LIVRE IL — CHALEUR. — PREMIÈRE PARTIE
Nmm
des
•nbstaiicM.
Degré»
oentéMmauz.
Alliage, 5 atomes d*é(ain, 1 de plomb. ... 194
— 4 étain, 1 plomb 189
— 8 élain, 1 plomb 186
— 2éUtD,l plomb 196
— 1 étain, 1 plomb s 341
— 1 étain, 3 plomb 989
— 8 é(am,l bismuth SOO
— 2 étain, 1 bismuth 167,7
— 5étain,lplomb 167,7
— étain, 1 bismuth 141,3
— 1 plomb, 4étaio, 5 bismuth. . . . . . 118,9
Soufre 109
Iode 107
9 plomb, 8 étain, 5 bismuth 100
5 plomb, 8 étain, 8 bismuth 100
140. SoUdiflcatian. — Quand les liquides passent à rétat solide, on observe en général deux conditions correspondantes à celles de la fusion : premièrement , la solidification s'opère à une température fixe , qui est celle de la fusion ; secondement , tout le calorique latent, qui a été absorbé pendant la ftasion , est reproduit et dégagé pendant la solidification. Il suffit d'un thermomètre ou d*un pyromètre pour démontrer la première de ces vérités ; quant à la deuxième , nous ne pourrons indiquer comment on la constate par Texpérience que quand nous donnerons les moyens de mesurer les quantités de calorique latent. On sait cependant, et celte observation a été faite en 1794 par Fahrenheit, on sait que , dans certaines circonstances, Teau pure peut être amenée Jusqu'à 10 ou 19^ au-dessous du zéro, sans se congeler ; c'est une sorte d'exception qui se présente dans quelques autres liquides. Ce phénomène , qui a lieu quelquefois à Tair libre, se manifeste plus sûrement quand la surface du liquide ne supporte plus qa'une foible pression produite par de Tair ou de la vapeur; aussi, pour l'observer, il convient d'enfermer le liquide dans des tubes que l'on scelle après y avoir fait le vide, on de le placer sous le récipient de la machine pneumatique et ensuite de refroidir graduellement , en évitant, autant qu'il est possible, toute espèce d'agitation. Alors, après un certain degré de refroidissement, 11 suffit d'imprimer au liquide quelque secousse légère, on de jeter dans sa masse quelques fragments d'un corps solide quelconque , pour déterminer à l'instant une solidification plus ou moins complète. En même temps, le thermomètre, qui indiquait l'abaissement de température , s'élève subitement et remonte quelquefois Jusqu'au terme naturel du changement d'état du corps. La rapidité de la solidification qui a eu lieu dans ces circonstances, et Tascension du thermomètre, sont deux phénomènes faciles à expliquer : le calorique latent des premières parties qui se congèlent se porte sur les parties voisines qui sont encore liquides; il les réchauffe, mais ne les réchauffe pas assez pour les empêcher de se congeler à (eur tour ;' de là le double effet de la prompte soUdification et du réchauffement. Les dissolutions de
Noms
des
rabttancM.
Degrés oentéainaai.
4 bismuth, 1 plomb, 1 étain. ...••• 94
Sodium 90
Potassium 58
Phosphore . 48
Acide stéarique • • • 70
Cire blanchie 68
Cire non blanchie 61
Acide margarique 55à60
Stéarine 49à48
Spermaceti 49
Acide acétique 45
Suif. 85, SS
Glace 0, e
Huile de térébenthine. — 10
Mercure — 89,0
sulfate de soude présentent des phénomènes analogues : ces dissolutions saturées à chaud laissent peu à peu déposer le sel de soude, lorsqu'elles se refroidissent à l'air libre; mais, si on les enferme dans des tubes effilés que l'on scelle à la lampe , après les avoir purgés d'air par i'ébuUilion, le refroidissement ne donne plus de précipité, et, dès que l'on brise la pointe effilée pour laisser entrer l'air, il y a précipité presque subit et élévation de la température.
Quand le retour à l'état solide se fait au degré de chaleur ordinaire, il se fait toujours lentement et sans aucune élévation de température. Par exemple, quand l'eau gèle à o , la congélation commence en général sur plusieurs points à la fois, et, sur tous ces points, les premières molécules qui se gèlent donnent leur calorique latent aux molécules voisines, qui sont parla maintenues à l'état liquide pendant quelques instants de plus. C'est pourquoi l'on aperçoit d'abord des lames minces de glaces , ou des aiguilles très-fines, ou des filaments qui se croisent de mille manières dans la masse du liquide. A une certaine distance de ces premiers filaments, il s'en forme d*aulres , et ainsi de suite, jusqu'à ce que la chaleur latente se soit peu à peu dissipée , et que le froid ait pu saisir successivement toutes les molécules liquides pour les réunir en une seule masse solide. Sans le calorique latent , la' solidification des corps se ferait en un instant. Ainsi, la rapidité de la solidification dépend de l'abondance de la chaleur qui se dégage, et de la facilité avec laquelle elle peut se dissiper.
Une même substance liquide peut prendre , en se solidifiant, des aspects et des propriétés très-différentee. Quand le phénomène se produit lentement et sans trouble, il arrive ordinairement que la substance se cristallise et qu'elle prend la plus grande densité dont elle soit susceptible. Au contraire, quand le refrokUssemeot est prompt, ou quand 'U masse liquide est agitée de quelque manière, les molécules n'ont pas le temps de se grouper et de s'arranger, elles se précipitent brusquement et forment un solide dont toutes les parties intérieures sont dans un état plus ou moins forcé. Nous verrons, en parlant des adians moléculaire$ , les phé-