LIVRE n. — CHALEUR. — PREMIÈRE PARTIE
que la eolonne de mercure te précipite à — 10 , — 30, — 80« , et , au bout de quelques inttaots , tout le mercure de la boule est congelé.
Le froid qui se fait sentir sur la main lorsqu^oo y laisse tomber quelques gouttes d*UD liquide yolatil, et en général le froid qu^on observe à la surfiace des corps humides, sont de^ phénomènes résultant de la même cause.
Les alcaraaoê, dont on se sert en Espagne et ailleurs pour rafraîchir Teau et les boissons spiritueuses , sont des vases poreux qui oflfrent à Tévaporalion une grande surface humide. Le liquide intérieur s*inftltre à travers les parois; il s*évapore promptement dans un air un peu agité, et celte action se renouvelant sans cesse, le vase et le liquide qu*il oonlient sont maintenus par là à une température de 10,15 ou 30* au-dessous de la température ambiante.
Par une raison semblable , les plantes doivent être en général à une température plus basse que celle de Tair ,
car leurs tissus extérieurs font plus ou moias Vidàet d*alcaraxas.
La transpiration abondante, et Texhalation qniie fait sans cesse à la surface des corps vivants, sont pareillement une cause de refiroidissement : nous verrom plus loin , en parlant de la chaleur animale; que le siag des animaux à sang chaud a une température fixe, fà ne peut s*él€ver ni s*abalsser sans les plus graves ineosvénients, et qui ne peut varier de quelques degrés laaf que la mort sVusuive. Pour Thomme, quel que soit le climat qu*il habite, cette température fixe est de 17^. Ainsi, sous la xone torride, où Pair s*élève souvcotà des températures de 50<», les hommes vivent dans cette atmosphère brûlante, sans participer à sa teapératare: raclivilé de la transpiration est sans cesse proportioBnée à Ténergie de la chaleur, et ces causes contraires te balancent avec tant d'harmonie que le sang d^na nègre reste à peu près à 57« comme le sang d*un Lapon.