‹ Eléments de physique expérimentale & de météorologieChapitre 322 sur 341 · LIVRE VMI. ^ MÉTiïOROtOGH · texte numérisé non relu

LIVRE VMI. ^ MÉTiïOROtOGH

m est la i9iiiudemagnét(qu0, eVst i-dire Tare comprit enlre TéquaCeur magnétique et la alation où Ton obterte nnclinaiton i, eel arc étaot «ompté sur le mé' ridiên nuignMqm lie la statioii.

Pour fixer sur le globe ou aur la earte on poinl de réquatear magnétique, tout ae réduit donc i obaenrtr au sud ou au nord de Téquateur uoe inciiRaiaeB iolélieure à 80«, à déterminer aoigneuiement la longitude fi la latitude terretirea du lieu de robeêrrationi ainai que sa déclinaison, à tracer sur la carte le méridioB magnétique correapoodant, et à prendre aur ao direc-

tion un arc égal à la taieur de m donnée per ta tsvonk précédente ; reitrémiié de cet arc est l^n des fielalt è réquateur magnétique dont il est iKUe alors de ééteh miner les coordonnées géographiques.

Aa reste, pour suppléer à eo que la figure IHn peut pas représenter, Je donne dans le tableau saimi, diaprés U. Duperrejr, de 10 en 10 degrés de leaskiii, les diverses latitudes australea eu boréales auifulki Téquaieur magnétique coupe les méridiens tsmitra correspondants pour Tannée 1834.

lÉÉMISPHËRE BORÉAL.

Longitude E.

Lttitnde fl.

HÉMlSPBiRE AUSTRAL.

Lengituèi O.

UtitedeS.

to

fli

SO

Les pélBê magnéHqmeê ne présentent de difficulté dans leur détermination que parée qu*ils se trod?ent en quelque sorte rejetés aux extrémités du monde dans des régions inaccessibles ou du moins environnées des plus inftanchiseables périls. Cependant le capitaine Ross a le premier triomphé de tantd*obstacIes, et, dans son mémorable voyage de 1880, il est parvenu i poser tsi boussole sur le pôle boréal et à marquer exactement la place qu*il occupait alors sur la surface de la terre. Cest le point qui est marqué sur la figure 876, sa longitude éUit ft cette époque de e0»-7'-0'' à Pouest du méHdien dePariset sa latitude de 70«-5'-17''. Les observations que le capitaine Ross a ftiitee k des longitudes Irès-dififérentes et presque tout autour du pôle ne peuvent laisser aucun doute sur Texactitude de cette détermination ; il a constaté à la fois les deux caractères qui servent à reconnaître te pôle, la verticalité de Taiguille dMnclinaison dans tous les aximuths et Taffolement de Paiguille de déclinaison, qui n*a plus alors auciuie ftorce directrice.

Le pôle au9&al, représenté sur la figure 871, ié(é déterminé, par M. Duperrej, en combinant letubm' vations circumpolaires et en traçant ses eouibei nindiennes, comme nous l'avons dit tout i llienre.OiieflB' prend qii*un résultat ainsi obtenu, ne peut psiétiti Tabri de toute incertitude ; d'après ropinlon de M. fcperrey lot-mème, il peut bien être en oreor de qiu^ degrés, parce que les expériences récentes dsst eef parages sont tellement rares qu'il a f^llu recooriràés observations anciennes qui peut-être étaient ^lOiMell^ tes, et qui d*ailleurs ne pouvaient recevoir leseorm* tions convenables pour être remenées à l'année 1814.

Il f^ut espérer que le voyage de M. le capitaine Or ville vers le pôle austral nous fèurnira les neabreafi et importantes données que la science attend sor eett question fondamentale. On a fait récemment sa (^ nombre dVibservations pour reconnaître si PMfaaiiff change avec la hauteur au-dessus du niveao de Is aer, et il parait en résulter qu'elle éprouve une Irèi-I^ dimhNitioo t M. de HombokU Pn trouvés de 1 p*»

CHAP. V. ^ DU HAGlfÉTfSIIE TERRESTRE.

Siê Mèlr«t eti ilpértiit à la stirftiee du sol el dans les profloiidéim d*aiie nine^ et M. Kupfer a trou? é le même réatillat dana son voyage au mont Elbrouss. Ce ftiit n'Mt ras sans importance, car, s*il est général, comme on poot le supposer, H conduira sans doute à reconnaître le genre d^influence que peuvent exercer les grandes ebalnes et les grands massifs qui forment le relief de la Cerrc.

§ IV. IntenêUéê.

544. Nous avons Indiqué (page 136) les moyens qui peuvent être employés pour obtenir intensité magnétique de la terre , soit qu'on veuille avoir Pinfi^nsité horizontale seulement, soit qu*on veuille avolf rinteosité totale, c'est-à-dirt celle qui s*exeree suivant Taiguille d'inclinaison abandonnée à elle-même dans le plan du méridien magnétique. Nous devons ajouter que les résultats ainsi obtenus doivent subir une correction dépendante de la température; car il est bien établi maintenant que, dans le même lieu et au même instant, fa même aiguille fait plus ou moins d'oscillations dans le même temps, suivant qu'elle est à une température plus basse ou plus élevée. Cependant, si cet effet de la chaleur est général, ou presque sans exception, il n'en est pas de même de son intensité, qui, dans les mêmes limites, paraît extrêmement variable, suivant la forme et les dimensions des aiguilles, et peut-être aussi suivant d^autres circonstances qui n'ont pas été suffisamment analyséeé. t^our ce genre de corrections, la plupart des pbysietelis isidoptent la fbrmule suivante :

«^ est le nombre des secondes que l'on a toniptées pour 100 ou 900 oscillations à la température l' ; s est le nombre des secondes que l'on aurait comptées k la température i pour le même nombre d'oscillations ; a eat le coefficient de l'aiguille, il se détermine d'avance en portant arliieiellemeiit l'aiguille i diverses tem* pératures connues et comprises entre les limites convenables et en observant les valeurs correspondantes de s et de s'.

Les voyages autour du monde et ceux qui ont été fiiits par un très-grand nombre d'observateurs, dans presqot toutes les contrées de l'Europe et dans quelques points des eontineuis de l'Asie et de l'Amérique, ont déjà fourni sur l'intensité magnétique de la terre une multitude de résultats intéressants. On a essayé de les discuter et de marquer sur le globe la trace des lignée isa- 4jmamiquB8 eu d'égale Intensité : mais un examen approfondi de cette discussion exigerait beaucoup plus d'espace que je ne puis lui en consacrer ici ; je dois me èomer A dire que, d'après nos connaissances actuelles, rien ne parait plus irrégulier, plus bixarre même, que la narcbe générale des lignes isodynamiques; on ne peut saisir aucun principe, «ueun Iten, aucmi rapport

entre les inflexions brusques et multipliées qu'elles présentent; il n'y a, A leur égard, aucune règle généi'ale qui ne trouve immédiatement son exception. Ainsi, on avait eru d'abord que sur l'équaleur magnétique l'Intensité était eonstantéy de nouvelles recfaerebes montrent le oontralre et semblent indiquer des différences considé« râbles | on avait regardé comme très-certain que l'intensité augmente avec l'inclinaison ou avec la latitude magnétique, plusieurs exemples montrent le contraire et les observateurs de lu Bonite ont fait voir qu*à Payta, od riadlnaison n*est que de 4«-33% l'intensité est plus grande qu'à Cobija, où l'Inclinaison est de 5I4«-13', bien que ces deux points ne soient pas très-éloignés, le premier au nord et le second au sud de l'équateur magnétique, et qu'ils présentent l'un et l'autre des dé<;|inaisons peu différentes. Dans un tel état de cboses» on ne peut que multiplier les observations, et y apporter de nouveaux soins pour assurer leur parfaite exactitude.

Les diverses théories du magnétisme terrestre semblent s'accorder pour établir que l'intensité magnétique des pôles doit être double de celle de l'équateur; mais cette déduction elle-même , avant d'être admise comme une conséquence rigoureuse, exigerait aussi des vériications expérimenlales plus complètes. La liaison qu'elles établissent entre les intensités correspondantes aux diverses latitudes uiagnétiques est exprimée par la formule suivante, sur laquelle nous reviendrons S y :

rz^yt + 3siu.*m,

1 étant l'intensité sur Téquateur magnétique , et r lintensité correspondante à la latitude magnétique m.

Celte formule donne en effet r=z% pour m =90', qui est à peu près la valeur qu'il faut lui donner pour l'un et l'autre pOle : nous disons à peu près , parce que l'équateur étant une courbe irrégulière, les deux pOles ne peuvent pas en être de tous côtés distants de OO**.

On a fait aussi beaucoup de recherches sur les questions de savoir si l'Intensité diminue à mesure qu'on s'élève sur la même verticale , et l'on a du moins établi ce fait que , s'il y a une dimiaution , elle est extrêmement faible. En Amérique , Tintensilé a été trouvée la même à la chapelle de Guadalupe et à Sanla-Fé de Bogota ; aux Pyrénées , M. Forbes annonce une diminution de 1 millième pour 1000 mètres ; dans le Caucase, sur le Kharbis , M. Kttpfer annonce une diminution de 1 millième pour 800 mètres. Ces discordances laissent planer encore quelque doute sur le fait lui-même , mais elles n'ont rien cependant qui doive surprendre si l'on réfléchit qu'il y a à tenir compte ici non-seulement des corrections de température, mais encore de la variation diurne de l'intensité elle-même, dont les lois sont Inconnues , de la variation diurne de l'inclinaison qui est incertaine, et de la variation non m<rins Incertaine qu'éprouve l'inclinaison à mesure que l'on s'élève.

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