‹ Éléments de physique expérimentale et de métédrologieChapitre 131 sur 231 · Des corps eondoeteors «t des eorps bob eondaetcvn · texte numérisé non relu

Des corps eondoeteors «t des eorps bob eondaetcvn

— Si les coq)s anéleciriqiies ne prennent pas d'ëlectricitë quand on les frotte, ils peuvent cependant en prendre d'une autre manière. C'est Gray, physicien anglais, qui fit cette découverte en 1727. Gray, après avoir électrisé un tube de verre ouvert par Jes deux bouts , voulut voir s'il obtiendrait les mêmes résultats en fermant le tube avec un bouchon de liège ; car, à cette époque, la science était encore si peu avancée, que l'on essayait de tout au hasard ; on n'avait rien pour se conduire , pas même un système. Or, en faisant l'expérience, Gray s'aperçut avec un grand étonnement que le bouchon lui-même était devenu électrique, tandis qu'il ne l'est jamais lorsqu'on le frotte directement. Une tige de métal, plantée dans le bouchon, devint électrique comme lui; une tige plus longue le devint pareillement, et rhabile observateur ne se lassait pas de répéter des expériences aussi curieuses. Voyant qu'il ne pouvait pas, dans son cabinet, ajuster au bouchon des tiges assez longues , il imagine de monter au premier étage, et de suspendre à son tube électrique un fil de métal qui descende jusqu'au sol ; il frotte le tube, et un de ses amis présente des corps légers à l'extrémité du fil : chose surprenante ! les corps légers y sont vivement attirés. On répète l'expérience au second et au troisième étage, et toujours avec le même succès. Donc, le métal a la propriété de transmettre réle(*tri(!ité ; et, puisqu'il la transmet instantanément , il faut que rélectricité soit une espèce de fluide qui passe du verre au métal et qui se répande instantanément sur toute sa surface. Cette propriété se manifeste dans tous les corps anélectriques, et on rcxprimc en disant que tous ces corps sont conducteurs de l'électricité. Au contraire, les corps idio-électriques sont non conducteurs y c'est-à-dire que l'électricité ne se répand jamais sur leurs surfaces ; car , en frottant un tube de verre à l'une de ses extrémités seulement , son autre extrémité ne donne aucun signe d'attraction.

Cette vérité fondamentale peut être démontrée avec la ma» chine électrique ^ que nous prendrons seulement comme moyen d'avoir de l'électricité : on fait communiquer avec elle un long fil de métal, soutenu par des fils de soie ou par des tubes de iferre^ et, dès qu'on tourne la machine, on reconnaît aisément : 1® qu'il est électrisé dans toute so» étendue, quelle que soit sa

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