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CHAP. VII. — DE L'OZONE

tine au point de croisement quand Texpérience a été prolongée pendant environ une demi-heure.

Cet appareil a donné cependant d'autres résultats curieux : quand le tube contient de Tair au lieu d* oxygène on voit fHromp» tement les vapeurs rutilantes du gaz nitreux formé par le passage de rétincelle; quand le tube contient S volumes d*bydrogène et 1 vohmie d'azote avee un papier réactif, on ne tarde pas à voir le papier accuser la présence de Tammoniaque ; on produit de même Tacide sulfurîque anhydre avec le gaz sulfureux et Toxygène.

La formation du gaz nîtreux me semble remarquable en ce qu'elle a lieu sans rintorvention de l'oxygène ozone.

Il parait donc que Télectricité modifie les affinités chimiques de diverses manières :

1* En déterminant la combinaison brusque et totale dans cei*^ tains mélanges détonants;

2* En déterminant k désunion de certains composés et l'union partidle et progressive de œrtaints éléments, mis en présence;

3* En donnant à Toxygène une aptitude particulière à fiure des combinaisons ; aptitude qu^il prend et qu^l cronserve sans être en présence des éléments sur lesquels il doit agir. Ce qui constitue Toxygène oconé.

De plus, il importe de remarquer que M. Scfaœnbein est par* venu à (aire, sans l'intervention directe de l'électricité, deFoxygène ozone jouissant de toutes les propriétés de cehri qui a subi l'influence électrique; il obtient ce résultat en laissant pendant quelque temps Toxygène ou l'air en contact avec du phosphore humide à la température de M ou 25^. U est certain du moins que cette action chimique donne à Vair ou k l'oxygène, l'odeur caractéristique de l'ozone, la propriété d'agir rapidement sur lé papier amidonné et imprégné d'un peu d'iodtire de potassium, et la propriété d'oxyder le mercure et l'argent. On pouirait aujourd'hui déterminer la propoftion d'oxygène qui est ainsi trans* formée et les principales circonstances qui peuvent Taugmenter on la diminuer; on pourrait vérifier pareillement si l'oxygène modifié par l'éledricilé possède comme Toxygène modifié par le phosphore la propriété de repasser à Féut d*oxygène ordinaire par le simple contact du charbon, sans qu*il y ait d'action cWmiqne en jeu.

5 5. Diverses applications de rétectricité poltaïque,

513. Plusieurs physiciens avaient remarqué quVn réviTifiant les métaux par l'action du courant électrique, comme nous FaTons ti dans ce qui précède, on obtient des dépotsd^apparenc» et de constitution moléculaire très-diflférentes. Quelquefois le métal se présente sous la forme d'une poudre noire incohérente, .semblahle à la plus 6ne poussière de charbon, ou plutôt de noir de fumée,* d^autres fois, c'est une poudre qui a bien quelque chose de métallique, mais qui ne montre cependant aucune cohésion; d*au* très fois enfin, il se présente sous sa forme ordinaire, avec $a couleur, son éclat, sa ténacité et toutes ses autres propriétés; Tarbre de Saturne en est un exemple. L'invention de la pile de Daniell, par les dépots de cuivre qu'elle donne sans cesse, a en l'avantage de mettre en quelque sorte, chaque jour, ce pliénomène sous les yeux des physiciens. M. Spencer eu Angleterre, ri M. Jacohi en Russie, sont les premiers qui aient eu Tlieureuse idée de rol>ser\'er avec attention, pendant les années 1837 et 1838, et ils ont l'un et Tautre saisi avec habileté le germe des nombreuses applications qu'il pouvait oflrir aux arts. En se dé» posant, sous certaines conditions, le cuivre prend avec une étonnante exactitude la forme des corps qui le recoiTcnt; il ie moule sur eux avec autant, avec plus de fidélité que la cire la plus propre à recueillir des empreintes ; et cependant il prend et conserve toutes ses propriétés métalliques, et surtout sa dureté et sa malléal)ilité. C'est ce fait qui est devenu fécond et qui a donné naissance a l'art nouveau de la galvanoplastique*

Je dois ajouter ici que je partage Tavis de ceux qui adopteiit cette expression pour désigner d'une manièi^ générale tous U^ dépots faits au moyen de rélectricité, et qui prennent la forme de Télec-trode ou du coips qui les reçoit; ce qui n'empêche aucunement que Tou n'emploie d'autres expressions plus restreintes pour dc'signer des dépots qui se distinguent par leur destination ou par leurs caractères. Dans cette manière de voir la galvanoplastique comprc^nd : la galvanoplastique proprement dite, qui se rapporte aux ^tatues, aux bas-reliefs, aux médailles, etc.; la gahanotjrpiv ou Vclectrotypie^ qui se rapporte aux clichés, aux planches gravées, et en général à tous les objets qui sont destinés à transporter leurs empreintes sur d'autres coips, par la

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