‹ Éléments de physique expérimentale et de météorologie (volume 2)Chapitre 115 sur 217 · CHAP. IV. — CONDENSATEURS · texte numérisé non relu

CHAP. IV. — CONDENSATEURS

est aussr complète qu'il soit possible : à eet égard , le condensateur à lames d'or est le plus parfait que Ton connaisse^ mais, les couches minces de vernis n offrant que très^peu de résistance, il ne peut supporter que les plus faibles charges. Pour les expériences délicates, il est bon de tenir ]a cloehe du condensateur enveloppée d^une cage de verre dans laquelle on dessèche Tair avec quelque corps absorbant.

Le ccuidensateur de Peltîer (Fig. 7) a aussi une grande sensibilité, et peut dans quelques circonstances remplacer avantageusement ]e prépédent^ il n'en diffère point par les plateaux , mais par l'appar^l mobile qui accuse la présence de Télectri- • cité. Ici cet appareil est renfermé sous une cage cylindrique de Terre a; il se compose de la tige courbe bcd^ isolée dans le support de bois qui porte la cage , et qui , prenant Télectricité du plateau inférieur, la conduit en &; là se trouve une aiguille de cuivre, mobile et très-légère, qui repose, par un pivot d'ader, sur une plaque, pareillement d'acier et un peu concave, fixée sur Textrémité b de la tige bcd. Pour que cette aiguille ne soit ' pas folie, mais pour qu'elle possède une faible force directrice, « on y adapte près du pivot un bout de fil d'acier très-fin et un peu aimanté. L'appareil doit être orienté , pour que la force directrice amène le disque de clinquant qui termine Taiguille de cuivre , légèrement en contact avec la tige bcd. Alors on com- « prend que le disque et la tige , chargés de la même électricité , se repoussent et déterminent un écartement dépendant de l'intensité de la charge. Un cercle divisé indique l'angle parcouru par FaiguiUe , et un cercle pareil , portant des divisions correspondantes, tracé sur la parde supérieure et plane de la cage de verre, permet de îme la lecture sans erreur de parallaxe.

Peltier avait essayé de donner encore plus de sensibilité à son appareil au moyen d'un second disque de dinquant , maintenu ^ l'état naturel , et suivant à volonté les mouvements du premier. Ce but est atteint au moyen de la tige extérieure f , qui se loeut à la main et qui fait corps avec une tige verticale passant par l'aii^ du «ocle, portant elle^jnême un bras de levier horizontal,^ l'extrémité duquel se trouve le second disque de clinquant.

Enfin , l'on peut aisément transformer cet appareil en balance de torsion.

B««VI«ttr de Besnet. •— C'est à Bennet que Ton doit les pre-

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nuers âectroseopes à feuUks d-oc. €let lobsenMaur habfle et ÎDgénieux essaya de les rendre plus aessibles enon^^ par un artifice- au moyen duquel il espérait. -doiibliN* indéinment le plus faibles cbargea électriques ; mais Cavallo si'apqpoit iMentot que des causes acâdeutelles <x»uo(Mutûeiitt iafeillâbleineat à 'produire les effets observés, et que le doubleurue-pouiraâtÎBspirer aucune confiance. L'opinion'de Cavallo.ftéleplMfiemeatsjvstîfiée; et si je donne ki le doubleur de Benuet , c-eit pour aoontier oombîen il &utél2« cHr«Q«^eclrdaii»ru4(ige dssciiiidevsatiws. Cet fl|ypereil <PL 17, Fio. 8, 9, 10, Hl^esi^uii.aDndensaieiirà XKois'pkteaux '^ le. {bateau* iikfimeur /"quâigeste îiwwrfùle.et loii-

«. jours en oooiHyuiiîcationf a^ee le»\lanifi6 dsor, pvîs mx pktem m«yen m à nancfae isolant: hfmzéaateli^ afifift le plateau^supoéeiir

. p à anneheisoIaBAt TerlîcaK On s\en.s^9ndc9bardi^Ms. 9)jsanc le» plateaux m et f^m oonttnuniifaasitaTee k stA^ et /T avec la

^ sottice ëlaetrique ; puis Fon^eiriè^e m ^jww Uéttfctaiailié dîasioulée qu'il pefiâàde, et en le>Kiet esKooMliieiiiavea p (F«q» 10), qve

. iiwL bit canamuniqvep- au aal; /a «se ^imrge mmi ife^la mène é!èGtricû;ë>que f; alocsi, mpportantr m sur /*, on fiuyt comnuiiiH quep^aTCC /* diMSKt .lai.cktt^ estpar là augmonftée et cocame dûiublée;par'eonféqtteat!»^sf»)dAaigO'dftTiiAfeigi^,.et'on.p^ ré* péter aiusi.ropératioa ji^qu a ourqoe k duutge «oîtcâuffisanle. «, HM* Dé'lB^ iMMMIflAlifl 4» i9«srtfe:*.*ea 4ba lialMaina. él«Ml- «VMw% — Uiî Yoaa: de ren» , .tevêtu à l'eattéateue d*^uBei fetéik d!or OU' d'étaâa noutantr j«aq»*ji qiidques< eenlitnàlrc» des bords, et pareîUenient rev^âtu m llintérienr^ «ou seuleoMst rtfipli de q^^t^pies.sMktfstaïK^es^QtidiieUâces,^ d'ea^vdi» grenaillea d^ plonJ), dé fiwillesi àiov ou de olinqwaut, fotsie.ee'^i^ian^ app^ va» bout^illefde Leyde (Faq; 1^)^ ouk^^Kfi^^farre.élàctêiqutf^^EiS. ld)f l»:tigfi tb «'appelle le i^uiof^^. le créais ou .l!i/i^éFMtiir'da la bout&ille, pafce*qii^'elle« sevt en- effefl à/iuettve k iaee^ îniénciiracn iacMBmuni€ation«veale«aoltou>ave<£lei»aeuncQa«éleeln9ae&; tout Fespaoe «omprîsi entre te giù\A^Ug\g*%tiV<mmaUu^'0j^mm'e^' est ¥erni arrae beaueoupide «oîa»

«PourcbargA* latbouteiUe, emtlk tient à. la mm par UpoMgt ou par Tannature extérieure) et TouiDayet le b€ulMben eoniM* nication iSiTec les conducteurs de la machine, soit au cootict, soit.plutot à une petite dîstanee« afiuMdtf Toir jaîOir une -binic d*étincelles qui se succèdent rapidement d'abord , pois qui se ralentissent de plus.en plus> et quî.mdÂqiwaift otnai. lendagré de

C8AP« XY. — BODTjeiLLE BE LETDE. 491

la dhllTge. L^ékwCncité vitrée^ des condiicteuiB passe dans la heutfiiUe, se.fépandi «sur toute la surface intérieure, et de là, agissant par isâuenoe à travers l'ëpaisseur du Terre, aie décDinpcyse le» âectôdués natuveUes de TarmatUFe extérieure , attise la résineuse , qui a^acruHUuie et se eoudense sur la paroi du Terre , et pepoaase la TÎttée^-qMi s'écoule dans le sol par la main et par le omps quî^Iui'Ofirent un passage. Ou -pourrait charger la hou** teille eu sens inverse, en tenant le crochet à la main et en présentant la patnae aux condenseurs; mais, dans tous les eas , la aMwnwmîcatoon de l'une des &ces avec le sol n'est pas moifis essenûeUe que Ja communication de 1 autre avec la machine. Quelquefois la bouteille se d^arge spontanément avec beau- 00^ d'éctet : tantôt l'étiAcelle part entré le bouton et Tarmature extérieulre , alon on peut recottUBencerla chaïf^; tantôt elle part i travers l'épaîsseur du verre, alors la boifteiUe est percée et hors service.

Qnaad la bouteille est chargée , on la psse avec précaution sur un iflolair, et on^ut la- décharger aubitanient avec IWdaa* * teur, ou lentement, en tirant alternativement de la panse* et du hiMitonune feule de petites étiucdléï.

.L'électricité i^ssimûlée ne reste fMiS' sur ks anmAir'es inîeneareet «xtérieuoe; elle les quitte pour s'attacher au verre et se presser «sur- si «iarfaoe>. C'est ce que Voa démontre au mo}»ea. de la hauteiHe à utmaênres mobiles (Fig. 14). Apnès Famr chargée et posée sur un- isoloir, oaeidàve rintarieur» qui n'^nporte avec lui que.très^peu d'âectricité^ on enlève «asuite.le ▼erre, mk laîss«ut «nr Tisoloir Tenv^loppe extérieure, qn^ ne claane pareilfenscnit «pie «de feiUes\6ignes électriques. Mai» ies deux annaditm arjtast ^ta tmchées. «t reteises à Tétat natuD?!^ si lonrsppwte le.Terreidaiisrarniatare extérieure, et Vamature inténeum ^us le verre, la bouleiUe ainsi recomposée a presque la mévie^chajEgevqa'eUettmit primitivemeat ; ce qui prouve d'une nMuûèrefirapiMme'ffae., daas la sépaiation'des pièces, ces deux éketrieités «laient matées i attachées à la surface 4u'werre : on paumât iCnciRie s'en nswirnr m élendaut une main dans l'inflé^ licur'du.ipefreyeti'atttra àTeicfeérieur, lorsqu'on vient de le dépoaiUer.de ^es ttaamtuaesi, ^ar^oA ne mapa^erait pas de reeevioir une faite^cofomotiim.

Lnfqa'oa;p9ése9te à la^houSeitte plusieuM- oonduûteurs pMr W4éeha?gei\,>Vé)eefBmité<chaîa»t toi^aurs le meiUettr. Ainsi, en

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pressant avec une main une chaîne ou fil de métal sur la panse, Qtk peut impunément , avec Vautre main , apporter au bouton Tautre extrémité de la chaîne ou du fil , la décharge passe par le métal et jamais par le corps ; cependant il est toujours bon de s^assurer d'avance qu'il n'y a pas de solution de continuité dans le métal , ou qu'il n'est pas trop mince pour laisser passer tout le fluide , car un fil excessivement fin ne suffirait pas pour détourner le coup.

On mesure la charge d'une bouteille par la distance à laquelle jaillit 'l'étincelle entre le bouton intérieur et un autre bouton communiipiant avec l'extérieur (Fig. 18). La tige tq est divisée: on l'avance doucement au moyen de la vis f^, et l'on observe la distance à laquelle l'étincelle est partie. Pour quelles .expériences ius^ent-comparatives, il faudrait que, la boule b restât là même, tous les boutons des diverses bouteilles eussent les mêmes dimensions.

Nous rapporterons maintenant diverses expériences dont on pourra facilement se rendre compte au moyen de ce qui précède.

Dans le carillon de la figure 19, l'un des timbres communique à l'extériem* de la bouteille, et l'autre à l'intérieur. La petite baDe de métal est suspendue par un fil isolant. Les oscillations sont d'autant plus rapides, que la distance des timbres'est plus petite; par un temps sec, et pour de médiocres charges, on en peut toujours compter plusieurs centaines. . Vsraignée de Franklin ^ dont nous avons déjà parlé, peut remplacer la petite balle de métal de l'expérience précédente.

Les figures de Leichtemberg semblent indiquer une différence essentielle entre les deux électricités résineuse et vitrée : on peut les obtenir avec un conducteur ordinaire oomnàuniquant à la machine , niais on les obtient plus belles et -plus régulières au moyen de la bouteille de Leyde. Pour cela , on prend une bouteille chargée , et l'on trace des figures sur un gâteau de résine très-sec : d'abord avec le bouton, qui contient, par exemple, l'électricité vitrée; et ensuite avec la panse, qui contient rélectricité résineuse. Après cela , avec im soufflet qui contient un mélange de soufre et de minium très-bien pulvérisé, on souffle siur le gâteau de résine, et l'on distingue alors les traces électriques que la bouteille a laissées sur la résine. Les traces vitrées deviennent jaunes et les résineuses deviennent rouges, parce

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que, dans la poudre mélangée , le soufre est électrisé résineuse- ' ment, et le minium Titreusement. Ces ti*aces sont très-différentes ; les jaunes sont comme hérissées en filets divergents , tandis que les rouges offrent des contours arrondis.

Le percB'^arte (Fig, 27) offre un phénomène curieux : chaque . pointe étant mise en communication avec Tune des faces de la bouteille, l'étincelle part, et la carte £st percée d'un trou f^us grand qu*un trou d'épingle ; des deux côtés , on observe autour du trou un petit boqrrelet et des filaments tirés en dehors, comme si le fluide était parti* du milieu de la carte ,pour sortir par ses deux faces. M. OErsted explique ce fait et beaucoup * d*autres analogues, en supposant que Télectricité n'éprouve pas un mouvement »de translation dans les corps , mais seulement un mouvement de vibration par lequel s'opèrent, autour de diaque molécule^ des décompositions et recompositions succe^ives. Ainsi le fluide vitré qui se présente au point a décompose les fluides natm*els des molécules qu'il rencontie , attire le résineux * avec lequel il se recoml)ine par une étincelle-, repousse le «vitré, qui va à son tour décomposer les fluides naturels des molécules suivantes, attirer le .résineux pour se r^combiner avec lui par une nouvelle étincelle , et repousser le vitré , et ainsi de suite ; de sorte qu'il y a auunt .d'étincelles que de molécules de matière pondérable. On peut rendre cette supposition sensible en faisant passer la décharge électrique par des grains de métal enfilés dans la soie, et séparés l'un de l'autre.

Nous reviendrons plus tar4 sur cette importante théorie « qui semble confirmée par tous les faits de l'électricité chimique. «

Le troii« de la carte ne se fait pas à égale distance des deux pointes; mais, dans l'air ordinaire, il se fait toujours près de la pointe résineuse, et, dans Tair raréfié sous la cloehe de la machine pneiunatique, il s'en éloigne pour se rapprocher de plus en plus de la pointe vitrée. Ce fait, constaté par M. Trémery, reste sans explication.

Pour percer le verre par la décharge électrique , gn change un peu la disposition de l'appareil, précédent, parce qu'il est alors nécessaire ^t mettre à l'extrémité de l'une des pointes une goutte d'un liquide conducteur, une goutte d'huile, par exemple, qui touche immédiatement le verre dans une étendue un peu considérable.

Le perce-iferre est représenté dans la figure 26.

40é LIYAE UL — MAdVÉTISlIE £T ÉLECmCITË.

Ouenfiâinnie les liqueurs ^ipiritueiKeft avec la bocit031»d6Lej«^ plus sài*einent.,qu'aveG rëtînceUe directe du caiidiicl«ur de la n»chine. On peut méine eafltmaier du coton roulé dans b Ijoo^ pode et dans la résine piilvénaée. .

C'est au moyen de la bouteille de Leyde qM.>r<xi\ar eaeayé d'apprécier la vitesse avec laquelle le flitéde électrique se muflaet duns les> corps. Des fil& de métal is<riés, doAt reiise«iMë forme une lieue , transmettent instantanément la décfaaiçe âeetrique. Ces expériences furent faites en France et en Angletenre^jde'1745 à 17Ô9. A cette époque, on essaya pareiOemeat la iransmiasioii de 4'électricité par Teau et par le sol sec ou fawmde. En pntaBt d'un^ point domié, un fil de métal deplusieusieeataines detloises de longueur , isolé sur des morceauK de.boîe trèsr^eo, s'en albit s'enfonça: dans le sol par son autre extrémité , apapèa avoir tr»> versé des rivières et des terrains de dificrentes natntes ; au point de départ, il était mis len communioaiîtion* aTec Tune des £ioes de la bouteille, tandis que le sol était mis en eommunkation avec Tautre faoe; les fluides ne pouvaient se joindiei quf après avoir travèi*sé toute la longueur du fil métallique et Doute retendue du soLet de Teau ,,. depuis la seconde e&tréeuté du fiLjus* qu'au lieu de l'obserratiim ; et^. malgré tant d'espace et tant d'obstacles^ la dédiai^Ct de. la.bouleiKe était instantanée, conu» si elle eût été faite par l'excitateur ordinaire. Dans un point quiconque de cette longue chaîne, on pouvait enflamnKr des liqueurs spiritueuses , et c'était alors- un spedftde fort étonoant de voir l'alcool s'enflammer par du feu qui venait de. trajiirarser une rivière.

La commotion de la bouteille de Leyde est asseft fonts poor étre dangereuse; elle passe par lea bras et la poitrine, locaqu une main tenant >kL panse de. la bouteille, l'autre en vient toudier le boutoUb ÂWrs les faibles char^s se font sentir, dans Tavant-bras seulement, les el^nges un peu plus fortes se fontsentîr an coude, et les charges plus fortes encore donnent une. vive doulouràh poitrine.. Pouv faire passerla commotion «enAre deux points donnés duQor]M, il suffit} .d'étaUin des armatures sur ces deiec points c'est-à-dire dei plaques dé métal, que ron*.£ait eçmmiiaîquer aux deux &ces de . la bottte31e«i

Lorsque' {dusieuss.peraotineft Cormentlaci&aîketense^tftBaiitpar la main, si la première touche la panse de la bouteille et la dfP* nièrele bouton,, tout le cercle reçoit instantanémeBtla.comnK>tioii.

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