‹ Éléments de physique expérimentale et de métédrologieChapitre 188 sur 231 · AefloB dn eonranC sur plnsieiirs dissolntions. — J'em · texte numérisé non relu

AefloB dn eonranC sur plnsieiirs dissolntions. — J'em

670 LITRE m. — HAG5ËTISIE £T fiLECTRICITS.

pniDte à TouTrage récent de M. Becquerel {Tr€Uté de Phj 1844, t. n, p. 330) les expériences relatives i ce genre d's

«t Pour bien connaître , dît-il , Faction d*iin courant qi verse successiTcment plusieurs dissolutions, on opère de la m suivante :

« On prend trois capsules de porcelaine oommnniqua] semble au moyen de tubes de verre remplis d^argile In Flacons dans les deux vases extrêmes de Teau, et dans a milieu une solution de chlorure de sodium; en faisant oo niquer les deux dernières, chacune avec Tun des pôles d^u de trente couples, aussitôt le chlore se montre au pôle po Talcali au pôle négatif. La décompo^tion a eu lieu, bien i lames décomposantes ne soient pas en contact immédiat t solution saline. On aurait obtenu le même efTet si la soluti été placée dans les capsules extrêmes, et que la capsule < lieu n'eût renfermé que de Teau. Le transport des élémen fectue avec une telle énergie, que souvent ib traversent d lieux, dans lesquels se trouvent des corps qui ont pour ei grande affinité sans s^ arrêter. Si dans la capsule posil met (le Teau pure , dans celle du milieu une solution d*a niaque , et dans la capsule négative une solution de sull potasse, la potasse reste dans cette capsule , et Tacide est porté dans la capsule négative, l)icn qu'il ait traversé une tien d'ammoniaque avecî laquelle cependant il a beaucoup fini té. II n'en est plus ainsi lorsque Tacridc ou Talcali rencc sur leur passage un coi'ps avec lequel ils peuvent former un posé insoluble , et quand la pile n'a pas assez d'énergie vaincre les affinités qui unissent les éléments de ce dernier ce cas, la combinaison s'effectue, et le corps primitiv transporté cesse de faire partie du circuit; et c'est précisén qui arrive quand la capsule du milieu renferme un sel à b baryte, et la capsule négative une solution d'un sulfate. I sulfurique, en traversant la solution barytique, décompose et forme un sulfate de baryte qui se précipite. La loi qu( annonçons est générale ; toutefois il ne faut pas oublier ( précipité ne se forme que lorsque la pile ne fournit pas un c assez intense pour séparer les éléments du composé ins< Quelques exemples feront coiuiaître les conditions néce pour que les décompositions s'cfTccluent. Prenons deux tu

CtfAP. Yll. — ACTION DU COURANT. C7f

verre fermes avec de TargAe très-pure k leur extrémité mférieure, afin que la solution mise dans chacun d'eux ne puisse s'échapper, et plongeons-les à moitié dans un vase rempli d'eau; lé premier tube, plein d'une dissolution de nitrate de cuivre, communique avec le pôle positif d'une part; le second, rempli d^eau addulée, est en communication semblable avec le pôle négatif, Feau seule est décomposée; le nitrate de cuivre ne Test pas; parce que l'oxyde de cuivre ne trouve pas sur son passage, pour se rendre sur la lame négative, des éléments avec lesquels il puisse former des composés solubles. Avec une pilé plus énergique que celle qui servît alors qu'on fit cette expérience, le nitrate de Cuivre aurait été décomposé. En substituant un nitrate alcalin au nitrate de cuivre, la. décomposition s'exécute très-facilement. Si l'on verse dans le tube négatif une solution de sulfate de cuivre, et dans le tube positif une solution de nitrate de potassé, l'eau est décomposée et l'acide nitrique est mis à nu. En se rendant dans le tube négatif, la potasse réagit sur le sulfate de cuivre, chasse une partie de l'oxyde de cuivre qui est réduit par l'action combinée du courant et de Thydrogétie provenant de la décomposition de l'eau, et forme un double sulfate de cuivre et de potasse qui, en raison de son peu de solubilité , cristallise bientôt sur les parois du tube. Tant qu'il reste du sulfate de enivre à décomposer, et qu'il y a une quantité suffisante de nitrate de potasse dans le tube positif, l'acide sulfiirique n'est pas transporté dans celui-ci. Nous avons parlé de ces phénomènes dans la théorie des décompositions.

» Si dans le tube positif on met une solution de nitrate de potasse dont l'aiple intermédiaire soit humectée, et dans le tube négatif un mélange à parties égales d'une solution de nitrate et une autre de sulfate de cuivre, ces deux sels seront décomposés, mais successivement et à des époques assez éloignées. Il y a réduction de cuivre sur la lame négative ; il passe de la potasse dans le tube négatif; elle s'y combine avec une portion de l'acide sulfiirique. L'acide nitrique devient libre dans le tube positif, et aucun réactif ne peut y faire reconnaître la présence de l'acide sulfurique libre ; ce qui démontre que le nitrate de potasse d'une part, celui de cuivre de l'autre, ont été décomposés avec transport de leurs éléments à leurs pôles respectifs , tandis que le sulfate de cuivre , par les actions combinées du courant

672 LIVRE III. — MAGNÉnSME ET ËLECTRICITË.

et de la potasse, a été ^[alement décomposé , mais sans transport de Tacide au pôle positif, parce qu'il 5*est formé ua double sulfate, comme précédemment.

« Nous n'avons plus qu*à indiquer une autre circonstance importante quand on opère avec des courants de faible inteoâté. Supposons de Teau dans le tube positif, et dans le tube n^tif un sulfate alcalin et Tarcdle humectée d*une solution de niinte de potasse, le sulfate est décomposé; en traversant l'aide, Tacide sulfuriqiie réagit sur le nitrate de potasse , chasse Tadde nitrique dans le tube positif, tandis que Tacide sulfîiTÎque se combine avec la potasse. Ces effets n^ont lieu que lorsque k courant a une force peu intense. Ces observations doivent être prises en considération par toutes les personnes qui veulent s'occuper sérieusement de Tétude de rélectro-chimie. »

Il est vrai que ces expériences sont admises comme parfûlement exactes ; mais je suis porté à croire que Ton n'a pas asseï fait attention au principe qu'elles établissent; savoir, que le» éléments séparés par l'action électrique peuvent recevoir un mouvement de translation à de grandes distances ; principe qui, à mon avis , ne s'accorde aucunement avec l'ensemble des bits bien constatés. Mes expériences établissent au contraire que jamais un tel transport n*a lieu , mais que , soit par l'inégale puissance des pôles , soit par la formation des pôles multiplet , il se produit dans les liquides intermédiaires des corps composés qui constituent une sorte de chaîne continue dont les anneaux sont incessamment défaits et refaits, et c'est par ces décomposition» et recompositions successives que les éléments sont transportés, comme dans les décompositions ordinaires. Ainsi, loin de s'étonner qu'un alcali traverse un acide , ou réciproquement , il faudrait s'étonner au contraire qu'un acide traversât un coq» pour lequel il n'aurait pas d'affinité, puisque, d'après la théorie que j'indique ici, et que je développerai dans un autre travail, c'est précisément et exclusivement par la combinaison que le transport peut avoir lieu , et non pas , comme on l'a admis jusqu'à présent, par une espèce de mouvement mécanique de translation.

Un appareil très-commode pour ce genre d'expériences est représenté (Pl. 23, Fie. 5); il se compose d'équerres de bois, dont les côtés égaux ont environ 10 ou 12 centimètres de Ion-

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