CHAPITRE IV
De rÉledxicaé dÎMimuIée.
SS2. De la cUsaimiiUitlM 4e l*éleetrielCé , et 4e b» reeem* yoslHeB leBte et sabtte. — Concerons deux disques conducteurs a, a' (Pl. 18, Fig. 1), mis en présence et séparés par une kme non conductrioe n de verre ou de résine ; quand le disque a reçoit, par exemple, de Télectricité vitrée, et le disque a! de la lésioeuse , ces deux électricités s'attirent au travers de la lame non conductrice n, et en pressent les deux faces opposées par l'effort qu'elles font pour se 'rejoindre : on dît alors que ces électtiàtés sont dissimulées. Ex ^ en effet , quand les disques sont diargés, od peut les toucher l'un ou Tautre sans que leur fluide s'écoule dans le sol, mais il faut les toucher séparément et non pas simultanément; le fluide de celui qui est touché n'obéit pas à la force répulsive qui lui est propre , parce qu'il est attiré et retenu par le fluide de l'autre. Ainsi , les plus fortes charges électriques s'accumulent sur les disques, se .pressent sur les faces opposées de la lame non conductrice, et restent dissimulées Tune par l'antre tant que IVm n'offre d'issue dans le soL qu'à l'un des deux fluides. Supposons que les deux disques soient mathémaûquanent de même forme et de même grandeur; que la lame n soit bien-plane sur ses deux faces, et partout également épaisse; et que la machine ou la source quelconque qui donne de l'électricit^ vitrée au disque a, par le moyen du fil f, soit exactement de même force que celle qui donne de l'électricité résineuse au disque a' par le fil fi de telle sorte que tout soit symétrique de part et d'autre du plan qui passe au milieu de l'épaisseur n : alors, il est évident que les deux disques auront toujours des diargës égales, et que dans tes points symétriquement placés sur chacun d'eux, les épaisseur» ou les tensions électriques seront aussi toujours les mêmes. Gela posé, voici un principe fondamental de l'électricité dissimulée : c'est qu'après avoir donné • Tappareil une charge quelconque, et l'avoir isolé ensuite en ^ supprioiatit la coramunitibition des fils /*et f* sans les laisser tou-
486 LIT» m. -* KAUÉTlfniX IT filiECTIlICITÉ.
chei* au sol, il arrive toujours que la dissimulation est incomplète^ c'est-à-dîre qu'il n'exiâte aucun point sur les disques ni sur les fils où la tension électrique soit tout à fait nulle. Cette tension est très-grande sur les &ces intérieures / et /'*; et là , quaad les sur&œs ont assez d'étendue, les fluide» peuvent presser la lame n avec tant de force qu'ils s'ouvrent un passage au travers de sa substance et la percent pour se rejoin<h« : si cette lame est de résine ou de soufre , il se fait alors une multitude de petites fissures ioiperoeptibles; nnci»^«i elle est dti^ecM ittinet, les iiàides ne font qu'un «eul^trou, par lequel ^^e/pi^cipitent^aveecdat pour se recomposer. Sur les £ioes extéxieures ej-e!^ et sur les Sis fy f*^ la tension ëlectnipie «qui s'exsece eontre l'mt est tNS* faible ^a eompasaiaendela tenâoaintérieureÇ'inaîa^dle esâste, comme on^peut^WessuoeravecIeplaiLiTépteiupe^cm mèoeca présentant la jokiture flu doigt sncœsièiremenic à dttqoe disfie OH à chaque fil, dartm en tire de petîieSiCtîn4aeUes«vLA distemip lation ne peut pas être Qompiète^ pBfce qiwles iBuLdes «ogm- HMdéfi pourk pkisgtâiule panie ftir les fiocesdiitéfieiiees i et / . refilent encore. aéparés par TépaisGeur de la kme non ceoduotrice n, et que c'est au contact .sedkittent qu'ils f^uvent être neulraflisés en totalké rua «par riuitpe. Ainsi,' la 'ciissiBwlatioa eird^aataiit' plus pasââte* que la lame nt>n eonduotriise est pbs mince; en mèaiie tenipa, plu» k»Itme est rnivee, e^moins elle offre de ré8isiWKS& À la pmsion âedlrique. C'ektlà, eoMune nous le' verrons tout à l'heure, ceqai hmke L'aecumnlMkm «pie aoos powrons domur à l'éleetricité.
L'appsreil étant dMo^gé 'loomrae nous vtmooa ^de le idîve, Iss électricités dimirtwilées pegy tfnt ae vec&mpoM^sdiitMnéiitfaii lealenient.
' 'La reooinjfH^tionsuiitBwÇ'dâtBttÊkne de/la • manière isÉbadte: onpi«nd'pafftses«maDdK6 iaeknlBmyiinS l^mxciiateariéb' (<Fk.2), dent les deex ares en cuivre io, ed'tont ai¥>bilea -mitoordeb diamièfe^; ontouehe l'un des disqoesAYeo la boide.^, -eton appredm de Uauire disque • la t boule £' à 4 du 'fi centimètres de distance ; TtttînoaUie jaillit avec beaneoup d'éelat et de'bruit, et l'appareil est déekargé. Patr la. tensien -^ectiiqmquà estmu! point de eontaet^' mie partie du .fluide txttféewi'vépaiid sbrteutreaô- .teteur^<alocB^ le AqideTéaîneux'erftnnaitfs aaiw*qH'ilIn'ëtait,*son t ^ épaisaeur 'dimimie sur la iace i^ *et augmente- âur'lâ'fsice eiténeureVy d'eàil attire le^fluide vitréqoi'itetett A ^ eette ëllRCûoo
CHAR IV. ^ »]8SUIULAT.10Nv]^& L'fiLËGTHI€tT£. 487
£iit affluer le fluide ^tré vers b'\, il s'aoouaiiile en eeteuclirott, il diminue snr le disque a, el en même temps le fluide l'esineux , dfiyemi plus Ubre, se porte et s^'acoumule y^n la fieice extérieure de a' où il est maÎBitenant attiré; enfin, la tenàou est assez forte pours'ouTnr un passage shns'lwr» et tout le fluide se' précipite et se recompose à Tinstant.
La recon^fosUion lente offre des phénomènes cuxieux ; et montre mieux eneere le jeu des électricités dissimulées. Les £sques étant éfedrisés.tit isolés (Fig«. 3)^ deux petits penduies/i, y ooMgMwâqiMail «fyeo leurs faees estéfieures. éprouvent uueré-^ palsian^ptoduite par l-élsctncité} qui est libce sur œs fiioes; en touchant le disque a, par exemple, on en tireune petite étincelle, lependule/^retmiibe, e( lepfndule/»' seidèyeà Tinstant comme si le disque a' ^t pri»»une' charge nourelle; mais cet/aecraîsse» ment de lépulsiea Multe seulraient de fluide . sésioctix qui est d»eou' libre par kcperte-de vîtré qu « éjn-ouvée lu disque a, on toiwbuienauite le. «disque «a'^ sob pendule retombe^ et. celui de n ^•relève; on-netownerau disque a, le même .phénontène. se reproduit; et ai«si deauitei jusqu'à ce que Tappareil soit complé»
filéus.ajfooft suppiesé^que les disquesieaefvaieat de l'électrieité^ r.ua< d'une souroe résisieuse ^ et- Feutre d'une source viirée , et 91e fthaffwn d'eu» en reeoreiH des quantité^ ^^es^ mais 4e plus smufml om nem^oie qu'une seule machine : le disque a, par e%emp]e> es^jdie ea enmmumcatioa avec elle, et le disque a' en QaQUDttmetttienaireelesol;:alors€du»-ai se dxàtgepar infiuem:ej et. la Gheige'<pi'il ^eedtest toujours nM>indre que lacbarge de a. Quand les comUMmicatioB^ sont rompues ^ le pendule p est au. leposye^le pendule /»^v0rge;. mais la'perta^de Tair se «Eouvant propeiiienneUenuwtt plus grande sur le disque a, on voit son pcBMkdie fr'abaisseppeu à' peu, tandis que lependule/i' se relève,, et, TégalitA de^dir^ganee une fois*éteblie, la.perte par Tair de*- ^àfmt égale; lea deu« pendules retombent ensemble, d*a^iiant phifr lentementrqHe lair est phissec. Au lieu de deux. disques sé^ paies puF.une Jame^e verre,, on peut emptoyer^.pour les expérisnoes piNoédentes^ un «impie, eameau de vi»re sur les faces du- .quel on eottedes feiùUes d'àain, en laissant à découvert surles> boedavn^espaee que i;oa.vefniUpour augmenter son inconductibilita(Fia.4).
SS^ Bf asMi—a atnura -^ Tous les appareils dans lesquels.
488 LIVRE m. — MM»É7ïmE ET ÉLBMrrRICITÉ.
on accumule de Tëlec^Icité dissimulée se composent esiientîellement de deux lames conductrices , séparées par une lame non conductrice, et on les nomme en général des condensateurs^ parce qu'en effet le fluidiî électrique paraît se condenser en se dissimulam. Ces appareils changent d6 forme et de nom suivant les usa^s auxquels on les destine.
Ceux qui nous ont servi aux expériences précédentes (Fig; 1, 2, 3, 4) sont des condensateurs à lames de verrez,; ils sont capables d'accumuler de gprandes quantités d'électricité, mais, à cause de l'épaisseur du verre , ils ne peuvent être cbargés que par des machines , par des électrophores,' ou en général par des sources électriques d'une grande tension.
Le condensateur a taffetas (Fig. &) est composé d'un disque de bois hV revêtu d*un taffetas vernissé ti ^ et d^un plateau conducteur cd à manche isolant m. Le plateau étant mis en communication avec une source électrique, soit directement , soit au moyen de la tige à boule ^, le fluide se répand sur toute sa sur&ce, agit par influence, au travers du taffetas, sur les électricités natth telles du disque de bois qui doit communiquer au sol , et l'appareil se charge en raison de la tension de la source qui lui fournit du fluide. Ensuite, on soulève le plateau perpendiculairement pour le séparer du taffetas, et pour reconnaître, par i'éleclroscope ou par la balancç , Tespèce et la quantité de Vélectricité qui le charge. Le taffetas est moins épais que le verre, mais aussi il est moins solide ; d'où il résulte que ce condensateur prend toujours plus d'électricité que le précédent, et qu^il ne peut jamais résister à des chaiges aussi fortes : il est bon pour essayer le fluide des sources qui n'ont pas une grande tension.
Le condensateur à lames d'or (Fig, 6) n'est autre chose qu'un électroscope à lames d'or sur lequel on adapte deux plateaux métalliques, minces et bien dressés : le supérieur ce' est mobile et s'enlève par un manche isolant, l'inférieur ff est fixé à la garniture ^^' de la cloche hk'^ et la lame non conductrice qui les sépare est disposée avec beaucoup d'art et de soin. Après avoir séparé les plateaux, on les enduit successivement, avec^vn pinceau , de plusiem^ couches d'un .vernis très-liquide (orm^ psu* la dissolution de la gomme laque dans l'alcool : ce vernis sèche, et la pellicule qu'il forme est suffisante pour arrêter l'électricité,* son épaisseur n'est pas d'un dixième de millimètre. Ainsi, les plateaux sont presque en contact, et la dissimulation de l'électrictté