CHAP. YH. — COLORATION PAR L'OXYDE DE PLOMB
L^opération marche rapidement; elle àxœe à peine ime ou deux minutes, et quelquefois seulement trente ou quarante secondes.
La pile que M. Becquerel préfère pour ces expériences se compose de six paires zinc et cuirre , plongées dans de Teau acidulée ayec un centième d'acide sulfurique. Le zinc est un cylindre plein et amalgamé de 10 centimètres de hauteur sur 2 ou 3 centimètres de diamètre; le cuivre est une lame de même hauteur, repliée cylindriquement autour du zinc, à la hauteur de 3 ou 4 centimètres.
Les expériences ne peuvent réussir que sur des objets dont les sur&ces sont parfaitement métalliques et exemptes de toute souillure étrangère. Pour les métaux non oxydables, comme l'or et le platine, ou le cuivre doré, etc., il suffit en général de les passer à la brosse avec une eau alcaline ; quelquefois il est nécessaire de mettre sur la brosse un peu de rouge d'Angleterre ; on les lave à grande eau pour les soumettre immédiatement à l'opération, en se gardant de les toucher avec les doigts.
Pour le cuivre et le laiton, il faut d'abord faire un dérochage; c'est-à-drre chauffer les pièces au petit rouge, et les plonger dans l'acide sulfurique étendu , marquant 1 2^ de Baume , et chauffe à 60 ou 80*; ensuite on fait un décapage^ en les pas» sant successivement dans deux autres bains, le premier d'acide azotique, le second d'un mélange de trois parties d'acide azotique, et une partie d'acide sulfurique, avec addition de sel marin ; au sortir de celui-ci , on lave les pièces à grande eau, pour les porter de suite dans le bain de coloration.
Le fer et l'acier très-poli se traitent comme l'or et le platine^ le maillechort se brosse seulement avec de la ponce très-fine ; l'argent, à moins qu'il ne soit très-poli, ne prend pas de belles couleurs, il s'oxyde trop facilement.
Aussitôt que , par les mouvements habilement combinés des âectrodes négatifs, on est parvenu à donner aux pièces les couleurs voulues, on les retire du bain colorant, pour les laver de suite et les sécher.
Dans cet état, elles ne pourraient pas cependant conserver longtemps leur éclat : M. Becquerel y remédie en les couvrant su pinceau d'un vernis préparé de la manière suivante : dans un pot vernissé on met un demi-litre d'huile de lin , de 4 à 8