LIVRE II. — GH4LEUR. -> PREMIÈRE PARTIE
Il sera facile de déterminer mtnf au moyen da nombre det diTitioos m/, puisqu'on aura
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Tout seTéduit donc à déterminer avec soin le rapport dea bras de levier et à déterminer avec exactitude le nombre des divisions parcourues par le 0 de Talidade. Il suffit pour cela de placer en m, au-devant de la lunette mobile et perpendiculairement à son axe, une petite pièce de métal sur laquelle on a tracé avec précaution quatre ou cinq millimètres très-exacts; alors, en faisant parcourir à la lunette mobile chacune de ces divisions, Ton observe le nombre des millimètres que rextrémité de Talidade parcourt sur la division vt/. Dans mon appareil la longueur ab est triple de la longueur am; mais, au moyen d'une lunette micrométrique fixe qui sert à lire les divisions de b qui passent sous le fil, on peut très-sûrement estimer '/<6o de millimètre, et par conséquent mesurer avec certitude un allongenfent de 7i9<o de millimètres qui a |ieu en m, ou environ un deux millièmes de millimètre. On conçoit pareillement que, si Ton présente au-devant des lunettes deux mesures de longueur qui aient entre elles quelques différences, on pourra mesurer celte différence à près de '/aooo de millimètre.
La figure 186 représente Tappareil avec tti principaux détails d'exécution.
f est une plaque de fonte armée de trois pointes mousses en acier, sur lesquelles repose tout l'appareil ; cette plaque repose elle-même sur une sorte d'établi en bois très-solide.
/ est la règle de fer en forme de t : elle est carrée, de 45 millimètres de côté, et de 13 décimètres de longueur ; elle a trois sillons profonds et angulaires , par lesquels elle repose sur les pointes de la plaque de fonte; ainsi, elle ne peut être ni faussée ni courbée par la dilatation.
ab est l'alidade : elle est de laiton et porte une forte nervure qui l'empêche de fléchir et de se déjeter.
s et y sont deux galets qui sont liés à l'extrémité h de l'alidade et qui reposent sur la règle de fer ; de cette manière l'alidade est parfaitement libre dans sa dilatation et dans ses mouvements.
W est la division de l'alidade ; cette division est tracée sur argent en traits déliés, distants de un demi-millimètre environ.
y est la lunette micrométique, elle est portée sur une pièce qui est adaptée à vis contre l'extrémité de la règle defèr.
s est la tête d'une vis micrométrique qui Hïi mouvoir les fils croisés de la lunette x .* elle est divisée en cent parties de chacune deux millimètres, et II faut 530 divisions pour déplacer les fils de '/> millimètre; on voit donc que , sans fractionner ces divisions , l'on peut estimer '/«««de millimètre sur l'extrémité b, ce qui correspond à '/<»«Q de millimètre au point de vue .de la iBnette/*.
r est une vis de rappel qui sert à imprimer à l'alidade les mouvements convenables.
Pour employer 6et appareil II la mesure des dilatations au-dessous de SOO'', on se sert d'une caisse en cuivre représentée {flg. 184). On la dispose sur un fourneau convenable , on la remplit d'huile fixe, et on la chauffe en agitant sans cesse le liquide et en le maintenant à une température fixe pendant un temps suffisant. Les règles mn que Ton veut soumettre à l'observation sont disposées sur un support en fer p, qui repose sur les bords de la chaudière, où sa position est réglée par des systèmes de vis {ftg. 18S) ; les extrémités de la règle mn se présentent vis-à-vis certaines ouvertures latérales fermées avec des verres parallèles qui sont simplement pressées contre la paroi de la chaudière; on peut aisément ramener pour chaque observation l'extrémité n de la règle sous le fil de la lunette fixe, tandis que l'on suit avec la lunette mobile les mouvements de Textrémilé m, au moyen de la vis de rappel r.
Pour observer les dilatations dans les hautes températures, on dispose les règles sur un autre support en fer, dans un fourneau en briques où l'on fait passer de Tair chaud ou même de la flamme. Ce fourneau porte, visà-vis les lunettes, de petites ouvertures que Ton ouvre à l'instant de Texpérience , et, si la température est hiférieure au rouge , on éclaire artificiellement les points sur lesquels visent les lunettes : nous verrons ailleurs conunenl l'on observe en même temps les températures correspondantes (voy* la 9* partie du calorique).
On conçoit combien il est facile, pendant les expériences , de garantir l'appareil des variations de température qui iChangeraienl la distance de la lunette fixe au centre de rotation de la lunette mobile.
MM. Duloog et Petit ont employé, pour déterminer la dilatation des corps solides, un autre moyen qui repose sur la dilatation absolue du mercure dont nous parlerons tout à l'heure ; ayant ainsi déterminé la dilatation du verre et du fer, ils se sont servis , pour arriver à la dilatation des autres corps , du pyromètre imaginé par Borda à l'occasion de la mesure de la méridienne. Ce pyromètre est représenté dans la figure 182 ; il se coospose de deux règles de métal , posées l'une sur l'autre dans toute leur longueur, et réunies d'une manière invariable à l'une de leurs extrémités seulement; chaque règle porte, à son autre extrémité, une tige de laiton qui s'élève d'abord verticalement, et se recourbe ensuite horizontalement. Les branches horizontales de ces deux pièces additionnelles peuvent glisser Tune sur l'autre, quand les deux règles s'allongent inégalement, et sur la ligne où elles se Joignent ; chacune d'elles est divisée en parties égales très-petites, mais de manière à former un iVontiM ou un yemier^ c'est-à-dire que 20 divisions de l'une sont , par exemple, équivalentes à 10 divisions de l'autre; celle-ci portant, je suppose, descinquièmeede millimètre, on pourra, par la coïncidence des divisions, estimer des vingtièmes de cinquièmes ou des centièmes de millimètre. Cette coïncidence s*observe à la loupe.
SECTION I. — CHAP. I. — DILATATION
comme dans tet Yernteri ordinaires. Les règles de MM. Dulong et Petit «Taient 13 décimèlres de longueur, 95 millimètres de largeur, et 4 millimètres d^épaisseur. Une différence de température de 1« produisait un déplacement correspondant à peu près à une partie du vernier. Le pyromètre étant porté, par exemple, de la. température 0 à la température de 100«, les deux règles t*allongeàlent inégalement : la pièce additionnelle de la plus dilatable glissait sur la pièce additionnelle de Tautre, par exemple, de 100 parties du yernier, qui formaient one longueur absolue de 1 millimètre. Connaissant ainsi la différence des dilatations linéaires des deux règles ; connaissant d'ailleurs la dilatation linéaire de Tune d*elles, et sa longueur primitive, il était facile d'en déduire la dilatation linéaire de l'autre.
La dilatation linéaire des corps solides étant connue , il suffit de la tripler pour avoir la dilatation cubique.
Les dilatations des vases de différentes formes se déterminent par ce principe, que l'augmentation de capacité d'un vase par la chaleur est égale à Taugmentallon que prendrait un corps solide de même substance et capable de remplir exactement le vase ; ainsi , la capacité d'un vase de verre étant, par exemple, de 150 centimètres cubes à 0, sa capacité k 100*" sera 150 (1 + 100 a), a étant la dilatation cubique du verre, qui est de 0,00003584.
Le tableau suivant contient les résultats des principales expériences qui ont été faites sur ce sujet Jusqu'à la température de SOO**.
Tableau da dîlatationê linéaires des solides.
DÉSIGNATION
DBS
SDBSTAlfCSS.
IRTBRVALLB de
température.
BILATATIORS EN FRACTIOIfS.
décimales.
vulgaires
Suivant MM, Lavoisier et Laplace,
Flint-glas anglais
Platine (selon Borda)
Verre de France avec plomb. . .
Tube de verre sans plomb. . .
Idem
Idem
Idem
Terre de Saint-Gobain
Acier non trempé
Idem
Idem^
Acier trempé Jaune , recuit à 65*.
Fer doux forgé. ......
Fer rond passé à la filière. . .
Or de départ .
Or au titre de Paris, recuit. . .
Idem, non recuit
Cuivre
Idem
Idem
Cuivre jaune ou laiton. . . .
Idem
Idem
Argent au titre de Paris. . . .
Argent de coupelle
Ëtain des Indes ou de mélae. . .
ËlaindeFalmouth
Plomb
0 à lOOo
Suivant Smeafon,
Terre blanc (tubes de barom.).
Bégule martial d'antimoine. .
Acier poule
Acier trempé
Fer
Bismuth. ••••...
Cuivre rouge battu. . • • • Cuivre rouge 8 part., étainl. .
Cuivre jaune fbndu
Cuivre Jaune 16 part., étain 1.