CHAP. IV. — BATTERIES ÉLECTRIQUES
enlerer la dorure sur un livre ou sur une autre surface non conductrice, pourvu qu'elle n'ait pas trop d'étendue.
On se sert de cette propriété pour faire des empreintes élec^ triques : dcpr (Fig. 22) est une découpure en papier, à laquelle sont coUées deux bandes de feuilles d'étain /*, f : d'un côté, on la couvre d'une feuille d'or , qui touche Tétain par deux de ses bords ; de l'autre, on la couvre d'un ruban de satin blanc ; et, pour assurer le contact, on met tout ce systèmesoxy^làpreêsepp'^FiG, 23). Les deux béndes d'étain étant mises en communication avec les deux faces de la batterie, l'étincelle part, l'or se volatilise, et, par tous les yioiir^ de la découpure, sa vapeur passe sur le ruban où elle fait une empreinte de couleur brune trèsirrégulière.
Les fottes charges font une impression remarquable sur les masses métalliques. Priestley a observé qu'elles en liquéfient la surface à l'endroit où elles les traversent : si le métal est peu finible, on n'aperçoit, après le passage de l'étincelle, qu'un cercle de fusion de quelques millimètres de diamètre;. mais, s'il est très-fusible, conune le plomb, Tétain, on apeisçoit autour du cercle central jusqu'à trois anneaux de fusion, d'une largeur sen-* sible, concentriques, et séparés les uns des autres par des inter* Yalles d'environ 3 millimètres.
Quand l'étincelle passe dans un liquide, elfef.éclate et brille comme dans l'air; presque toujours le liquide est lancé de-tontes parts avec une grande force.
Elle éclate de même dans la poudré à tirer et en détermine l'explosion. L'on en peut faire l'expérience avec de petites cartouches de 4 ou 5 millimètres de diamètre, et de 40 ou 50 millimètres de longueur : deux fils de fer, traversant les bouts c^* posés de la cartouche , viennent aboutir vers, son milieu à une petite distance l'un de l'autre ; c'est en firanchissant leur intervalle que rétinoelle enflamme la poudre • ..,
En passant dans l'eau une forte décharge la projette au loin ; cette expérience se fait avec l'appareil qui est représenté d^ns la figure 25.
Ihns les gaz, l'étincelle produit une expansion si grande et si subite qu'eUe peut lancer une petite balle au moyen diï mortier électrique qui est représenté (Fie. 24). Kinnersley, qui observa le premier ce phénomène remarquable, inventa aussi un appareil pour en mesurer» l'intensité : c'est un tube de verre , fermé et armé par ses deux bouts (Fie. 28); l'étincelle part entre les deux
A9% LIYBB m. — JfA&MnOB ET fiLECTlIiOlTË.
boules 4, b'j «t ma ikpôAc qti K«lève en méine temps dm le tube latéral ttf donne 'la meBive de V^KpaosiQa. Cet appmlse nomme le thermomètre de Kinnersley.
Les mauvais icondactens 8o«t peicés ou brisés par la dédm^ d une farte batterie : mie pievre plate, de pkisieurs miffimcftcs d'épaisseur, est percée comme le verre mince; un cylindre ds bois, de 1^ <m 12 centimètres de diamètre, peut être fendaca éclats par une liéckarge cpi passe dm» le sens des fibres.
 la surface de quelques substances Tétinoelle laisse «ne traiaée lumineuse qui fartlle pendant plusieurs secondes, et quelqueCw pendant plus 'd*iwe mmute : cette espèce de phosphorescence est rouge ou -ridacée sur la •craie'; eDe est v«rdâtre but le saoc, sur certains spailhs cristaUisés et «or le grès de FontaineMesn.
Il ne fiuit pas des batteries tuès-fortes pour tuer ifes oîseaai, des lapkis, et mâme des anâDNntx -de plus grande taille ; iktonbent subitement^ «t rohsenramon matomique n'a pu décoorrir jusqu'à ce jour «quels orgnnes sent blessés : cependant, par k$ oenYidsions qu'ils éprouvent quand le «hoc est trop ^Bible pour les foudroyer, en pent juger «qne 4e «ysbème nerveux eât riolenment attaque.
225. M. Knochenhauer a fait des vechercbes tpè»-élendiin snr les lois d'^qnès lesquelles la déeharge des bauteries se éy tribne dans plnsieurs conductevrs qui peuvent sinHdtanémestho ofifrir passage, sur les quantités de ohideur qui «sont développées dans ces conducteurs divers , «et snr les eSets •d'indaction q« se manifestent. Las vésukalB amoqnds il est parvenu sont trop cqbih plexes, et our •qnelques points peut-Atve trop oontedtalAes, pcior que je puisse ies vésunoer ici ; mais 3 m'a waAAé ulëe dTtndifMr quelquesHuns des appnreils doot il m fidt usage.
P^ou^ «ppceoier les quamîses d'âeodâcité qui conetituest b charge d'une batterie , M. Knocheiduner en isole l'annafine extérieure, et ne la fut eonmmniquer au sol que par TîmenBédiaijre «d'mœ bouteille <de Lejfide gindnée (Fig. 18); il admetqse la charge de la batterie est proportionnelle au nombre des déduuqges spontanées <pi ^se «ont produites dans la bouieîMe de Leyde; ce qui suppose qu'entre deux décfaairges suocesnves, il n'y ait aucone conunumcaikm électriqoe entre le bouton de f srmature ^extérieure et loelui de l'arantuie intérieure , et il eft ^ cramdre qu'ai n'<en soit pas ainsi, n)éme ^dans Toir sec et sous la pnesiion oidînaîre.
€1AP. Vf. — BAfTElUSS fiLECTWQIfii, 4M
U emploie eaûsuito deux aiRee» appomk, k dichargmw (FiG. 33), et le toMomè^s (Fia. 34). Le premier ae cMopiMtt de deux colonnes isolanta^fr, Mmm^raém 4e deits boule» de oaôn», portant Tune une tige a, Fautre une vis tj tenMnée» Fme et rautre par des sphères égales c eid^ qui peiMreoi; ètct SNaesà des dfetances Tariables par le n»au¥eiiMnt ^e la vis : TiaBie est mise en communics^don avec ramatuie extérieure, et la ayecTarmature intérieure de la batterie. Le second, le I se compose pareillement de deux colonnes isolantes terminées par les supports de deux sphères égales j: et 7. La colonne cjui porte la sphère x est portée sur un patin métallique qui se meut avec précision dans deux coulisses , au moyen de la yis p; on peut ainsi apprécier très-exactement la distance à laquelle se trouvent les deux sphères xet jr.
Maintenant, pour étudier le passage du courant électrique, les expériences se disposent comme l'indiquent les figures 36,37,38. Sur ces figures, c et d représentent les sphères du déchargeur; X et j, celles du tonomètre ; ci est le conducteur interposé entre c et l'armature intérieure / de la batterie ; ne est le conducteur interposé enti-e 7 et Tarmature extérieure e.
Dans la figm*e 36 , on yoit que le courant peut prendre un double chemin ; il peut passer par le chemin continu dmOte^ ou par le chemin interrompu dmxyn ; alors on cherche, pour chaque distance des sphères c et c/,' quelle doit être la distance xj, pour que rétincelle se manifeste en même temps dans le déchargeur entre c et </, et dans le tonomètre entre x et j; les distances relatives dépendent elles-mêmes des longueurs de fil interposées de c en 2, de n en ^, et de la longueur mtn.
Dans la figure 37 , à partir du point m se présentent trois chemins , savoir, mtn , ml!n , et toujoui*s le chemin interrompu
Enfin, dans la figure 38, les conducteurs sont arrangés encora autrement : entre les points f et/? il j a deux conducteurs con«tinus, pmt^ prt, auxquels on donne des longueurs ou desréâstances relatives très-différentes , toujours en réglant la distance des sphères du tonomètre, pour que Tétincelle paraisse en même temps dans le tonomètre et dans le déchargeur.
La figure 35 représente l'espèce de thermomètre dont M. Knochenhauer s'est servi, pour apprécier la chaleur développée par le courant des batteries dans des circonstances don-
nées. C'est un cylindre de Terre rempli d^air, dont la partie infétieare communique avec un tube thermométrique contenant de Talcool, tandis que la partie supérieure est fermée par une plaque de métal, dans laquelle passent avec isolement deux conducteurs auxqueb on attache un fil fin de platine , qui est échauffé par le courant; la température qu'il donne à Tair du réserroir cylindrique est accusée par le mouvement de la colonm> d*aIcool.