‹ Eléments de physique expérimentale & de météorologieChapitre 60 sur 341 · SECTION !. — CHAP. IL —DENSITÉS · texte numérisé non relu

SECTION !. — CHAP. IL —DENSITÉS

m. DefMÙé dêê liquidée. -« Le principe d*Archi* méde , servant à comparer entre elles les densilés de Teati I dlterses températures , peut servir pareillement à trouver les densités de tous les liquides. Si Ton veut, par exemple , connaître la densité de Talcool par rapport â celte de Teau , il suffira de prendre un corps solide plus dense que ces liquides , et d'en faire trois pesées successives :

La première dans rair;

La seconde dans Peau;

La troisième dans l^lcool.

La perte de poids que ce corps feit dans Tead est égale fin poids de Teau^qull déplace (86) , et la perte de poids qil*a feit dans Talcool est pareillement égale au poids de Talcool déplacé. Or, la température étant la même, les votumet des liquides déplacés sont aussi les mêmes , donc le rapport de leur poids est égal au rapport de leur dens&ié. Quand les pesées sont faites à des tempéralures difltèrcntes, on les réduit, par le calcul, à ce quAelles seraient h la température 0 ; mais , pour cela , Il fiiut connaître la loi de dilatation du corps plongé et celte de chaque liquide.

On peut déterminer aussi la densité des liquides par les pesées directes d*un même volume de tous ces corps. ^our y parvenir par ce second procédé , on prend un petit flacon de verre mince et léger {ftg. S3S) , ayant un lK>uchon foré et bien rodé qui le ferme d'une manière très-exacte ; on le pèse seul , et on le pèse ensuite rempli d'un liquide : la différence des poids est le poids du liquide qa*U contietit.

Far eiemple ; Le flaoott tenl pète lèO s^.

Le flaeoo pleiD d*Mii à 0 pète 900 gr. Le peidt de l*eM eealeirae dant le flaeen «tt 100 gr«

A la même température de 0

Le flaeoa tenl pète to^Jovrt. • 100 $r.

Le flaeon pleio d'aloool pète* . 179 §r.

Le peiik de raleooi coDteim dans le flaeoo ett 79 gr.

Lee volumes d'eau et d*aleool étant les mêmes, les densitèi de ces liquides sont entre elles comme les poids j donc,

La dentité de Palcool ett.

Lorsque la température n*est pas 0, il faut corriger les résultats des effets que produit la dilatation sur le Verre do flacon et sur les liquides que Ton soumet à Pexpérlence.

186. Des jériomètres- — Les aréomètres sont des flotteurs qui donnent immédiatement lei iensltés des liquides dans lesquels ils s'enfoncent.

On distingue deux Sortes d'aréomètres : les aréomètres à poids variable , et les aréomètres à volume Variable.

La flgnre 915 représente un aréomètre àpoids variabit -. i^eeCI«iMi#tooulee«r77sderihstnnnent,on

le fait en verre ou en métal ( / est le lesf , c*est-è-dire une petite masse de mercure ou de plomb que Ton ajuste à la partie inférieure; t est la tige , qui doit étrt très-déliée j enfin o est le chapeau sur lequel on doit mettre des poids. Quand l'instrument est dans un 11^ quide , il se dispose d'après les conditions d'équilibre des corps flottants ; il se tient debout à cause du lest qui rabaisse son centre de gravité, et il s'enfonce Jusqu'à ce qu'il y ait égalité entre son poids et le poids dn liquide qu'il déplace; alors on ajoute de$ poids addi^ tionnels sur le cbapeau pour o^Zenrar l'instrument, c'est-à-dire pour qu'un pelil trait f, marqué sur la tige , se trouve exactement à fleur d*eau. Dans les différents liquides, il faut des poids différents pour produire ra£Beurement, et c'est pour cela qu'on l'appelle un aréomètre à poids variable. Soit p le poids de l'instrument, soient a les poids additionnels qu'il faut y ajouter pour l'affleurer dans l'eau à 0 , soient a' les poids additionnels qu'il faut y ajouter pour l'affleurer dans l'alcool à 0 : la densité de l'alcool sera à la debsité de l'eau, comme p + o' est à p + <i.

L'aréomètre est d'autant plus sensible que le volume plongé est plus considérable et la tige plus fine*

On conçoit que, pour éviter les calculs, il est po^ sible de former, pour chaque instrument , une table particulière où l'on trouve immédiatement la densité à coté du poids additionnel a^,

Varéotnètre à volume variable, représenté (/S** gure S14) , a en général moins de volume que Taréo" mètre à poids variable : la lige est un petit tube do verre creux ; le corps de l'instrument est un cylindi^e ou une boule soufflée à l'extrémité du tube; et le lest se loge dans le petit appendice en verre qui est au-dessous de la boule ; une bande de papier est soigneusement fixée dans l'intérieur de la tige pour porter les divisions qui marquent les densités. Le poids de cet aréomètre étant constant , il en résuite que les densités des II-* quides dans lesquels il .s'enfonce sont entre elles en raison inverse des volumes plongés. C'est d*après ce principe que Ton fait la graduation , et l'en écrit sur la bande de papier qui sert d'éclielle les nombres qui expriment directement les densités des liquides. Ainsi, quand Taréomètre n'enfbnce que Jusqu'au nombre 1900, la densité est 1200 ; s'il enfonce Jusqu'au nombre 900 , la densité est 900, etc.; la densité de l'eau étant représentée par 1000.

Les pèse4iqueurs sont des espèces d^aréomètres, qui ne sont pas gradués pour donner les densités ées 11^ queurs dans lesquelles on les plonge , mais seulement pour donner leur degré de concentration. Les aeideë .sont étendus d'une quantité d'eau plus ou moint grande , les dissolutions salines sont plus ou moint saturées, les eauw-de-tie et les esprits sont pins ou moins riches en alcool; et l'on a fait des pèse-acides, des pèse^sels , des pèse-esprits, des pèse-sirops ^ etc., pour reconnaître immédiatement les différente étau dans lesquels ces liquides peuvent se préeenter.

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