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CHAP. VI. — PROPRIÉTÉ DES COURANTS, 6H

fils de 1 mètre qui composeat le circuit. Il résulte des principes précédents que les valeurs de n seront différentes dans c^îs différents cas, mais elles seront toujours assez petites pour être négligées; k aura une valeur constante égale à 20^ et^ prendra des valeurs qui seroat successivement 1, 2, 3, etc., 10. La déri- Talion se fait successivement aux extrémités des fils dont les secdons sont 1, 2, 3, etc., 10; ainsi, le courant dérivé aura desiiir tensités décroissantes qui seront :

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C'est en effet ce que Texpérience confirme , je l'ai vérifié directement pour des sections qui étaient entre elles comme 1 est à 5 : mais, quand le rapport des sections était plus grand, il aurait fallu faire un trop grand nombre de tours sur le cadre du multiplicateur avec le fil du courant dérivé , et alors je comparais son intensité à celle d'un courant thermo-électrique produit par un autre appareil, et dont Tintensité était par exemple -^ ^" ^ de celle du courant principal.

Ainsi, dans un circuit thermo-électrique composé de fils de différentes sections, la force élémentaire du courant est la même dans tons les points; et cependant lorsqu'on prend des intervalles égaux sur ces différents fils, les courants dérivés que Ton en tire ont des intensités différentes qui sont à peu près en raison inverse des sections des fils dans l'intervalle de dérivation. Cette loi s^applique exactement aux courants qui traversent des fils hétérogènes ; mais alors il ne suffit plus de considérer les sections , n faut considérer aussi la conductibilité , en remarquant qn'un fil d'une certaine substance , ayant ime section / et une conductibilité c\ produit exactement le même effet qu'un fil

d'une autre substance ayant une section — et une conductyû-

lité c', tellement que si la conductibilité c' est égale à ^, la seclion da premier fil devra être double de celle du second pour produire le même effet. C'est ce qui a aussi été vérifié par l'expérience sur la plupart des substances qui peuvent être aisément réduites en fil« On obtient, par exemple , le même résultat en dérivant aux extrémités d'un fil de cuivre de 1 mètre et de 4 dixièmes de mîUîmètre de diamètre, et aux extrémités d'un fil

rie platine de 40 millimètres et de 182 millièmes de milltmètrtde diamètre.

Ainsi, sons la condition que Ton puisse négliger s par rapport à Ap y Ton peut conclure en dernier résultat que rintensité dn courant doriTe est en raison directe de rintervalle de dérivation, en raison inverse de la section du fil dans cet intervalle , et eii raison inverse de sa conductibilité.

Dérivations ainitlples. — Lorsque, après avoir fait une première dérivation. Ton vient en faire une seconde dans une autre portion du circuit, il est facile de trouver les intensités du courant principal définitif, et celles des deux courants partiels et des deux courants dérivés. Ce sont ces dérivations, faites à côté les unes des autres, par des fils différents, dans différentes portions du circuit primitif, que nous appelons dérivations mu/tiples.Jfoa^ ne nous arrêterons pas à développer les formules générales qui expriment alors les intensités des différents points du circuit, elles se déduisent aisément de ce qui précède.

279. Théorie da malUpUcatenr «ppliqvé a« eovraat tkcr* ■io-éleetrlqae. — Les lois précédentes conduisent aussi à déte^ miner la disposition qu'il convient de donner au multiplicateur pour qu'il ait la plus grande sensibilité possible. Quelques exem* pies suffiront pour faire comprendre à cet égard les principes généraux, et pour montrer que la construction du multiplicateur est tout à fait subordonnée au reste du circuit auquel il doit s'appliquer.

1° S'il s'agit d'appliquer un muldplicateur à un éircuit qui doive avoir par lui-même une grande longueur, il est nécessaire de donner au multiplicateur un grand nombre de tours, et de le composer avec un fil qui ne soit pas très^gros. Supposons, en effet, que le circuit soit, par exemple, équivalent à 100 mètre» d'un fil de cuivre de ~j de millimètre d'épaisseur, en ajoutant à ce circuit un multiplicateur composé avec 100 mètres du même fil, l'intensité du courant est seulement réduite à moitié, et arec ces 100 mètres on pourra faire sur le cadre un grand nombre de tours qui seront très-rapprochés, et qui agiront sur les aiguilles avec une grande efficacité. Si Ton ne donne au fil du multiplicateur que 10 mètres de longueur, Tintensité du ooiu^nt est le» 77 de l'intensité primitive ; elle se trouve par conséquent moi» i*éduite que dans le cas précédent; mais aussi, arec 10 mètres on fera 10 fois moins de tours qu'avec 100 mètres, et il est êvi-

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