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CHAP. VII. — DORURE AU TREMPÉ

on ajoute 18 litres d*eau et 9 kilogrammes de carbonate de potasse, et Ton fait bouillir pendant deux heures. II parait qu par cette ébullition le bichlorure d*or se thmsforme en protochlorure.

C'est dans la dissolution ainsi préparée et bouillante qu'il fau plonger les pièces, en les agitant doucement jusqu'à ce qu'elles soient convenablement dorées, ce qui n'exige que quelques instants; on les lave ensuite à grande eau, et immédiatement les sèche à la sciure de bois chaude.

Dans cette opération, le chlore change de base, il passe sur le cuivre pour former du chlorure de cuivre qui se dissout, tandis que l'or libre s'attache à la surface du cuivre dont il prend la place. Le dépôt est adhérent, et il n'est pas à craindre, à ce qu'il paraît, qu'il prenne une épaisseur trop grande. Il résulte des expériences de d'Arcet, que le poids d'or déposé par décimètre carré de surface varie de 30 à 40 milligrammes ; sur la même étendue, la dorure au mercure varie de 50 à 250 milligrammes.

Borare galvanique. — C'est à M. de La Rive que l'on doit d'avoir, dans ces derniers temps, rappelé l'attention des physiciens et des chimistes sur les avantages que l'on pouvait tirer des courants électriques pour l'art de la dorure. Les indications qu'il avait données ont été successivement modifiées et perfectionnées : il y a, à cet égard, un conflit de priorité entre les brevets de MM. Ëlkington, de Ruolz et Boquillon, sur plusieurs conditions qui paraissent indispensables au succès des expériences. Sans entrer ici dans aucune discussion des titres que les inventeurs divers peuvent avoir à des exploitations industrielles privilégiées, je vais indiquer en peu de mots le procédé tel qu'il est employé en ce moment dans quelques ateliers. On mélange des dissolutions de chlorure d^or et de cyanure de potassium, dans des proportions qui ne sont point restreintes entre des limites très^troites; ce mélange peut être plus ou moins concentré et plus ou moins chaud ^ contre la paroi intérieure du vase qui le contient, on suspend une lame d'or qui &it fonction d'électrode soluble, et Ton procède comme pour la dorure au trempé, avec cette seule différence qu'ici les fils qui portent les pièces sont mis en rapport avec le pôle négatif d'une pile, tandis que le pôle positif communique par divers points i la lame

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d'or dont nous venons de pairlar. Dans cette opération, oomme dans celles que nous avons décrites pour le cuivre, Tintensitë du courant doit être réglée diaprés diverses conditions relatives à h température du bain, à son degré de concentration en or et même en potassium, et surtout à Télendue des pièces soumises simultanément à son action.

Ce procédé s'applique non-seulement au cuivre et au laiton, mais à Targent, au maillechort, au fer, à 1 acier 9 cependant ks conditions d'adhérence ne sont pas les mêmes pour les difFérents métaux : il parait que sur les premiers on arrive à les remplir d'une manière assez satisfaisante ; mais il est encore à craindre que les dorures du fer et de Tacier ne laissent à cet égard beiucoup à désirer.

L*argenture se fait identiquement de la même manière, en employant un bain de cyanure double d'argent et de potaaïsium.

Le cobaltage et le nickelage s'obtiennent de même par lescpr mires doubles de ces métaux.

M. Becquerel a présenté récemment à T Académie des sdenccs Comptes rendus^ mars 1844, page 449) des échantillons remarquables de métaux recouverts de couches minces de platine, de cobalt, de nickel, de palladium, d'iridium, etc. La méthode qu'il a suivie pour les obtenir est analogue à celle de la dorure au trempé, dont nous avons parlé plus haut; elle consiste à préparer une solution de double chlorure métallique et alcaUn , et à l'employer à une température comprise entre 0 et 100**. Les pièces convenablement décapées sont plongées et légèrement agitées dans le bain , puis après quelques instants , une minute à peu près , elU's sont retirées , lavées à grande eau et séchées à la sciure chaude.

Nous indiquerons , comme exemple , la préparation du chlorure double de platine. « On prend une dissolution de platine aussi neutre que possible, on verse dedans une solution concentrée de potasse pour opérer sa décomposition. On lave le précipité, d'abord avec un mélange d'alcool et d'eau, pids avec de l'alcool ordinaire pour enlever Texcédant d'alcali sans dissoudre le double chlorure , ou du inoins le mélange de double chlorure et de platinate de potasse. On a alors celui-ci parfaitement neutre , puisque sa solution dans Tenu distillée ne change pas la

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