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CHAP. I. — COMMUNICATION DE L'ÉLECTKIGITÉ. 4M

distance plus grande, se fait sentir jusqu'à la poitrine, et produit un ébranlement dans tout le corps. Alors on est averti qu'il n'est pas prudent de recevoir des étincelles plus fortes. Pendant ce temps-là , la personne isolée qui communique à la macliine ressent à peu près les mêmes secousses que la personne qui rapproche pour en tii-er des étincelles.

Soit que le partage de Télectricité se fasse au contact ou à distance, entre des corps bons conducteurs, il se fait toujours en raison des surfaces. Ainsi, pour qu'un corps électrisé donne toute son électricité, il faut le mettre en conununication avec une très-grande surface, par exemple, avec les murs ou le ^Amp*^ cher de T appartement , car les murs communiquent eux-ménm avec le sol ou la surface de la terre , que Ton appelle le réservoir commun. En effet, une boule de cuivre, isolée à Textrémité d'un manche de verre, ne tire des conducteurs de la machine que de trèn-ftiibles étincelles ; tandis qu'elle tire les plus fortes étinoeUes, et décharge complètement les conducteurs, lorsqu'elle conmiiiinqlufi-^tttt sol par une chaîne conductrice (Fig. 32).

De eéî^jfUii^ n'est pas brûlé par la lumière électrique , il n'en résulte pas que ce soit une lumière sans chaleur : en effet, nous verrons par les expériences suivantes que, dans beaucoup de cas, l'électricité agit comme le feu, et qu'elle devient souvent un ngent chimique des plus puissants.

Une bougie qui vient d'être éteinte se rallume à l'instant lorsqu'on tire ime étincelle à travers la mèche encore chaude.

L'étincelle peut enflammer l'éther et même l'alcool ; ces lir quides sont dans un petit vase de métal, que l'on approche d'un corps électrisé, de manière que l'étincelle parte à la surface du liquide : le corps électrisé peut être une personne isolée communiquant avec la machine.

Le pistolet de Volta est représenté (Fig. 8) : c'est un petit vase de métal qui se ferme par un bouchon de liège; un fil de cuivre, terminé par deux petites boules A, b\ passe du dedans au dehors sans toucher les parois, et, pour cela, on le mastique avec de la cire dans un tube de verre tt! ; l'étincelle qui entre par ce fil doit passer de la boule b' à la paroi opposée, en traversant le gaz qui remplit le pistolet. Si ce gaz est détonant, s'il est, par exemple, un mélange d'hydrogène et d'air, ou mieux encore d'hydrogène et d'oxygène, dans les proportions

qui font l'eau , l'étincelle détermine l'action chimique , la détonation a lieu , le bouchon est lancé au loin , et de l'eau est formée.

Les eudiomètres à eau ou à mercure, dont on se sert avec tant d'avantage pour l'analyse des gaz , sont disposés pour recevoir^ rétincelle électrique, à peu près comme le pistolet de Yolta. Suivant la nature des gaz que ces appareils contiennent, il faut une étincelle plus ou moins forte pour déterminer la combinaison : il importe donc de faire franchir à Télectricité un espace assez grand ; les petites boules doivent être distantes au moins de 5 ou 6 millimètres. L^étincelle se donne avec Télectrophore (215).

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