu^lle houlrilif de Leyde passe au travers d'un gai, tout le fluiéecat ébranlé , et il y a augmentation de volume, ooaaaeaa le peut voir avec le thermomètre de Kinneraiej» Gn données suffisent pour expliquer le bniU de rétinecBi et celui du tonnerre. On peut toutefois en tirar éem explications , dont une seule me semble boane : nn pntf dire que le fluide électrique s'ouvre un passage au bavers de la matière, comme ferait un prcjoclile cm verts de son impénétrabilité ,'et qu'ensuite l'air rentre 4bw le vide formé par le passage instantané du fluide elprsduit un son comme dans rexpérieoce du crève-v Suivons, par la pensée, le sillon de réclair; i un tube de verre qui en parcoure tous les rqilia t q» soit vide d^air et qui occupe exactement toute lu iracc du fluide ; admettons enfin qu'à un Instant donné « tube soit rompu dans toute son étendue : le hmft «u en résultera sera le bruit du tonnerre. Ccst eslte c^pkoaUoo qui me aemblc mauvaise: parae que , #nna fart.

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