CHAPITRE II
De Taction des couraDts sur les aimants.
242. Déeoaverte de réiertro-mmgiiétisme. — En 1820, Œrsted , professeur à Copenhague , fit la découverte fondamentale qui a donné naissance à Vélectro^tnagnctisme ; on savait déjà que dans certaines circonstances les puissantes décharges électriques peuvent affecter Taiguille aimantée ; on avadt obsenré, par exemple, sur des vaisseaux frappés de la foudre, que les aiguilles de boussole perdaient la propriété de marquer la route du bâtiment. Plusieurs physiciens, parmi lesquels on peut citer Franklin, Beccaria, Wilson et Cavallo, avaient essayé de reproduire ces phénomènes par la décharge d'une bouteille de Ley(te ou par celle d'une grande batterie, et ils étaient en eflFet parvenus à modifier le magnétisme des aiguilles très-petites , soit ea les mettant dans le circuit de l'explosion, soit en les exposant simplement à quelque distance de Fétincelle ; mais ces expériences n'ayant pu produire aucun phénomène régulier, on se contenta d'admettre que te choc électrique agissait alors comme le choc du marteau; et le sujet fiitjibandonné. Un peu plus tard on fit, avec Télectricité de la pile, quelques nouveaux essais qni ne furent pas plus heureux.
Enfin, Œrsted trouva le moyen de faire agh* rélectricité siir le magnétisme d'une manière sûre et permanente. Le mode d'action une fois découvert et défini avec précision, les phénomène» fondamentaux se présentèrent d^eux-mémes à Œrsted ; une inH mense carrière fut ouverte aux savants de tous les pays, et jamais peut être on ne vit, dans une si coiu*te période, la science s'ennchir de tant de vérités nouvelles.
Pour que les fluides électriques agissent sur le magnétisme, il suffit d'une seul<^ condition -: il* suffit qu'ils soient en motive* ment. " '
En eflFet, un fil cou^ctcur étant %*aver5é par le courant de fa pile, si on en approche une aiguille aimantée, librement suspendue, on la voit qui se dévie de sa-position, et qui ftiit une foole