CHAP. I. — ACTIONS ÉLECTRIQUES
Lorsqu'on veut éprouver un corps , on Tapproche de la balle , et s'il ne peut pas l'attirer à lui d'une quantité sensible , on est assuré' qu'il n'a point d'électricité, ou plutôt qu'il n'en peut avoir qu'une très-faible charge.
Uaiguille électrique (Fig. 2) est un autre électroscope un peu plus sensible que le pendule : elle se compose d'un fil de cuivre, terminé par deux boules métalliques b elb' ^ qui doivent être creuses pour être plus légères ; au milieu de la longueur du fil est une chape en acier ou en agate, que l'on pose sur un pivot. Une trèsfaible action électrique suffit pour mettre l'aiguille en mouvement.
là' électroscope de Coulomb (Fig. 4) est l'appareil le plus fusible et le plus délicat pour indiquer la présence des forces électriques. On le construit avec un fil de cocon /*, une aiguille de gomme laque gg^ ^ et un petit cercle de clinquant e. Le fil est fixé au treuil ^, qui sert à l'enrouler ou à le dérouler pour élever ou abaisser l'aiguille. Une cage de verre Pi/ préserve l'aiguille des agitations de l'air , elle porte une circonférence divisée dit , et un couvercle ce' percé d'une ouverture o : c'est par cette ouverture que Ton fait descendre lentement les corps électrisés qui doivent attirer l'extrémité de l'aiguille pour la faire tom*ner, à moins toutefois qu'ils ne soient assez puissants pour agir du dehors à travers l'épaisseur du verre.
Au moyen de ces appareils , on peut facilement soumettre à l'épreuve tous les corps, et voir s'ils sont tous capables de prendre de l'électricité par le frottement. L'expérience en est curieuse , par l'extrême variété des résultats qu'elle donne : on trouve en effet que la gomme laque et la résine , l'ambre , le soufire et le verre sont des corps éminemment électriques ; qu'il en est de même du diamant, de la topaze, de Témeraude et de la plupart des pierres précieuses ; que la terre cuite , le bois et le charbon donnent rarement des signes d'attraction, même quand ils ont été frottés longtemps et à plusieurs reprises; enfin ^ que les métaux, et d'autres corps encore, ne prennent jamais la moindre apparence attractive, quelque soin que Ton apporte à répéter ou à arier les frictions. Voilà donc tous les corps de la nature séparés en deux grandes classes : ceux qui prennent de Télectri* cité par le frottement, que l'on appelle idio^électriqmÊS ; et oevx qui n'en prennent pas, que l'on appelle anélectriques.
452 LI\'RE m. — MAGNÉTISME ET ÉLECTRICITÉ.