LIVRE ». — GHALEUlt — PRElilËRB PARTIE
Pèêê-meide ou mréamètre de Baume. — Cet aréonètre a toote Tapparence d*UD aréomèlre à yolume variabte, mais il en diflFère esBentiellement par sa graduation. Au point où il s'arrête dans Teau pur^ on marque 0; au point où il s*arrète dans un méiange de •85 parties d*eau et de 15 de sel ordinaire, on marque 15 ; on diTise rinlervalle en 15 parties , et Ton continue les divisions au-dessous. Deux dissolutions saturées à difers degrés marqueront évidemment des degrés difiFérents sur Taréomètre , mais il faudra calculer une table spéciale pour passer des degrés de Taréomètre tus Téritables densités.
lt$ pàse-êeli et les pèée-eêpriiê sont gradués d*après des principes analogues ; ils sont donc, comme le jMèaaaeide , des instruments de commerce plutôt que des instruments de physique , à moins que Ton n*ait dressé «ne table des proportions de sel ou d*esprit correspondantes à chaque degré.
VJlcoomèire oentéêitnal de M. OSf - Lussac est fondé sur d*autres principes. Étant donné des esprits ou des eauz-de-vie , il suffit d*y plonger Talcoomètre ^our connaître à Tinstant leur force réelle , leur richesse en alcool, et leur densité. Cet instrument , qui offre d'immenses avantages à la régie et au commerce, repose sur des recherches très-précieuses pour la science; son utilité, déjà démontrée par Tusage, a été sanctionnée par une loi. Il est nécessaire, pour en prendre une juste idée , de consulter l'Inêtructian pour t'uêûçê de l'alcoomètre ceniéeimal que M. Gay- Lussac a publiée en 1894.
157. Demité des corpe solides. — On détermine les densités des solides , comme celles des liquides , par trois procédés diflférents , savoir : au moyen de Taréomètre, du flacon bouché, ou de la balance hydrostatique.
L'aréomètre que Ton emploie pour déterminer les densités des corps solides est un aréomètre à volume eonstant, qui s'appelle aréomètre de Fahrenheit, ou aréomètre de NiehoUon , ou aréomètre-balance de Chariee, suivant quelques légères modiBcations dans la disposition des pièces. La figure 915 représente l'aréomètre de Charles. Entre le corps v de l'instrument et le lest /, se trouve un petit panier ou un petit sceau d'argent destiné à recevoir les fragments de matière dont on cherche la densité. Quand les corps sont plus pesants que l'eau , ils doivent exercer une pression de haut en bas, et le panier est accroché par l'anse afin de recevoir cette pression : quand les corps sont spécifiquement fius légers que l'eau, ils doivent exercer une pression de bas en haut , et alors on retourne le panier et 00 l'accroche par le f6nd afin qu'il reçoive encore cette pression.
Pour trouver une densité par ce moyen, il faut, avant tout , connaître le po^ additionnel qui doit être mis sur le chapeau pour affleurer l'instrumept dans l'eau distillée, c'est-à-dire pour le faire enfoncer jusqu'au 4rait/que porte la tige. Supposons qu'à la tem-
pérature 0, le poids addltlOMMl soit de S5 ( et, avec cette donnée , cherchons la densité d'un corpa quelconque, d'un diamant, par exen^iie. On met le diamant seul sur le chapeau , et on ^ute soccesslvoment des poids jusqu'à produire Taffleorement : soit 9Sfr-,8 ce qu'il faut i^outer; ces poids et le diamant équivalent ensemble à 35 grammes, puisque l'afllenrement a lieu. Donc , le diamant pèse 95ar — f$fi ou 1 fr. ,9 ; tel est son poids dans l'air. Alors , on met le diamant dans le panier d'argent, et aux 9Sfr.,8 qui sont restés sur le chapeau , on ajoute ce qui est nécessaire pour l'aflleurement : 0ar.,84siiffl$ent pour cet eflét^ donc, 0Hr4S4 représentent le poids que le diamant perd dans l'eau , et par conséquent le poids d'eau qu'il déplace ou le poids d'un volume d'eau qui est égal au sien. Or, à volume égal , les densités sont entre elles conuae les poids j donc la densité du diamant est "*/i4 ou 5,55.
Pour les corps plus légers que l'eau , le procédé est le même , avec cette seule différence, quil faut retourner le panier et l'accrocher par le fond; il n'y a rien à changer ni dans les raisonnements ni dans les calculs. Lorsque la température n'est pas 0, on fait les corrections.
Le flacon bouché qui sert à la recherche des deosilét contient environ 9 ou S décilitres d'eau (fig. 994). L'exactitude de l'expérience dépend en grande partie de la précision avec laquelle le bouchon est travaillé : il dut qu*il soit légèrement conique, bien usé à l'émeri, et parfaitement circulaire dans tout son contour, afin qu'il s'enfonce exactement de la même quantité dans toutes ses positions. Alors, on procède de la manière suivante : on fait trois pesées : la première, pour avoir le poids p du corps solide dont on cherche la densité; la seconde, pour avoir le poids ^+P du flacon plein d'eau et du corps solide mis à côté de lui dans le même bassin ; la troisième , pour avoir le poids f du flacon et du corps solide mis dans son intérieur et ayant chassé par conséquent un volume d'eau égal au sien. La troisième pesée retranchée de la deuxième, c'est-à-dire /+P — A donne le poids du volume d'eau chassé ; et , puisqu'à volume égal les densités sont comme les poids, la
densité du corps est —-£—-,. Quand la température
n'est pas 0 , il faut faire les corrections. Ce procédé ne peut s'appliquer qu'à de petites masses; il importe peu qu'elles soient spécifiquement plus peuntes ou plus légères que l'eau.
Les corps qui sont soluUes dans Peau se pèsent dans l'alcool , dans le mercure , ou dans un autre liquide de densité connue*
Les corps poreux et susceptibles de s'imbiber ont des densités variables suivant le d^ré d'imbibitlon : il est difficile de les déterminer avec exactitude.
La balance hydrostatique qui nous a servi à démontrer le principe tl'Archimède peut nous servir aussi à trouver les densités des corps solides. Pour l'employer à cet usage, elle n'a besoin d'aucone nodificatioii. Lt
ffîCnON n. — CHAP. IL — DENSITÉS.
proeMé te rédoiC à Hift 4eux peté«t : par la première, on trottre le poids p da corps; par la seconde, on (roore la perte de poids e ^*U éprouve dans Teau ^ et ceùe perte de poids est le poids du yolume d*eau déplacé :
donc , la densité est ?. Si la température n*est pas 0,
on Mi les corrections.
Nous avons rassemblé dans le tableau suivant les densites les plus authentiques et auxquelles on est obligé de recourir le plus souvent; elles ont été déterminées par Tun ou l*antre des trois procédés dont nous venons de parler*
TMe de la dêmiU de$ cwrpê $oHdê$ àOd0 température, en prenant peur unité la demité de Veau.
Platine
Or.
iécroui 25,000 laminé 5»,669 passé à la flUère Sl,043 forgé S0,S58 purifié 19,600
\ forgé t9,56î
) fondu 19,358
Iridiom 18,600
Tnngstène 17,600
Mercure à 0* 18,598
Plomb fonda 11,35S
Palladium. 11,500
Kbodium 11,000
ArgeoCfondo 10,474
BiMiiilii fooda 9,839
Colvreenfil 8,878
Cadmium. • • 8,694
Molybdène 8,611
Laiton 8,395
Arsenic 8,508
Nickel fondu 8,279
IJrane 8,100
Acier non écroui 7,816
Cobalt fondu 7,813
Fer en barre 7,788
<taln fondu 7,391
Per fondu 7,307
Zinc fondu 6,861
Manganèse. 6,850
Antimolnefondu 6,713
Tellure 6,115
ChrôaK 5,900
Iode 4,948
Sélénium. 4,530
Biaounu les plus lourds (légèrement colorés en
— les pins légers.
Flint-glass (anglais) 5,539
Tourmaline (verte) 5,155
Marbre de Paros (chaux carbonatée lamellaire). 3,857
Ëméraude verte 3,775
Perle 3,750
Corail 3,680
Cristal de roche pur 3,655
Verre de Saint-Gobain. . 3,488
Porcelaine de la Chine . 3,584
Chaux sulfalée cristallisée 3,511
Porcelaine de Sèvres 3,145
Soufre natif. • • • • . 3,055
Ivoire 1,917
Albâtre •..«•• 1,874
Anthracite 1,800
Phosphore 1,770
Houille compacte 1,539
Jayet 1,359
Succin 1,078
Sodium 0,973
Potassium 0,865
Bois de hêtre 0,853
Frêne 0,745
If. 0,807
Boisd*orme 0,800
gommier , . 0,755
Bois d*oranger 0,705
Sapin Jaune 0,657
Glace 0,950
Tilleul 0,604
Bois de cy|>rès 0,598
Bois de cèdre 0,561
Peuplier blanc d*Espagoe 0,539
Bois de sassafras 0,483
Peuplier ordinaire 0,583
Liège 0,340
Deneitéê de quelqueê Hquidei à 0.
idIstlUée 1,000
Mercure 15,598
Brtaw 3,966
Acide sidforiqiie 1,841
Acide nitrique. 1,317
Lait t,050
Eau de mer • • • . • 1,036
Vin de Bordeaux 0,994
Vin de Bourgogne. . • • • 0,921
Huile d*olive 0,815
Huile essentielle de térâbenthine 0,870
Alcool absolu 0,715