‹ Éléments de physique expérimentale et de météorologie (volume 2)Chapitre 120 sur 217 · Hoiivemeals prodalla par me dée«mp«sllloa iattaa · texte numérisé non relu

Hoiivemeals prodalla par me dée«mp«sllloa iattaa

CHAP. V. — HOirV^ENT DES CORPS ËLECTAISÉS. 509

Usée. — Concevons une sphère conductrice, de cuivre par exemple, communiquant au sol par un fil très-fin , et posée sur un plan non conducteur indéfini, ou elle n'est retenue que, par son poids ; imaginons qu'au-dessus d*elle, à une certaine distance, on dispose un corps capable de recevoir ou de conserver les plus fortes charges électriques. Il est évident que , si la sphère est très-petite , elle sera emportée par l'attraction qu'elle éprouve , et viendra de bas en haut , malgré son poids , se précipiter sur le corps qui la sollicite par influence. Mais il est évident aussi que, son diamètre et son poids augmentant, il arrivera une certaine limite où la puissance électrique sera tout à fait insuffisante pour la soulever : l'étincelle partira entre elle et le corps électrisé qui la sollicite sans qu'elle en reçoive le moindre mouvement , à peu près comme l'étincelle part des conducteurs de la machine sans qu'ils soient entraînés et aiTachés de leurs supports.

Cependant, on observe des effets de la foudre qui semblent contraires à ce principe : on a vu souvent de grandes masses transportées à plusieurs centaines de pas , et surtout des pièces de métal arrachées de leurs scellements par un effort équivalant à plusieurs milliers de kilogranunes. Ces phénomènes me paraissent dépendre d'une différence dans la décomposition des fluides naturels par des actions lentes, ou par des actions -subites. Dans le premier cas, la conductibilité suffit au déplacement des fluides, et ils ont le temps de se transporter et de s'arranger à la surface, où ils exercent contre l'air une pression qui est bientôt capable de le repousser; dans le second cas, tous les atomes de la masse éprouvent, simultanément et subitement, une décomposition de leurs fluides naturels ; ils sont saisis avec tant de violence, que l'arrangement voulu par les lois de l'équilibre n'a pas le temps de s'accomplir, et les masses sont ainsi entraînées par des forces incomparablement plus grandes que celles qui pourraient trouver leur point d'appui contre l'air.

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