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nota m€€ÊUirtWMki Jmqa^àu Jaoïie paille , à Torange lèoeé, au Ueo et à la couleur d*eau, etc., eo la retirant après chaque degré de recuit , pour raiounter à taluratiOB , et lui faire faire 100 otcUIations doot •B oiMtrre la durée. U est éfideut que let diTertet iotcsàtéi magnéllqwet de cette lame seront entre elles en raison inverse des carrés des temps obsenrés. Cest ainsi qae Ton arrive à constater par rexpérienee : 1* que les lames qui ont reçu la trempe la plus dure sont douées de la plus grande force coerdtive , et prennent par conséquent la plus grande intensité magnétique lorsqtt*on les aimante avec des barreaux assez puissants; S* que les lames recuites au bleu des ressorts , en mémo à la oouleur d*eau , conservent asseï de force coercitive pour prendre une grande intensité magnétique. Or , racler trempé dur étant cassant comme du verre, U y a toqjours de Tavantage à recuire les aignUlei Jusqu'au bleu , puisqu'on ne perd que peu de ciMat en intensité magnétique , et que Ton évite ainsi topa les accidents qui pourraient provenir d'une rup- Inre on de quelques changements de forme.
Il faut cependant remarquer que licier ne se compoHe pê» to^Joars comme nous venons de le dire : U prend inévitablement des points eonsélorsqn'ils est trempé dur; d'autres fols « il ne le maximum d'intensité magnétique qu'après été recuit Jusqu'au rouge sombre ou mèmejusfn'M ronge.
lia. Jn/hêênoe de la chUeur êur U maçnétiêww. — Noos avons d^à dit qu'un ainmnt artificiel ou nachauié Jusqu'au rouge Monc , perd compléteson magnétisme, de telle sorte qu'il n'est plus , tprH le refroidisseasent , qu'un corps inerte , sans force diraclrioe et sans force magnétique : cette observation est ftori ancienne , elle avait été faite par Gilbert. Mais, en perdant ainsi leurs fluides libres , ces corps ne perdent pà» la propriété de redevenir magnétiques lorsqu'on les aimante de nouveau par les procédés que nous n^ona fait cminaltre ; seulement , leur force coércftive est changée, celle des aimants naturels est diminnée sans qu'on puisse la reproduire, et celle des aimanla artiiciels est détruite jusqu'à ce qu'eUe ait été rilalilla par une nouvelle trempe.
Cotio recomposition du magnétisme , par l'influence de In chaleur, ne se fftit pas subitement à la tempéra- ; elle se fait graduellement à mesure que la s'élève. Pour s'en assurer, on prend un niaaanté, dont on observe la force en complu durée d'un certain nombre d'oscillations ; puis «a le ferle saceessivement à divers degrés de chaleur, et « h chaque fois , on le laisse refroidir pour observer êe n— vsau son intensité magnétique : toutes ces inten* ailée forment une série décroissante, depuis le point de déport Jusqu'à la pins haute température à laquelle MaarrivOé
lf« KnpIRer, qui a fMt de nombreuses observations amr «e eoîetf explique d'une manière ntIsfUsante tous
les résultats qu'il a obtenus, en supposant que chaque degré d'élévation de température augmente de la même quantité la durée d'un même nombre d'oscillations. Par exemple, de 0 à 50» R., chaque degré de température augaaente d'une demi-seconde la durée de SOO oscillations d'une aiguille qui fait , à 10* , 500 oscilla* tiens en 784'',5. Mais les expériences ne comprennent pas encore Jusqu'à présent une asseï grande étendue de l'échelle thermométrique pour qu'on puisse appliquer cette lot avec une entière confiance.
M. Kupffer a aussi remarqué qu'il faut un temps très-long pour qu'une température donnée achève sur un barreau toute la recomposition qu'elle est capable de produire. Par exemple , une aiguille qui a été plongée à plusieurs reprises dans l'eau bouillante,* où elle restait lO' à chaque fois , n'a perdu qu'à la sixième im* mersion tout le magnétisme qu'elle pouvait perdre : d'abord , elle ne mettait que 578" à faire 900 oscillations; après la 1>« immersion, elle mettait 087",5; après la 9«, 643; après la 5«, 645; après la 4«, 647 ; après la 5«, 656,5 ; après la 6«, 653 ; et aussi 659 après la 7».
Toici un autre^ effet de la chaleur, auquel on n'a pas foit asseï d'attention : à la température du rouge cerise, les aimants , l'acier et le for, perdent non-seulement le magnétisme libre qu'Us peuvent posséder, mais Je plus ils deviennent incapables d'en recevoir la moindre trace; pendant tout le temps qu'Hs sont soumis à cette température, ils paraissent comme du bois ou de la pierre , tout à fait insensibles à l'action décomposante àe$ plus forts barreaux. Ainsi, les aimants , l'acier et le for ont une limiie magnéiique, et cette limite se trouve à peu près vers la température du rouge cerise.
Quelques analogies assex remarquables entre les distances des atooMS des corps et leurs propriétés magnétiques m'avaient conduit à penser que la limite magnétique des différents corps devait se trouver à des températures très-diflérentes , et J'ai , en effet , démontré par l'expérience :
l"" Que le cobalt ne cesse jamais d'être magnétique, ou plutôt que sa limite magnétique est à une température plus haute que le rouge blanc le plus éclatant ;
T Que le chrOme a sa limite magnétique un peu au-dessous de la température rouge sombre;
S"" Qne le nikel a sa limite magnétique vers 850* , à peu près à la température de la fusion du xinc;
4* Enfin , que le manganèse a sa limite magnétique à la température de 96 à SS"" aunlessous de 0*.
Les expériences sur les cinq corps simples magnétiques le manganèse, le nikel, le chrême, le for et le cobalt, semblent prouver:
fo Que la chaleur n'agit sur le magnétisme que par la distance plus ou moins grande qu'elle détermine entre les atomes des corps ;
T Qne toutes les substances deviendraient magnétiques si INm pouvait, par une action quelconque ,
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LITRE m ^ MiMOItTlBHI ET tUKTKKXtÉ.
rappmeber Umn atoBtt à «dé distance contenaMa. Yoilà, à pra prè6« tout ee qo« mms eoniiaitions Jumu*à présent des influences de la chaleur stirles fluides magnétiques ; li faat espérer qu'un Si beau et si faste si^et de recherches ne sera pas lanstamps négligé, et que bientôt on en p«arra faire sortir quelque découverte fondamentale.
187. Des oauêes qui peuvni aUmanUr U$ atf6- ^anoêê magnétiqueê. — Nous venons de voir que la chaleur est une cause très-efficace pour déterminer la recomposition du magnétisme libre « mais elle est tout à fait impuissante pour déterminer la séparation des fluides ) du moins , il a été impossible jusqu'à ce Jour d*obtenir par la chaleur la moindre trace d*almantation, même dans les corps ou Téquilibre magnétique est le plus facile à rompre. Ainsi « le ougnétisme èl la chaleur sont des agents naturels qui paraissent n*avoir aucune prise directe Tun sur Tautre*
La lumière ne parait pas plus efficace que la chaleur pour déterminer une séparation des fluides magnétiques. Il est vrai que quelques observateurs, et particulièrement M. Morichini, ont cru^ reconnaître un pouvohr magnétisant dans les rayons solaires s nais i*ai apporté beaucoup de soins à répéter ces expériences sans découvrir aucune action sensible ; MM. Reiss et Moser n*ont pas été plus heureux, (^nfi. d» Chim* êi d9 PAr«.»t.4S,p.g04.)
U n'en est pas de même de rélectrieité , elle agit sur le magnétisme avec une puissance remarquable. G*est la découverte de cette action qui a ftiit naître Vilêetromagnétiime, branche nouvelle de la science que nous devons étudier après rélectrieité i et qui a re§u en peu d'années dUmmenses développements.
188. Des aimanté artiflcielê ei naturels. — Nous avons d^à dit qu'on appelle en général aimants naturels les substances qui sont aimantées au sortir du sein de la terre , et aimants artificiels toutes les substances dans lesquelles nous parvenons 4 par nos procédés , à fixer du magnétisme. Un aimant naturel « chauffé au rouge , et réaimanté après celte opération , serait un véritable aimant artificiel. £n donnant les procédés d'aimantation et les moyens de changer et augmenter la force coercitive , nous avons donc donné les méthodes d'après lesquelles les aimants doivent être composés ; nous n'avons plus à présent qu'à faire connaître comment on peut les conserver, et comment on peut les assembler pour augmenter leur pdissance.
Les aiguilles « les lames et les barreaux de tottte espèce , sont dtê aiaaants d'une seule pièce i qui étant, une lois aimantés à saturation, conservent très-bien leur magnétisme : cependant, les lames et les barreaux pouvant être disposés de différentes manières à l'égard de la force terrestre 4 cette force peut, dans des circonstances favorables, déterminer une recomposition partielles des fluides. Par exemple , dans nos climats p un barreau qui serait tenu verticalement, son pdle boréal en bas, éprouverait une diminution BUgaétiqttei
el si , dans cette position , Il recevait ^uéiqUéi ûmm quelques coups de marteau, il pourrait en pett de (eispi être réduit à une force très-faflile eu niêiie péwÊnéu p6ies contraires. (Test pour éttipècber ces reeetaped* lions que Ton emploie les siiiN«iiires. Ou #)rtië(le es généi'al armur9ê ou atmatureê dM plêéês de fef éMa qui Sont mises en contact avec les aimants pottr iMiS'tenir leur activité par la décomposition losgiéti^ qu'elles éprouvent. Pour armer des barreatil, oilei dtsfMise parallèlenient dans leurs bottes, éetMoiêM que les pôles contraires se coirespondent ,ét,siiiden extrémités , on sjoute transversalement deai priMMi quadrangulaires de fer doux qui complètent le ^sfsllé* logramme. Chacune de ces pièces de fer devMit siod un aimant qui réagit sur les barreaux pmtf y ikf Ici fluides décomposés.
Les aiguilles qui sont en activité UepeUvsntpsM recevoir d'armature, mais die n'en ont pés M0I1 puisqu'elles se tournent sans cesse pour obéir I ta llret qui les soUicitei c'est cette tûrtê éX^mèm ^M sert d'armature.
Les fUiêCêauë mm§né$(fU0i sont des meMiies de plusieurs lames dont les araaaturesiiifMtbess* coup plus de soin. U flgui« U9 représente «itesseM construit d'après les méthodee de CoulOBb t il leès*posede 16 lames redangulairef, disposéessiS sosdMi de chacune g lames. Les lames de la couche lupériMft et celles de la couche inférieure sont plus eeMtMH i pouces et demi ou g pouces que celtei de là osidie DM^renne; ce qui donne à chaque extréidlé «a retrait de 18 ou 18 lignes. Toutes ces lames , qui sont éa ride pareilles dans leurs dimensions , s'ajustent daoi lei pièces de 1er f, qui servent d'armature) uu Usa «csi* vre c& les retient à chaque bout ci les presM de ut nière que le système entier soit parftiitement hniisbilt Ces grands faisceaux sont deatlnés à être disi Isrtqu'on s'en sert pour aimanter | on construit, sur IM mêmes principes, des faisceaux glissants qui dot asi moindre longueur et qui ne se ct»mposentqaetfitM 9 lames.
La figure 346 représente un aimant en /èr-è^ktmli c'est un assemblage de plusieurs lames 4ui ioatiam^ diatement superposées. Après les avoir trempéiif« les recuit , et on les dresse de manière qu'dlss paUittt s'appliquer exactement l'une sur l'autre ; dèat fil ^ et 1/, en fer ou en cuivre, les retiennent dam cstn position. Ces lames sont aimantées séparéoMM Avwl d'être assemblées : pour Cela , on lès met en priss, au deux bouU , avec les pôles contmires de deux poiMidi barreaux, et, en partant du milieu ou du somaet di la courbure, on fait , par la méthode de la deuMs toi* che , autant de frictions qu'il est nécessaire. Vnsaaeid iifs' sert à suspendre l'aimant, et une pièce de ftfésss PI/ f qu'on appelle /e portant ou lé coMIMi nitete** Jours en prise avec les deux pôles contraires 0 été. Itf porUnt n'a en général que le tiers del'^MdsiNi'^^ l'aimant, et il est légèrement atroirfi sur sa SiHlMséi
SECTION II. i-» ÉLECTftfClTfi. — ^ CRkP. I.
Mntaef , de felte sortt qoH tie tooeba IViimant que par oiw Mate ligna. Les almanU bien ftiiU peutent sou* tenir, au moyen du portant « Jttiqu*! 10 ou È9 fois leur polda.
Les arttatHret dee aimanta natiirels lont repréaeii^ léct dana les igorea S47 et 948 : les partiea /, r tdnt lea ùMê de l*armature, et les pBHMpfP^ en sont les pfêdê. OH donne aui ailes Une largeur égale à eelie de rainant , et une épaisseur d'entirou une ligne) lesdi- ■enaknM dèa pieds dépendent de la fbrce de i*aimant , et ee ifHi <|ue par dei essaii sueeessifi que l*on peut arrfter à la fbrme et I la grandeur la plui eontenable.
ta a «bser? é surles aimants naturels un phénomène dont il n*existe aucune explieatiOH ptaiisible : c*est la fiMê$ê9 qtà'Wi éprobfént lorsqu*on les êurcharge. Supposons qu'un aimant puisse porter 90 kilogrammes aaacs faeilement : si on le ebarge de ces 90 Ulogrammes^ et que chaque jour on f i^oute un petit poids , on pourra graduellement augmenter la charge, au point de la porter à SO , ou peut-être a 40 kilogramtnes. Haii^ dia fue le contaet se détache , entraîné par Peieei du
poida , Il est impossible de te faire reprendre : falnlant ne yeul plus mordre, et il faut reyenir I une ebarge moindre que les 90 kilogrammes du point de départ pour que Taimant la puisse porter; cependant, avec des précautions et du temps, on partiendra à le nourrir de nouveau et à lui rendre sa première vigueur.
Lorsqu'au lieu d*aimanter des aiguillM ou des prismes, on aimante des lames trës-iarges et peu épaiises, Il est facile d'y varier la distribution magnéUqnè d'une infinité de manières t en prenant , par exemple , des plaques de tOle d'acier de 8 ou 10 poucei ean^ et de 1 ligne ou demi-ilgne d'épaisseur « et| en trafant sttr leur surfaeeavec un aimant asse< fort dea figures que^ conques, on peut rendre ces figures apparentés en répandant de la fine limaille de fer avec un tamis sur la face aimantée de la plaque. M. de laldat a publié un mémoire intéressant aur ce sujet ( Jnn. ato PHjtm, $$ Oê Chim., u 49, pag. 88). Le figures deviennent pi (is saillantes aur les plaques éCamées , et ^ pour les faire dlaparaltre^ il sofllt de ehaufier Jasqifa la fUsiofl dt lltalBé
DEUXIÈME SECTION
n L«tfLlQTRi€lTtf.