‹ Éléments de physique expérimentale et de météorologie (volume 2)Chapitre 116 sur 217 · AP. IV. — BOUTEILLE DE LETDE · texte numérisé non relu

AP. IV. — BOUTEILLE DE LETDE

LespersoBnesquisontaumilîeiiépTOu^iaït un choc un peu moins vif que celle» qui touchent la bouteUle. On était, hutrefets fort curieux de savoir juscpi'où pouvait s^<écendre cette puîssanœ du choc éleocnque, et^ après l'avoir tenté sur desoerdes nombreux^ os Teisaya sur im régiment nuigé en bataille, qui fut, dk*on^ renvené d'im seul eoup»

Les btdtêfie9 éleotriquêê (Pi,. 18, Fi6. 30) scmt des réunions de plusieurs-boucles de LcydCyOu-de phisieurs jarres, dont tons les intérieurs communiquent au moyen des tiges de métal t^i^f^ et dont les extérieurs cowMnufnquent pareillement, paroe que le fond de k caissede bois^, V , sur lequel ils reposent, eet une lame de plomb. Lorsqu'on veut charger ens^nhl^plusieiffs'batrteries, on lait conaunîquer tousles intérieurs entre eux et toussr les extérieurs- »u sol ; et, pe«r juger le degré de charge, on em*ploie le petit éleott^mètre à pendule (Fi&. 15), qui s'ajuste stac le» conducteurs de \k machine. Au commencement, et pendant les premiers' tours du plnieou , le pendule est presque au repos, panse que les. batteries condensent tout le fluide <{uî se développe; nmispeu à peu le pendule s'élève, eft, par les divers Qn«gles d'écart qu'il prend, on juge des divers degrés de sa tension éfeotrique-y-eft paor conséquent des divers d^^rés de tension de Imtérieur des batteries, car telles-ci sont toujou^ dans le même rapport que les premières. L^életilromètre à engrenage (Pl. 18, FiG. 16, 17) donne des indications plus précises. La brandm mobile a est un ti;d»e très-minee de métal tennmé en bas paimne boule creuse , et en haut par un conn^e^oids, en sorte qu'elle est tnsHoncAile et oflk« toujours la même résistance; elle potte une roue dentée qui engrène avec la roue, quatre ftns plus petite^ dont est launi Taxe central sur lequel est aussi montée Taiguille; ainsi Tai^jlr'décrit par l'aiguille & sur le cadran c eft -quatre fois plus grand que l'angle d'écart.

Une batterie peut se déuharger ctMamie la bouteille de Leyde, sok lentement,: soit rapidement; mais il faut redoubler «de pvé^ caution po«r n'en pas reoevoir le choe. L'épaisseur du verre des jarres «t la tension de la machine reliant les mêmes, la force d une batterie peut ésre évaluée par l'étendue de la surface quiee charge^ cent mètres carrés condensent cent fois plus d'«leotricite qu'un lel mètre carré, et il fiant un homme fort robuste pour soutenir^ sans danger, le chœ de quelques décimètres carrés chargés par une ntachine orditudre*

4âG LIVRE III. — MAGNÉTISME ET ËLEGTRICITÉ.

' Nous allons indiquer quelques-uns des phénomènes les plus remarquables que Ton peut produii^e au moyen de ces grandes accumulations d'électricité.

Tous les corps qui reçoivent le choc sont placés entre les deux branches ^ et A de Y excitateur uniçersel^ qui est représenté dans la figure 21. L^une de ces branche communique avec rextérieur de la batterie au moyen de la chaîne c\ Tautre communique avec une chaîne c\ qui so termine à la boule isolée s. Lorsqu on Tcut luire passer Tétincelle , on prend la boule s par Textrémité de son manche isolant, on Tapproche subitement de Tintérieur de la batterie { Tétincelle part, et les fluides se recomposent dans tout le circuitiif , c\ g^ A, c.

Un fil de fer de plusieurs centimètres de longueur^ étant mis entre les branches de l'excitateur, une &ible décharge réchauffe, une forte le fait rougir, une plus forte le fait jaillir en petits globules fondus qui sont lancés au loin , et • une plus forte eB00i% le fait disparaître en vapeur. Avec une puissante machine, Van* Marum en a £ondu 15 à 20 mètres de longueur. On peut même le fondre dans Teau , au moyen de l'appareil représenté dans la figure 29; -mais la longueur fondue est toujours moindre, car dans Tinstant si court de la décharge , Feaa ptotid au fil de fer une partie notidite de sa chaleiu*.

IlAlb banda étroite de feuille d'étain , de 8 ou 10 centimètres é» longueur, est volatilisée par une batterie ordinaii^ ; la vapeur s'oxyde , et forme de longs filaments flottants dans Tair , semblables à des toiles d'araignée.

Les autres métaux peuv4S0it aussi s'échauffer, rougir, se fondre^ s'jpxyder; mais» en l^*fMptfiam de même longueur et de même diamètre, des charges égales ne produisent pas sur tous les mêmes efifeu : ceux qui sont plus mauvais Conducteurs , comme lejplaûne et le fer, éprouvent, à égaUté de dimensions, de plus grands effets de chaleur que Tor et le cuivre qui sont les meilleurs conducteurs.

. Les fils de soie dorés présentent ua {>hénomène singulier qui montre avec quelle rapidité les molécules de matière conductria' sont saisies par le choc électrique : For qui les couvre est volatilisé sans que la chaleur soit seulement capable de rompre la soie. Pour rendre cette expérience plus sensible, on appuie sur le fil une feuille de papier blanc, sur laquelle on ^oit, après le dioc, une large trace de couleur brune. Par le même moyen, on peut

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