LIVRE IL ~ CHALEUR. ~ PREMIÈRE PARTIE
DËSlOIfATION ras
tUBSTAlfCn.
Fil de laiton
Métal de miroir de télescope
Soudure, euiv. % part., xinc 1. • « .
Ëtainfin
Ëtainen grains * •
Soudure blanche, étain 1 partie, plomb t. Zinc, S parties, étaio 1 , un peu fargé. .
Plomb •
Zinc
Zinc allongé au marteau de 1/12. . .
mniTAUJB
de température.
SuivëHê le mëior général Roy.
Verre en tube
Verre en verge solide. • ,
Fer fondu (prisme de)
Acier (verge d*)
Cuivre Jaune de Hambourg • . • •
Cuivre jaune angl., en forme de verge
Cuivre jaune angl., en forme d*angle ou de anal rectang.
SMivani Jf. Troughton.
PlaUne
Acier* ....
Fer tiré k la aiière.
Cuivre
Argent
Palladium.
Suivant M. JVoUaiUm.
Suif>ani MM. Dulang 9t Petit.
Platine.
Verre,
Fer. • Cuivre.
BiuTinoHf nr niAcn^n.
lOO»
décimales.
▼nlgalret.
1/ieoi
l/5tl 1/480
La dilatation des eorps aoUdes paraît , en générai « très-sensiblement uniforme entre 0 et 100*; maie pour des températures plus hautes, comptées sur le thermomètre à mercure ou sur le thermomètre à air, elle devient Irrégulière et toujours croissante.
129. JppUcaOôn de la dilatation des solideê. — La puisèanee de dilatation d\in corps est égale à la réêistance de compresiion dont il est capable. S*il faut un poids de mille kilogrammes pour réduire la longueur d*une barre de ter verticale autant que la féduiralt un abaissement de température de 1% il est évident qu'en la ehargeant à la partie supérieure du poids de mille kilogrammes, et en la chau£Fant de l*», la dilatation due à
la chaleur compensera la oompression eue II la dharge, et sa longueur restera la même. Ceet d*apr6t oe principe tiue Ton peut juger des efforts prodigieux qii*exer* eait les corps en se dilatant ou en se contractant. Les liquides étant peu compressibles et trèSHlilatablfta, «mt, de tous les corps, ceux qui peuvent produire lee plus grands effets de cette nature. Parmi les eorps solides, le fer et la fonte ont pareillement une grande puissance M dilatation : c*est pour'cela que , dans les grands ouvra» ges où Ton doit mettre bout à hont des barres de fer sur une longueur de plnsiears centaines de lAètret , oa les i^uste de distance en distance pour que Textrémiti d'une barré puisse s'engager dans Texlrémité de la
SECTION I. ~ CHAP. î. ^ DILATATION.
barr« tolfante, mm la presser. Dans les tuyaux de condiiHe, l^foilament est un peu plus difficile ; mais on j parfiest cependant avec des lames de plomb , dont on enreloppe l'extrémité du tuyau qui doit s'engager dans rextréoiité plus large du tuyau suirant.
La puiêwmcB de coniraeHon des solides est égale à la fMêiamee de traction qu'ils peuTent opposer. S'il ftml un poids de mille kilogrammes pour donner à une barre de fer verticale un allongement égal à celui qu'elle preBdrail pour une augmentation de température de 1*, il est évident que, si on la charge à son extrémité infériaiife du poids de mille kilogrammes, et qu'en ttéoM tonps on la refroidisse de 1« , la contraction du refroldlsaement compensera l'allongement de la tracîhoOf et la longueur restera la même que si la barre B^élait ni refroidie de 1« ni tirée par mille kilogrammes. La ténacité du fer étant très«grande, on peut profiler de oatte propriété po«r exercer des efforts qui surpasse- Mient peut-être nos moyens mécaniques. On doit tenir emapCe de cette double propriété lorsqu'on emploie des BUildriaox qoi sont exposés à de grands changements do feaspëratiire. 11 n'est pas douteux, par exemple, ^*oiie barre de fer ne se courbe lorsqu'elle s'échauffe , ai set deux extrémités rencontrent des obtacles que l'efferl do aa dilatation ne puisse pas repousser ; et il n'est paa douteux qu*elle ne se rompe par le refroidissement, si aaa «itréaitéa sont fixées à des obstacles que l'effèrt de ta caBtrtetion ne poisse pas rapprocher. C'est ainsi que, dans Popération du moulage , beaucoup de pièces eaaacAt par le refroidissement , lorsque leurs formes et lears proportions n*ont pas été assex bien combinées ponr fpÊ% le reêrmit s'accomplisse librement.
Peméuiê e^mpenêëteur. » Mous avons déjà eu occasion de feire remarquer que les horloges et les pendules avanœnl pondant l'hiver et retardent pendant l'été, par Teffet des contractions et des dilatations qu'éprouve la tige dn pendule. Mais l'on est parvenu à corriger ce défont : les pendules dans lesquels les effets de la dilatation sont ainsi détruits s'appellent pendules compen- ÊtOtmrt. Le pins simple des appareils de cette espèce tel ropréaenté dans la figure 65. Les deux tiges extréwm aont de fer, 1m deux tiges moyennes sont de cuivre. Par la dilataHon du fer, le centre d'oscillation est abafeaé, «ais il est relevé par la dilatation du cuivre j et, oonmne te enivre est plus dilatable que le fer, on confott qÉ^l suffit de bien proportionner les longueurs des Hfaa do eos deqx métaux pour arriver k une compensation complète.
Lameê de compenêtUion.—On appelle ainsi un système de deux lames composées de métaux, inégalement dilatables, soit que ces lames aient été soudées ensemble, soit qu*elles aient été douées Tune contre l'autre par des clous très-rapprochés. Supposons qu'une telle bune soit formée par exemple de zinc et de fer, et qu'elle aolt droite à la température de 20*", il est évident qu'audessus de 30* elle devra se courber, le zinc étant en de- ( parée qu*il s^allonge plus que le fer {flg» 188). et
qu'au*dessous de SO* elle devra se courber, le linc en dedans parce qu'il se raccourcit plus que le fer. On a mis à profit cette propriété pour compenser les balanciers des chronomètres et pour donner ainsi aux navigateurs des montres d'une préolsion qui ne laisse rien à désirer. La figure 195 représente un balancier compensé : on voit que l'effet de la dilatation éloigne du centre les extrémités des rayons a, mais en même temps, par l'effet des lames de compensation qui se courbent de plus en plus à mesure que la température s'élève, les extrémités b des arcs se rapprochent au contraire du centre, et tout l'aKifice consiste à combiner l'effet des lames avec les variations d^élasticiié du ressort spiral, pour que les oscillations restent parfeitement Isochrones malgré les variations de température.
I^ermomitre à cadran (flg, 180). •* La lame de compensation fghui composée de cuivre et d'acier, elle est fixée en /> se recourbe en g et se termine en h. Autour de l'axe b tourne un levier dont le petit bras est sans cesse appuyé contre l'extrémité h , et dont le grand bras porte les dents d d\ Les mouvements très*petits que la dilatation peut produire i l'extrémité h sont d^è amplifiés dans le même rapport que les bras de levier ; ensuite , les dents d df engrènent dans un petit pignon qui tourne autour de Taxe central o, et Taiguille l i, tournant autour du même axe, amplifie encore les mouvements du pignon. On calcule les dimensions pour que les 100* du thermomètre centigrade correspondent k peu près à une révolution entière de raiguille. Les instruments do cette espèce doivent être gradués sur le thermomètre à mercure , de degré en degré, ou au moins de lO* en 10 degrés.
Thermimhtre de Breguet, *- Cet instrument est le plus délicat et le plus commode de tous les thermomètres métalliques i il se compose d'un petit ruban de métal , de 1 à 9 miUimètres de largeur, qui est roulé en spire , comme le représente la figure 187; la spirerest attachée par son sommet è une pièce de cuivre qui la laisse parfeitement libre et isolée , et , il* son extrémité inférieure, elle porte une aiguille horizontale» trèslégère, dont la pointe parcourt la circonferenoe du cercle divisé e c' i le cercle est évidé , et repose sur trois piede très-aulneee, afin que Tair puisse circuler aisément entre tous les tours de la spire. Une cloche recouvre Tappareil, pour le garantir de l'agitation extérieure.
Le ruban de la spire est composé de trois couches métalliques superposées, argent, or et platine : la couche d'or , qui est au milieu , sert à sonder les deux autres. Ce système a d'abord une épaisseur sensible , maie on le lamine Jusqu'à le réduire è une épaisseur totale de '/so de millimètre i on peut juger par là de la masse excessivement petite de l'instrument, et par conséquent de la rapidité avec laquelle il prend la tempéra* ture de Tair qui le touche.
Par rinégale dilatation du platine et de Targent, la spirt H lord ou se détord , quand la température s^ève