‹ Éléments de physique expérimentale et de métédrologieChapitre 202 sur 231 · UVRE UL — MAGNÉTISME ET · texte numérisé non relu

UVRE UL — MAGNÉTISME ET

gi^ammes de litharge fine, 2 grammes de sulfieite de une, et l'on chaufTe à une chaleur modérée pendant pluûeurs heures. Oli iiltre pour séparer Texcès de litharge , et si Thuile est trop épaisse, Ton ajoute un peu d'essence de térébenthine, préalablement bouillie sur la litliarge.

Lorsqu'une pièce est manquée, il suffit de la passer dans Fadde acétique pour enlever la couche d'oxyde de plomb déposée, après quoi ou la prépare pour une nouvelle opération.

M. Becquerel explique ces phénomènes dans plusieurs passages de ses Mémoires, et il me semble que sa théorie peut se résumer de la manière suivante : Dans les circonstances où Tod opère, Toxyde de plomb et la potasse forment un plombate de potasse qui se décompose comme un sel ordinaire, l'oxyde <k plomb se rendant au pôle positif et la potasse au pôle n^tifj eu même temps l'eau est aussi décomposée ; l'oxygène de Feau suroxyde le plomb , et c'est le peroxyde qui en résulte qui se fixe siu le métal du pôle positif avec une complète adhérence. En couche aussi mince ce peroxyde est transparent : d'une part, il laisse voir par transmission la couleur propre du métal quil couvre; d'autre part, il agit comme lame mince, et fait voir les beUes couleurs des bulles de savon. En même temps Fliydiogène du pôle négatif est tantôt dégagé au moins eu partie, tantôt employé à réduire l'oxyde de plomb pour former sur ce pôle des lartielles de plomb métallique.

Quelquefois, au pôle positif, au lieu de la couche colorante, ou obtient un dépôt jaune non adhérent, que M. Becquerel regarde comme du peroxyde hydraté , contenant un atome d'eau.

11 paraîtrait doue que Ton n'obtient les vives couleurs dont il s'agit que sous des conditions nombreuses et assez difficiles à réaliser : il faut d'abord qu'il n'y ait aucun dégagement d'oxygène au pôle positif, c'est-à-dire que Toxygène qui résulte de la décomposition de Teau soit juste ce qu'il faut pour suroxydtr l'oxyde qui résulte de la décomposition du sel de plomb , ou qu'il y ait exactement un atome d'eau et un atome de sel décomposés; il faut ensuite que le peroxyde de plomb formé ne passe pas à 1 état d^liydrate.

Lorsque M. Becquerel veut déposer une couche caisse d'oxyde sur les métaux oxydables poiu* les rendre inaltérables, il

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