CHAP. VI. — ÉLECTRICITÉ PAR LA CHALEUR
quable entre le fluide électrique des tourmaline^ et le fluide ma* gnétique des aimants.
n était nécessaire d'énoncer ces deux lois générales de la distribution des fluides dans les tourmalines, pour comprendre les conditions du développement de l'électricité et les singularités qu'elles présentent.
3* Pour chaque tourmaline, il y a deux limites de température entre lesquelles sont compris tous les phénomènes électriques ; au-dessus de la limite supérieure et au-dessous de la limite inférieure, la tourmaline se comporte comme les autres corps, et ne manifeste plus à! électricité polaire. Ces limites paraissent être souvent 10» et 150*; elles sont en général peu différentes pour les tourmalines de même dimension, mais elles varient avec la longuem*.
4® Entre ces limites, quand on chauffe une tourmaline régulièrement, c'est-à-dire, de manière qu'elle éprouve à peu près les mêmes accroissements de chaleur sur tous les points de sa sur» face, ses pôles électriques commencent à paraître, le vitré à un bout, le résineux à l'autre, et ils restent ainsi durant tout le temps que la température change et s^élèt^e,
6® Une tourmaline ayant ses pôles par échauffement, si on la refroidit régulièrement, ses pôles disparaissent un instant pour reparaître ensiiite ; mais, en changeant de position, le vitré prenant la place du résineux et çice versa^ et ces pôles, par refroi^dissement^ inverses des premiers, se maintiennent pendant tout le temps que la température change et s'abaisse,
6' La vertu polaire semble dépendre du changement de température, de telle sorte qu'à une température donnée, une tourmaline peut se présenter dans trois états différents, savoir : à l'état naturel, si elle a été maintenue longtemps à celte température; avec ses pôles par échauffement, si elle y arrive en s'échau09yit; avec ses pôles par refroidissement, si elle y arrive en se rinlbidissant.
7* Haûy a quelquefois remarqué un renversement des pôles pendant l'élévation de température, et un renversement contraire pendant le refroidissement : ce phénomène, qui ne se produit pas toujours, pourrait dépendre d^une différence de température entre les couches de la surface et les couches centrales.
8* Une tourmaline, chauffée ou refroidie par une de ses ex^ I. 33
Mi UnE DL — HAONSnSKE ET ÉLECTRICHC
tréaAés seolemoit, paraît, pendant qoelçies instantat, ne poca^ der qu'une seule électricité dans toute sa longueur; mais, coauDe oo Toit toujours les deux électricités se développer en même taoi^ dans tous les autres phénomènes électriques, quels qu'ils soient, U est naturel de supposer que dans ce cas, exceptionnel en appa» rence, les deux fluides s*y trouvent encore, inégalement distribués dans la longueur ou dans Tépaisseur de la tourmaline, et par conséquent inégalement perceptibles.
Pour vérifier toutes ces lots de Télectricité de la tourmaline, quelques observateurs, comme Priestley, la faisaient chauffer et refroidir pendant qu'elle était suspendue à un fil, et Haùj la posait sur un petit appareil représenté (Pl . 16, Fie. 34).
n existe un grand nomln^ de cristaux qui offrent des proprié-^ tés électriques analogues à celles de la tourmaline.