SECTION II. - CHAP. II. — VAPEURS
nomènes singuliers que présentent sous ce point de ?ue le soufre, le phosphore, le verre et plusieurs autres corps, lorsqu'ils sont subitement refroidis à partir d*une température un peu haute, et surtout lorsqu'ils sont fèrcés à une brusque solidification. Cependant , que la solidification soit lente ou rapide, la plupart des corps diminuent de volume à Tinstant de ce passage. Toutle monde sait que Teau éprouve un e£Pet contraire, qu'elle |Bgmente de volume en se congelant ; et M. Ermann a observé un phénomène analogue dans Talliage de quatre parties de bismuth, une de plomb et uned'étain : cet alliage singulier se dilate en se congelant, et il a un maximum de densité à l'état solide , vers 44 degrés.
On doit à M. Rudberg des observations très-intéressantes sur la solification de divers alliages métalliques de plomb et d'étain, d'étain et de bismuth, d'étain et de iinc»de zinc et de bismuth {jénn. de Physiq. et de Ckim.y i. 48 , p. 958 ). Par exemple , lorsque l'alliage binaire de plomb et d'étain est formé d'un atome de plomb et de trois atomes d'étain , Il se solidifie à environ 187*; mais, s'il est formé en d'autres proportions. Il présente deux points de solidification : l'un fixe; à 187* : l'autre mobile, d'autant plus élevé au-dessus de 187* qu'a y a un plus grand excès de plomb ou d'étain au-dessus de la proportion précitée d'un atome de plomb pour trois d'étain. Il en résulte évidemment qu'il se ferme alors deux alliages difi^rents, qui restent mélangés Jusqu'à ce que le refroidissement en opère la séparation. Les autres alliages métalliques présentent des phénomènes analogues.