CHAP. VII. — COLORATION PAR L'OXYDE DE PLOMB. 7J
se sert encore de la dissolution précédente, mais il procède autrement. Cette dissolution est versée dans un large bocal de verre, au milieu duquel est un vase de porcelaine dégourdie et poreuse rempli d'un mélange d'eau et d'un vingtième d'acide azotique. Le pôle positif d'un élément ordinaire communique avec la pièce à couvrir qui se plonge dans la dissolution de plomb et de potasse ; le pôle négatif, qui est uu fil de platine, plonge dans la dissolution azotique, et en peu d'instants la pièce est partout recouverte d'une couche brune d'oxyde qui est très-adhérente et supporte même l'action du brunissoir.
Les dépôts de peroxyde de fer se font d'une manière analogue, seulement le protoxyde de fer est dissous dans l'ammoniaque; pour cela, on précipite par l'ammoniaque ime dissolution de protosulfate de fer privée d'air, et l'on ajoute assez d*ammoniaque pour redissoudre le protoxyde précipité; c'est cette dissolution ammoniacale qui remplace la dissolution de potasse de l'expérience précédente. Du reste, on procède de la même manière. Cependant l'on ne pourrait pas traiter par cette méthode tous les métaux oxydables : M. Becquerel n'a pas réussi avec le cuivre ni avec le cuivre doré ou argenté, mais il a réussi d'une manière satisfaisante avec le fer et l'acier. La couche'de peroxyde de fer déposée a pu très-bien supporter l'action du brunissoir.
Ces essais sont intéressants, ils permettent d'espérer que l'on pourra peut-être un jour appliquer utilement les procédés galvaniques pour revêtir les métaux d'oxydes métalliques trèsadhérents et à peu près inaltérables.
718 uns m. — MAGRfinnB et ttLEGTRICnÉ.