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CHAP. I. — DILATATION DES SOLIDES. MS

45 millimètres de côte, et de 12 décimètres de longueur; elle a trcûs silkms profonds et angulaires, par lesquels elle repose sur les pointes de la plaque de fonte; ainsi, elle ne peut être ni fiiussée ni oourbëe par la dilatation. Cette règle porte la lunetta fixe A, qui reste immobile dans chaque opération, mais qui peut^ suivant le besoin, être transportée en différents points de la Ion* gœur de la règle.

adb est une alidade de laiton tournant autour de Taxe ac ; elle se compose d^une bande horizontale et d'une forte nervure verticale d qui Tempéche de fléchir et de se déjeter. Cette alidade porte la lunette tnobile gj qui tourne avec elle, et dont la Ion* gueur focale est telle, que la distance du point a au point où die vise est à peu près le tiers de la longueur ab.

X et y sont deux galets qui sont liés à Textrémité b de Talidade, et qui reposent sur la règle de fer; de cette manière, Talidade est parfaitement libre dans sa dilatation et dans son mouvement de rotation.

tH^' est la division de Talidade ; cette division est tracée sur argent eu traits déliés, distants d'un demi-millimètre environ.

jr est une lunette micrométrique, portée sur une pièce qui est fixée elle-même contre Textrémité de la règle de fer.

z est la tête d'une vis micrométrique qui fait mouvoir les fils croisés de la lunette j; elle est divisée en cent parties de cha^ cune deux millimètres, et il faut 330 divisions pour déplacer les fils de -J- millimètre; on voit donc que, sans fractionner ces divisions, l'on peut estimer ^ de millimètre sur l'exlrémité b de Talidade, ce qui correspond à j^ de millimètre au point de vue de la lunette g^ parce que la longueur ab est triple de la distance du point a au point de vue de cette lunette.

r est une vis de rapjn;! qui seit à imprimer à l'alidade les mouvements convenables.

Pour employer cet appareil à la mesure des dilatations audessous de 300*, on dispose au-devant des lunettes une chaudière de cuivre (Fie. 11), montée sur son fomneau, et contenant le bain et la règle d'épreuve mn ; celle-ci est disposée sur un support de fer qui repose sut les bords de la chaudière, où sa position est réglée par des systèmes de vis k ; ses extrémités ou plutôt des repères tracés sur elle près de ses extrémités, se présentent vis-à-vis deux ouvertures latérales, correspondant aux

lunettes, et fermées avec des verres parallèles qui sont simplement presses contre la paroi de la chaudière. Pour chaque ob^ser- ▼ation, au moyen des vis k du support, on ramène le repère de l'extrémité n de la règle sous le fil de la lunette fixe A, tandis que Ton suit avec la lunette mobile g les mouvements de Textrémité /7i, en faisant mouvoir la vis de rappel r de Talidade.

On détermine ainsi , avec la lunette micrométrique / , le nombre des divisions qui ont été parcourues en passant de la température du départ à celle de l'observation, et ce nombre donne directement la dilatation de la règle soumise à l'expérience ; car on a eu soin, par une expérience préalable, en mettant un micromètre divisé en millimètres au-devant de la lunette mobile g^ de déterminer à quelle fraction de millimètre correspond Tune des divisions de F alidade.

Pour observer les dilatations dans les hautes températures, on dispose les règles sur un autre support en fer, dans un fourneau en briques, où Ton fait passer de Pair chaud ou même de la flamme. Ce fourneau porte, vis-à-vis les lunettes, de petites ouvertures que Ton ouvre à Tinstant de l'expérience, et, si la température est inférieure au rouge, on éclaire artificiellement les points sur lesquels visent les lunettes.

On conçoit combien il est facile, pendant les expériences, de garantir l'appareil des variations de température qui cliangeraient la distance de la lunette fixe au centre de rotation de la lunette mobile.

Dulong et Petit ont employé, pour déterminer la dilatation des corps solides, un autre moyen qui repose sur la dilatation absolue du mercure, dont nous parlerons tout à l'heure. Ayant ainsi déterminé la dilatation du verre et du fer, ils se sont servis pour arriver à la dilatation des autres corps, du pyromètre imaginé par Borda à l'occasion de la mesure de la méridienne. Ce pyromètre est représenté dans la figure 12 : il se compose de deux règles de métal , posées l'une sur l'autre dans toute leur longueur, et réunies d'une manière invariable à l'une de leiurs extrémités seulement. Chaque règle porte à son autre extrémité une tige de laiton qui s'élève d'abord verticalement, et se recourbe ensuite horizontalement. Les branches horizontales de ces deux pièces additionnelles peuvent glisser l'une sur l'autre, quand les deux règles s'allongent inégalement; et, sur la ligne où

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